samedi, 04 juillet 2009

Le retour?

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Mais que fait Mirontaine? elle s'est perdue en Normandie?
Non ... non... elle a une nouvelle parenthèse qui s'ouvre dans sa vie, celle d'un autre combat, par pudeur elle n'en parlera pas .
L'opération s'est bien passée, le protocole de soins va débuter.
Puisse ma PAL m'aider à gravir cette montagne.
Je reviens vite mettre à l'honneur le swap jeunesse reçue de la part de Stephie, publier mon billet pour babelio et puis tant d'autres choses encore.
La vie apprend la patience, les rires de mon fils apportent force et dynamisme .
Merci pour vos mails et messages de soutien.
Cette parenthèse sera remplie de lectures, j'en suis certaine.
A très vite.

vendredi, 22 mai 2009

Blog en pause

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(Yumiyumi)
Prendre la route.
Partir quelques jours chez des amis avant le bal de lundi!
Retrouver la mer, le grand air, savoir profiter des bons moments lorsqu'ils sont présents...
Prendre du bon temps tout simplement!

mercredi, 20 mai 2009

Je l'aimais...

Gavalda 001.JPGDéposer mon fils à l'école. Se rendre au cinéma seule. J'aime beaucoup les séances de ciné en solitaire. Observer les gens qui m'entourent. Ont-ils lu le livre? Le monsieur va-t-il s'endormir? Le jeune couple s'éclipsera avant la fin de la séance...
Retrouver Chloé et ses filles, Pierre et Mathilde, Françoise...Tous ces personnages d'Anna Gavalda découverts quelques années auparavant,pelotonnée dans le divan d'un petit appartement.
J'ai beaucoup aimé la mise en  scène, le rôle de Pierre magnifiquement interprêté par
Daniel Auteuil. 
Le désespoir de Chloé sublimé et magnifié.
L'émouvante confidence de Pierre m'a emportée.
Les escapades,les vols, les silences...
"On biaise, on s'arrange, on  a  notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier.On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. Il y a les courageux et puis ceux qui s'accomodent. C'est tellement moins fatigant de s'accomoder..."
Film réalisé par Zabou Breitman.
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La femme à venir de Christian bobin

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Albe a deux mois. Son père vend des assurances et peint des tableaux. Sa mère est une fugueuse.
Albe a dix ans, on vit ses émotions, ses joies, les absences ou les silences des êtres aimés, le père, la mère, le chat, un cheval noir.
A dix-sept ans, la joie attendue, le sourire contraint, la petite moue autour du sanglot.
Christian Bobin entonne quatre chansons , quatre périodes de la vie d'Albe dans une écriture poétique et bouleversante, un style concis et juste. La parole est retenue. Les confidences sont données par bribes, sa vie est chuchotée et on la suit jusqu'au phare breton...
Une belle existence de mots et de papier...
Merci Christian Bobin.
Je garde toujours des livres de cet auteur en attente, j'aime cette idée qu'il me reste toujours un "Bobin" à lire .
"Vers la mort, très chère nous allons. Tous.En dansant ou en boîtant,en riant ou en geignant, peu importe puisque c'est là que nous allons." C. B.

mardi, 19 mai 2009

La Dame blanche Christian Bobin

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Lire La dame blanche c'est découvrir l'âme en exil de cette poétesse américaine du 19 ème siècle. Christian Bobin se fait le double silencieux de la poétesse et nous propose une biographie tout en délicatesse. J'admire son esthétique de la brièveté, comme celle de la poésie d'Emily, tout en quatrains. Une parenté d'âmes semble relier Bobin et Dickinson. La pensée de l'un épouse la blancheur éclatante de l'autre.
Blanche et silencieuse, absorbée tout entière par ses passions jardinières et poétiques, Emily Dickinson ne sort jamais de son bourg d'Amherst dans le Massachussets. Elle écrit en silence des poèmes qui ne seront jamais publiés de son vivant. Elle vit en recluse, porte du blanc depuis la disparition de son père Edouard, entourée par sa mère meurtrie par les désillusions et Austin son frère tant aimé. On retrouve son double faible et sensible en la personne de son neveu Gilbert.
Christian Bobin se fait "orfèvre des mots" pour évoquer "la secrétaire des anges", "la sainte du banal".
Ce texte est magnifique.
Je relis en parallèle les quatrains d'Emily Dickinson...
"La poésie peut être une affaire vitale, l'apothéose de toutes lucidités, l'arrachement du bandeau que la vie met sur les yeux des vivants pour qu'ils n' aient pas trop peur à cet instant dernier qu'est chaque instant passant."
Christian Bobin.

Humeur du jour...

 Merci pour vos pensées. Cette journée fut moins colorée que ne l'était mon bento.Elle ouvre un nouveau bal d'examens. L'ennui c'est que je n'ai plus envie de danser.
Je préfère lire pour oublier ce bal. Pourtant le prince Eric* est très charmant...Il est très diplômé mais semble fort ennuyé par la vilaine orpheline. Il lit lui aussi pour trouver une nouvelle poudre de perlinpimpim mais c'est sans compter sur l'aide des nains* qui abandonnent les orphelins par manque de gains.Continuons à lire, le conte n'est pas terminé et la vilaine orpheline a plus d'un tour dans son sac. Eric et moi, nous ne lisons pas les mêmes livres, mais chacun à notre manière cherchons une astuce pour faire fuir la vilaine.
(* professeur de médecine interne et laboratoires pharmaceutiques).
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Pendant ce temps, une amie éditrice, Francine, a réussi son pari de réunir des écrivains. Elle leur a donné carte blanche pour des nouvelles très noires à l'attention des Nez Rouges. Tous les bénéfices seront reversés à la fédération des maladies orphelines.
Ce livre paraîtra début Juin, je vous en reparlerai prochainement.
 

dimanche, 17 mai 2009

Mon bento et moi...

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Demain, mon bento et moi partons à la journée dans la chambre aseptisée.
Une journée de contrôle, d'examens, de protocoles.
J'emmène avec moi Petits contes de Printemps de Sôseki.
A mon retour, un billet sur Christian Bobin et La dame blanche, un manga(oui...vous avez bien lu!), une sortie ciné (l'adaptation du livre d'Anna gavalda Je l'aimais)...
Dans mon bento: deux flans à la ricotta et pointes d'asperges vertes, saucisses et quelques framboises. Bento de régime sans lactose, sans gluten, sans sel, sans résidu...Et oui la vilaine orpheline oblige!
A très vite pour un billet plus...littéraire.

lundi, 11 mai 2009

Intérieur de Philippe Delerm

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Elle se promène en librairie et elle aperçoit cette couverture: le dernier Delerm, Intérieur Une rencontre avec le peintre Hammershoi.
Qui est ce peintre? Ses tableaux me rappellent ceux de Vermeer.
Je me plonge dans la lecture, le temps d'une douce soirée.
Magnifique ! Je retrouve l'art de Philippe Delerm pour rendre beau l'infiniment petit, les choses si minimales deviennent poétiques. 
L'auteur nous propose d'éclairer à sa manière les tableaux du peintre,de leur donner vie cette fois par l'écriture. Il nous réapprend à observer.
Une très belle lecture.  
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On le connaît un peu en France surtout depuis la première retrospective de son travail qui a été faite au Musée d'Orsay de novembre 1997 à mars 1998.
Ce fut la découverte saluée unanimement, d'un peintre et d'une œuvre forte et originale.
La plupart de ses tableaux ont été peints de son appartement. À tous les sens du terme on peut parler d'une oeuvre d'"intérieurs". Tableaux très construits, austères, poètiques, utilisant peu de couleurs. On pense à C.C.Friedrich, à Vermeer, mais aussi à d'autres car ses tableaux contiennent beaucoup de modernité. . Quelques paysages épurés, beaucoup d'espaces vides, , de femme seule, la plupart du temps vue de dos (souvent représentant sa femme) (et qui lit un livre comme chez Hopper) et surtout ses célèbres pièces vides, intérieurs symboliques, peuplés des ombres qui s'y déplacent.
En étudiant la biographie de cet homme discret et solitaire, on découvre qu'il eut comme admirateurs Diaghilev, Rainer Maria Rilke (qui songea longtemps à écrire un livre sur sa peinture) et qu'il influença fortement le cinéma de Dreyer.
Grace à une gamme réduite de couleurs, tout est dans l'"intériorité". Un silence assourdissant, un enfermement dans la peinture pour s'évader du monde.

 Dans ses tableaux il supprime tout détail anecdotique, il en fait des espaces silencieux, dérangeants par leur vide.

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Edité chez Elytis.

 

Paola Calvetti L'Amour est à la lettre A.

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J'ai commencé ce roman avec enthousiasme: le parcours d'une femme, Emma ,quinquagénaire Milanaise,traductrice de métier, qui décide d'ouvrir une librairie. Jusque là, l'histoire parait fort sympathique  et on se laisse porter par le récit d'Emma sur sa propre vie. Seulement, elle décide d'ouvrir une librairie spécialisée dans les romans d'amour...là j'ai pris peur. J'ai senti venir la guimauve.  De plus, elle retrouve son amour de jeunesse , Federico, architecte à New-York. Je donnerai peu de détails sur cet amour car ce n'est pas l'amour et les sentiments qui unissent Federico et Emma   mais plutôt l'amour des livres qui a retenu mon attention.  J'ai bien aimé l'intertextualité avec de nombreuses oeuvres littéraires notamment celles de Jane Austen, Tchekhov ,Sepulveda, Shakespeare (bon on oublie Marc Lévy même si Emma précise qu'"un bel homme fait toujours bien dans le décor"  ) . J'aime bien les descriptions des vitrines de la librairie, le soin accordé au décor et à la mise en scène du thème.

J'ai moins aimé le manque de vraisemblance pour certains passages:l'obtention d'une place sans véhicules motorisés accordée haut la main,  la gestion si aisée de la librairie et ce qu'elle devient au fil de ce roman .Je n'ai pas attaché d'importance à la relation entre Federico et Emma mais plus à leur personnalité .J'ai beaucoup aimé les propos d'Emma sur les livres dont voici un extrait:

"Mon drame, ce sont les retours. Marchandise "en souffrance", comme l'appelle Alberto. Les livres qui restent, ces exemplaires invendus qui doivent, d'après lui, être rendus aux éditeurs. Le mot de "souffrance" dit assez le sort de ces pauvres livres. C'est un abandon pour eux, une offense. Il y a les livres vivants, qui vont bien, et les autres, qui se retrouvent au pilon, ou vendus à l'étal d'un bouquiniste, offerts à la bibliothèque d'une prison ou d'un hôpital. Le livre en souffrance n'est pas vraiment mort mais il est moribond, l'absence d'attention des lecteurs et des libraires lui fait mal."  

Le personnage d'Emma attire l'attention par son questionnement sur le quotidien et ses nombreuses références aux romans d'amour. Une autre Emma Bovary, en somme? Non, une quinquagénaire qui rit d'elle-même mais dont la justesse des propos n'est pas toujours présente.Ses analyses sont trop succinctes au profit de l'histoire d'Amour.Mais le titre nous en avertissait déjà.

Pour ma part, j'aurais aimé plus de détails dans les analyses littéraires et moins de lettres sur le quotidien de chacun des personnages. Néanmoins,j'ai passé un bon moment de lecture.

Merci aux Presses de la cité et à Suzanne     pour cet envoi.

Livre traduit de l'italien par Françoise  Brun.

Livre lu dans le cadre de mon

                                                                    

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vendredi, 08 mai 2009

Lire

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Je suis plongée dans la lecture du magazine Lire de ce mois-ci spécial Italie!
Un numéro consacré au meilleur de la littérature italienne de Dante à nos jours. Le dossier est très intéressant et instructif dans le cadre de mon défi de littérature italienne, cela me donne envie de relire les classiques italiens .
Je me suis inscrite à des cours de langue italienne pour pouvoir lire les oeuvres en italien, cours par correspondance, bien entendu! Je ne connaissais que le dialecte sicilien.
Floc'h a illustré la couverture de ce numéro 375, il y représente la célèbre Villa Malaparte, située à Capri, qui surplombe le golfe de Salerne.
Cette villa fut le lieu du tournage du film Le Mépris ,adaptation de l'oeuvre de Moravia par Jean-Luc Godard avec Brigitte Bardot et Michel Piccoli.

samedi, 02 mai 2009

En passant...

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(Le temps des gitans ,opéra d'après l'oeuvre de Kusturica)
Pour le premier mai,on décide de s'aérer, on prend la route vers Lille. Direction le zoo et puis juste à côté la foire...Quelques tours et au détour d'un manège, je t'aperçois...Toi l'enfant que j'accompagne, toi le forain. Celui qui progresse, celui  qui m'émeut dans ses copies. Je t'observe discrètement, j'essaie de comprendre encore mieux ton quotidien. Tes journées sont rythmées par la construction des manèges, leur réparation, la joie que tu offres aux  enfants de ton âge tandis que toi tu travailles, ta caravane, la joie dans ton camp, ton sourire malicieux...
Je comprends la distance entre ton monde et celui que l'on t'impose, j'admire ta  liberté et ton courage .
Je repense au livre d'Alice Ferney  Grâce et dénuement.
Depuis ma chambre bleue, les yeux rivés sur tes copies, je n'oublie pas ton monde à toi,celui que tu offres à ta "maîtresse gadjo".Je suis si fière de toi.
Bonne route...

Découvrez Raphaël!

lundi, 27 avril 2009

Le Parc magique de Susanna Tamaro

 

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Rick, le petit tout nu trouvé dans une poubelle, vit heureux au coeur

du Cercle Magique avec sa mère adoptive, la louve Gwendy, et ses amis les

animaux dont la vieille chimpanzé Ursule.

Dans ce bois, situé au centre d’une ville, règnent l’harmonie et la sérénité.

Mais tout autour s’activent des humains. Leur peur et leur méfiance à

l’égard de ce lieu grandissent, savamment orchestrées par l’ambitieux

Tribedaine.

 

 

Lui et son chef suprême, Sa Majesté Boule de Graisse 1er, veulent imposer

« un monde propre et obéissant avec des ventres pleins et rien dans la

tête ». Un mode de béton et de super méga hyper marchés. Un monde sans

aucune trace de nature.

Les gens sont peu à peu conditionnés, à l’aide de programmes de télévision,

pour penser ainsi. La peur monte. Et la destruction du Cercle Magique a

lieu. Gwendy est tuée. Rick, l’enfant sauvage est capturé.

Prisonnier de Tribedaine, il découvre les intentions de pouvoir absolu de

Boule de Graisse et de son bras droit. Mais il réussit à s’échapper et à

rencontrer des alliés. La reine des poubelles, la chatte Dodo, et son amie à

deux pattes, la vieille Amélie (seule humaine à ne pas posséder la

télévision) s’activent à sauver Rick. Tous ensemble, ils cherchent à contrer

les plans de destruction des deux despotes. Ils veulent sauver » un monde

sale avec des chats, des chiens, des fleurs et tout le reste, sauver les

enfants endoctrinés à leur insu, privés de leurs vrais rêves.

Après plusieurs péripéties, dont les retrouvailles de Rick avec Ursule, ils

arriveront à leurs fins. Ils réussissent à retourner contre Boule de Graisse

et ses alliés le plan d’anéantissement qu’il avait lui-même conçu.

Durant toutes ces aventures, Rick fait le chemin du loup à l’homme. Il

apprend à accepter et aimer sa place parmi les humains.

J'ai bien aimé ce conte fantaisiste. J'ai lu dans le cadre de mon défi de littérature italienne le roman de Susanna Tamaro Va où le coeur te porte et je souhaitais découvrir sa plume pour la jeunesse. Je ne suis pas déçue. Elle utilise la métaphore dans ce conte d'alerte comme une sorte de réveil pour les enfants dans leur façon de participer au monde.

J'ai apprécié son rapport à l'actualité, les valeurs qu'il défend et sa manière de concilier réalisme et merveilleux. Le cercle magique est le ventre maternel qui protège, celui que l'on doit quitter pour affronter le monde des adultes.

C'est le genre de roman que j'aimerais faire découvrir en classe,à défaut je le conseille à mes enfants du bout du monde!

Ce roman fut adapté par la compagnie de marionnettes Exobus .

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Livre traduit par florence Michelin-Granier.
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samedi, 25 avril 2009

Mes manies de lecture

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(Marie Desbons)
Je suis tagguée par Katell (Chaperlipopette) sur mes manies de lecture!
Plut corne ou marque-page? J'aime beaucoup le marque-page, je le choisis très consciencieusement selon mon humeur du moment. Parfois, il m'arrive de créer une ATC (Artist Trading Card) en rapport avec le thème du livre. Au fil de ma lecture, les clefs de l'oeuvre se multiplient sur ce petit support.C'est ma manière de concilier lecture et art-thérapie.
As-tu déjà reçu un livre en cadeau? Oui...plusieurs fois même, je me souviens de L'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon arrivé quelques heures avant mon accouchement, une amie très chère me l'avait envoyé pour partir en salle de naissance! Et puis ceux envoyés par Christian Bobin, un immense cadeau.
Lis-tu dans ton bain? Non, c'est impossible, je suis maladroite.
As-tu déjà pensé à écrire un livre? Je noircis des pages en secret...ces pages aiment mes tiroirs,cela m'arrange pour une personne si peu confiante comme moi!
Que penses-tu des séries de plusieurs tomes? A la réflexion, je n'en ai lu que trop peu et n'en garde pas un bon souvenir.
As-tu un livre culte? Non,il y a des livres cultes mais  en choisir un seul m'est impossible.
Aimes-tu relire? Non, je ne relis jamais. Pour autant, j'aime posséder les livres que j'aime.
Rencontres-tu les auteurs que tu aimes? Je suis très timide...J'entretiens une correspondance avec l'un d'entre eux et simplement pour écrire mes lettres je multiplie les brouillons,le rencontrer briserait peut-être ce bel échange.En général, je n'ai pas besoin de rencontrer les gens pour les apprécier. Je suis bien derrière mon bureau,dans ma chambre bleue, à la campagne.
Aimes-tu parler de tes lectures? J'aime partager mes impressions mais je suis "handicapée" des mots parfois.J'écoute plus que je ne parle.
Comment choisis-tu tes livres? Sur les conseils d'une autre personne, suivant sa réjouissance en le refermant mais souvent mes plus belles découvertes sont celles dues au hasard en caressant les quatrièmes de couverture.
Une lecture inavouable? J'aime beaucoup les livres d'Isabelle Filliozat. Je ne sais pas si c'est une lecture inavouable, la lecture  "bien-être", je sais l'apprécier aussi.Je n'aime pas trop les jugements trop acerbes sur les livres, cela me rappelle mon année de CAPES AGREG où l'on taisait nos "basses" lectures.
Un livre idéal pour toi serait? Celui qui me ferait oublier complètement un séjour dans une chambre aseptisée...
Lire par dessus l'épaule? Non, jamais... mais loucher pour identifier le livre d'un lecteur dans un train ou métro, je le fais puis je scrute l'individu discrètement en m'interrogeant sur sa personne.
Lire et manger? Grignoter oui!
Lis-tu en musique, en silence ou peu importe? Je lis dans le calme ou alors sur les sons de la nature.
Lire un livre électronique? L'expérience ne me tente pas, elle me fait frissonner.
Livres empruntés ou achetés? Ils sont de plus en plus souvent empruntés mais je suis un véritable panier percé en librairie!
Livre lu actuellement? Le Parc magique de Susanna Tamaro. Le prochain? L'Amour est à la lettre A de Paola calvetti.
Un abandon? Ils sont rares...je m'oblige toujours à finir ce que j'ai commencé. L'idée d'abandonner me renvoie à celle d'échec. Je suis assez perfectionniste, peut-être en raison du nombre de lectures imposées dans le cadre de mes études littéraires.
Premier livre adoré? C'est un album jeunesse que mon papa m'avait rapporté lorsque j'étais petite, il venait d'un vide-grenier. Les livres n'entraient pas facilement dans ma petite famille ouvrière et immigrée du Nord de la France. Cet album a une très bonne place dans ma bibliothèque et je le garde précieusement. J'ai passé des heures à fixer ses illustrations et à m'inventer des histoires dans ma chambre de petite fille.
Je passe la main à Angélique, mon amie ,celle que j'aurais aimé avoir pour soeur.

Le Libraire de Selinonte de Roberto Vecchioni

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Très joli roman.

Sélinonte est située sur la côte sud de la Sicile. C'est une petite ville coincée entre un site antique grec , un tout petit port et de jolies plages.

Dans le livre, la ville a perdu les mots. Perdre les mots ? Réinventer une communication avec des mots perdus ? Thème étrange….

Le narrateur raconte son éveil à la littérature, à la poésie des mots lus à haute voix par un étrange libraire. Des passages magnifiques d’œuvres aussi diverses que L’Œdipe à Colone de Sophocle, de textes de Pessoa, de Tolstoï, Dante, Proust et Borges sont  présentés et commentés par un enfant Nicolino qui les entend, caché derrière une pile de livres.

 

La ville est détruite par le feu suite à la disparition d'une petite fille. Le libraire marginal est alors perçu comme le diable.

Les pages s'envolent...

Justement, ces mots  seront perdus quand le village chassera le Libraire étrange.

Magnifique récit à la fois poétique et fantastique, ce roman est une jolie métaphore sur la perte du sens.

"La partie la plus belle de la ville est celle qui se trouve face à la mer. Personne n'y habite ; dans l'Antiquité, il y avait les Grecs et, à en juger par ce que l'on y voit, il semble qu'ils n'aient fait que prier et mourir ; en effet, on n'y trouve que des cimetières et des temples. Mais ils ne priaient pas. Et, d'une certaine façon, ils ne mouraient pas. Si vous regardez plus attentivement, vous décèlerez des traces de rues et des murs écroulés qui étaient les maisons, les fontaines, des voies plus larges couvertes de persil, des colonnes éparses de-ci de-là. Et aussi les vestiges de deux ports.
Je descends fréquemment dans la vieille ville, et le plus souvent pour le plaisir, demeurer seul, regarder, me souvenir, et même pour ne rien faire. Je descends en longeant le Selinous jusqu'au pont reliant l'Acropole, la partie haute de la ville, à la plaine se trouvant au couchant, qui est ce que je préfère et où, dans le passé, s'élevait le sanctuaire de Déméter Malophoros, porteuse de pommes. Une fois atteint la mer, je m'arrête, je m'assois et fixe l'infini. Rien ne bouge, ni là ni ailleurs, ni en moi. C'est en ces occasions que j'en ai conscience : rien ne vit aussi intensément que le temps arrêté ; car ce ne sont pas les gens qui courent, les objets qui tombent, les voix qui résonnent qui constituent la vie, tout cela n'est qu'imitation erronée de la vie. La vie est une et immobile, depuis toujours identique à elle-même ; la vie est autre chose." R Vecchioni.

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lundi, 20 avril 2009

En passant!

Vacances.jpgUn petit korrigan presque rétabli!
Des vacances qui commencent... Des gâteaux faits "maison", du dessin, de belles lectures, du jardinage et des sorties prévues...
Le temps passe vite ...

vendredi, 17 avril 2009

Petit korrigan malade.

                                     

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                                                                        Tous ses amis sont réunis au pied du lit pour son premier soir de vacances, petit korrigan est couvert de température, maman Mirontaine soigne son petit bonhomme.

On lit de beaux albums jeunesse, petit korrigan se passionne pour Anthony Browne.

Mon papaMa maman

 

 Les Tableaux de MarcelTout change

Je vous conseille la lecture du livret gratuit chez kaléidoscope sur cet auteur. On le trouve actuellement en librairie. Il éclaire son oeuvre et met en lumière ses leïtmotivs.

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J'aime particulièrement Les Tableaux de Marcel.

 

 

mercredi, 15 avril 2009

Se ressourcer...

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(Photo prise Lundi à La panne en Belgique)
Quelques jours de repos bien mérité pour ces vacances d'Avril. Mon calendrier est décalé par rapport aux zones scolaires mais petit korrigan, son papa et moi en profitons pour nous retrouver.
Je profite des journées d'école pour pratiquer l'art-thérapie. Je puise mes idées dans les livres d'Anne-Marie Jobin. Mon cahier de vie s'étoffe et grâce à Nolwenn et Dominique (liens à droite) je trouve un grand réconfort dans cette activité.
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septembre 2008 006.JPGseptembre 2008 007.JPGseptembre 2008 008.JPG 
Je vous conseille les lectures suivantes:
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Son dernier livre n'est pas encore disponible en France.
Depuis toute petite, j'ai toujours aimé dessiner, je n'ai pas de talent particulier et l'art-thérapie ne nécessite pas cet atout.Cet art permet de mettre des mots, des couleurs sur des émotions, des sentiments.Le dessin et l'écriture sont intimement liés dans mon cahier.
 J'aimerais avoir plus de temps encore à accorder quotidiennement à cette passion mais comme pour tout,lorsque je me sens mieux , j'ai envie de croquer la vie et faire 1000 choses à la fois...
             ............................................
Côté lecture, j'ai commencé Le Libraire de Sélinonte de Roberto Vecchioni.
Côté tricot, je réalise des petites pochettes surprises pour une passionnée de grenouilles et deux trolettes canadiennes.
Côté cuisine, je m'initie gaiement à l'art du bento.
Côté nouveauté, je tente le point de croix mais c'est la cata!

samedi, 11 avril 2009

Buona Pasqua!!!

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Bonnes fêtes de Pâques à tous!!!
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Dernières réalisations du petit korrigan!
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Nous passons notre week-end au jardin!

vendredi, 10 avril 2009

Etoiles de Simonetta Greggio

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(Pochette en laine réalisée par mes petites mains)
"Stella adorait quand Gaspard faisait fondre dans un gaspacho des glaçons aux feuilles de basilic. Et, quand elle avait de l'appétit, il lui composait des nourritures plus consistantes, jouant sur des associations de saveurs simples: des rondelles de pommes de terre tièdes sur lesquelles il avait amoureusement déposé des pétales de truffe, une noix de Saint-Jacques en carpaccio avec une larme d'oursin sur une feuille de roquette, arrosée de trois gouttes d'huile d'olive."
Je retrouve Simonetta Groggio cette fois pour une fable moderne sous le soleil de Provence( J'aurais préféré l'Italie ou mieux encore la Sicile mais bon...). Elle propose dans ce roman une ode à l'amour et à la gastronomie, suivi d'un carnet de recettes illustrées et conçues par Manuel Laguens.
Ce roman est sans surprise...L'histoire est belle mais je trouve que le narrateur témoin est trop présent, j'aurais préféré la narration de Gaspard. Le point de vue masculin sur la séparation aurait donné de l'épaisseur ,je pense, au récit.
Bon moment de lecture donc, mais je n'en garderai pas un grand souvenir.
En revanche il m'incite à ouvrir davantage mon livre de recettes siciliennes!
Sur la table de Mirontaine: polpetone, pasta all pomodoro è canoli!

mercredi, 08 avril 2009

Simonetta Greggio

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Simonetta Greggio La Douceur des hommes.
Quatrième de couverture :

« Toute ma vie, j’ai aimé, bu, mangé, fumé, ri, dormi, lu. De l’avoir si bien fait, on m’a blâmée de l’avoir trop fait. Je me suis bagarrée avec les hommes pendant plus de soixante ans. Je les ai aimés, épousés, maudits, délaissés. Je les ai adorés et détestés, mais jamais je n’ai pu m’en passer…La chaleur des hommes, qui m’a si bien enveloppée, ne fait que me rendre plus odieux ce grand froid qui avance. Il n’y a pas de bras assez puissants pour m’en préserver dans la nuit qui vient. »
 Simonetta Greggio est italienne mais elle écrit en français.Je l'ai aperçue dans l'émission La Grande librairie et cette femme m'a inspirée. De suite, j'avais envie de découvrir ses romans.
J'ai commencé par La Douceur des hommes.
C'est une rencontre,des retrouvailles puis un voyage entre Constance et sa grand-mère Fosca. Fosca , la vieille dame, est pleine de vie. Tour à tour pétillante, joviale, mélancolique, elle raconte à sa petite fille son rapport avec les hommes. Fosca est une croqueuse de vie. Elle multiplie les amours et vante leurs mérites et désillusions.
Le récit de Simonetta Greggio est très doux comme peut l'être la relation entre une grand-mère et sa petite fille. Les confidences sont de plus en plus fortes et empreintes  de grâces. La relation entre les deux femmes de deux générations différentes  m'attire beaucoup. Ce rapport aux hommes également et ce qu'elles en disent.
Fosca me rappelle Le Castor dans Mémoires d'une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir.
C'est un beau roman, je poursuis ma découverte de cet auteur avec son deuxième roman Etoiles.
Quelques extraits:
"Il paraît que les femmes donnent du sexe pour être aimées et les  hommes de l'amour pour avoir du sexe. Ce n'est pas tout à fait faux. Mais le contraire est vrai aussi. Combien d'hommes sont des moines, affligés de femmes lubriques? Et on réglerait la chose avec cette culbute qu'on appelle "le mariage"?"  (Cette phrase m'a beaucoup amusée)
              "Toute petite déjà j'avais compris que la faiblesse, comme la force, est un choix. Une volonté."
Cette phrase est presque un mantra pour moi...  
                                                                    
Livre lu dans le cadre de mon défi de littérature italienne bannière 3.jpg (même si ce roman est francophone!)



Swap de littérature jeunesse

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Me voici inscrite pour le swap de littérature jeunesse de cette année. Tout est expliqué sur ce blog.
Il est organisé par Charlotte et Ori. 
Je suis très enthousiaste pour me plonger à nouveau dans les librairies jeunesse .
De bons moments de recherche en perspective et de belles heures de lecture avec mon petit korrigan.
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dimanche, 05 avril 2009

Le Voisin Milena Agus

                                                                 Un beau petit livre ...voisin_1

C'est une petite nouvelle tout en mélancolie au début. Une maman et son fils abîmés par la vie.

Puis vient la rencontre avec le voisin, les ruelles italiennes, la chaleur de ce si beau pays, son soleil de plomb...et au fil des pages une belle histoire se trame entre douceur et poésie.

Beaucoup de belles émotions dans ce si petit livre.

Un livre court mais qui renferme de si jolies choses. Lisez-le!

Roman traduit par Françoise Brun.

Merci à Chaperlipopette !

Lu dans le cadre de mon défi de littérature italienne.

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vendredi, 03 avril 2009

Chaos calme Sandro Veronesi

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Pietro Paladini est en vacances à la mer avec son frère Carlo, sa femme Lara et leur fille de dix ans et demi, Claudia. Après avoir fait du surf, Pietro et son frère sont en train de rentrer à la maison lorsqu'ils s'aperçoivent que deux femmes sont en danger loin de la rive et qu'elles risquent de se noyer. Sur la plage personne n'ose se jeter à la mer pour aller les sauver. Les deux frères décident qu'ils ne peuvent pas rester là à regarder et ils partent à la nage vers les deux femmes. Un homme grand aux cheveux roux essaie de les en dissuader.
Avec beaucoup de difficulté ils arrivent à les sauver. Elles sont tellement bouleversées qu'elles oublient de les remercier.
Arrivé à la maison, Pietro découvre que sa femme Lara est morte d'une déformation cardiaque dont personne n'était au courant.

« Sonné, hébété », mais incapable, lorsqu'il sonde au plus profond de son coeur, de ressentir la moindre trace d'authentique chagrin, le voilà qui décide de tout larguer pour désormais passer ses journées dans sa voiture, garée devant l'école de sa fille, Claudia, 10 ans. En réser­ve de l'existence, il observe la rue autour de lui et les inconnus qui y passent, il dresse mentalement des listes qui tentent de récapituler son passé, il reçoit dans l'habitacle du véhicule, comme un médecin en consultation, des amis et des membres de sa famille et ses anciens collègues de bureau... Il n'est pas absent, mais vacant, comme anesthésié ; il semble s'être extrait du grand mouvement de la vie. Tout ensemble grave et émouvant, Chaos calme est le roman de son réapprentissage, de son retour parmi les vivants. « Je ne peux pas continuer. Je vais continuer », dit la phrase de Beckett placée en exergue du ­livre - c'est la leçon universelle que reçoit Pietro.

Ce livre est très beau. C'est un volcan qui dort...J'ai beaucoup aimé cette reconstruction de l'homme qui fait son deuil à sa manière. Cette introspection est bouleversante parfois. Tous les grands thèmes de la vie (mort, argent, vie, famille, amour, travail...) sont abordés parfois innocemment, très souvent de manière anodine mais les propos de Pietro amènent la rélexion.

J'ai apprécié les vicissitudes de son esprit, elles peuvent devenir lassantes parfois, mais néanmoins on progresse avec lui dans le cheminement de sa pensée.On avance dans son parcours du deuil.

Seule la scène avec Eleonora Simoncini m'a un peu dérangée.(Ce doit être mon côté Bernadette Soubirou...)

J'aimerais beaucoup voir le film adapté par Antonello Grimaldi avec Nanni Moretti dans le rôle de Pietro.

Ce roman a été traduit par Dominique Vittoz.Il a reçu le Prix Femina du roman étranger 2008.

 

dimanche, 29 mars 2009

Sur mes aiguilles

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Mirontaine: "Comment veux-tu l'appeler ton nouveau doudou tricoté?"
Petit Korrigan: "Saperlipopette,comme la dame qui m'a envoyé le livre jaune hier, dans le colis plein de fleurs"...

Swap au long cours

Un Samedi ordinaire, Mirontaine se prépare à recevoir des amis .

On sonne à la porte un peu avant midi, et on lui dépose ceci:

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Le swap au long cours organisé par Bladelire!
Ma swappeuse est Chaperlipopette ...je suis toute joyeuse de découvrir le contenu de ce beau colis fleuri!
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Admirez tous ces paquets fleuris!
Des fleurs s'épanouissent sur chaque paquet pour honorer ce premier swap de Printemps!
Une petite fée sur une jolie carte m'apporte un gentil message tout en douceur...puis j'ouvre et découvre:
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Quel bonheur! Toutes ces fleurs, ces couleurs, ces parfums...
Alors au niveau lecture, Chaperlipopette a choisi de partager un coup de coeur La Vie rêvée des plantes de Lee Seung-U , un titre très à propos Petits Contes de Printemps de Soseki . Je connais peu la littérature japonaise et coréenne donc je vais découvrir avec plaisir.
Un clin d'oeil italien avec le très beau texte de Milena Agus Mon Voisin, ma note arrive très prochainement!
Pour mon petit korrigan, un imagier  Tout plein, tout plein... de Cécle Bernard d'une maison d'édition lannionnaise, parfait pour mon petit breton! Quelle douceur dans les illustrations!
Un petit carnet printannier et son marque-page tout aussi joli!
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Pour le plaisir  un thé blanc à la pivoine , un délice ce matin pour bien commencer la journée!
Et ce soir je vais accompagner ma lecture du remède elfique! Le tout dans un très beau mug anglais !!!
Je suis très touchée par la délicatesse du contenu, les choix effectués, la poésie qui en émane...
Merci à toi Chaperlipopette ! Un grand merci pour ce plaisir, ce bel échange et sa magie.
                                                                           MERCI beaucoup!!! Je suis très touchée!

mardi, 24 mars 2009

Un extrait...

J'ai envie de partager mon plaisir de lecture actuel.

Je suis plongée dans le livre de Sandro Veronesi Caos calmo (Chaos calme traduit par Dominique Vittoz).

"Le chaos. Mais un chaos joyeux, sans drame, car les enfants, même s'ils ne sont pas encore sortis, répandent déjà ici, dehors, la substance qui leur permet de survivre au milieu des adultes, cette espèce d'anti-histaminique naturel qui détend un peu les parents et les fait régresser, les rapprochant et parfois même les rendant carrément complices du chaos dont eux, les enfants, se sentent partie prenante: le chaos de leur chambre avant l'injonction de ranger, le chaos des sacs d'école de retour à la maison, des trousses, des tiroirs, des cahiers, le chaos simple et calme en somme où ils vivraient tout le temps si on les y autorisait, eux qui, la plupart du temps, pour cette raison, ont la capacité de tout vivre dans l'intensité. Voilà ce qu'il se passe, je le comprends maintenant, quand arrive cette heure, à la sortie de toutes les écoles primaires occidentales: les parents abandonnent pour un court laps de temps la conduite civilisée à laquelle ils sont tenus toute la journée et se comportent comme leurs enfants, de façon chaotique, en risquant de se faire renverser, d'égarer le chien, de rayer la voiture en tentant de la garer dans une place trop petite; et l'agent de police qui devrait les rappeler à l'ordre n'y peut rien. Mais il suffit que les enfants sortent, eux qui sont pétris de ce chaos- cols déchirés, chaussures délacées, pantalons mouillés de pipi, genous écorchés, flûte oubliée dans la salle de musique, cris et bousculades- pour que les parents aient peur et se tournent à nouveau vers l'ordre d'où ils proviennent et qui sera pleinement rétabli une fois à la maison, avec le planning domestique qui dicte les rythmes jusqu'à l'heure du dîner, sans discussion." 

Sandro Veronesi.

Je vous reparle de ce livre très prochainement.

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(Photo  à la sortie des classes du petit korrigan, le jour du carnaval...un beau chaos calme!)

samedi, 21 mars 2009

Bon Dimanche

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La baie de la Canche...

jeudi, 19 mars 2009

Sur mes aiguilles

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Une pochette à livre grise est arrivée à bon port...
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Tandis que celle-ci s'est égarée...Snif...
J'en suis peinée car elle était personnalisée mais ce n'est pas grave,il suffit juste de recommencer  et de la remettre en main propre cette fois!
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Et du bonheur dans ma BAL depuis le pays des caribous!
Merci Nolwenn!

mercredi, 18 mars 2009

Va' dove ti porta il cuore Susanna Tamaro

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Quatrième de couverture:
Dans la soliture de sa maison sur le haut plateau du Carso, près de Trieste, une femme âgée décide d'écrire une longue lettre à sa petit-fille, sous forme de journal intime. Elle sait que le temps lui est compté et veut, par cette lettre d'amour, renouer une relation rendue difficile non seulement par la "crise de l'adolescence", mais aussi par la mort tragique de sa propre fille. Et c'Est donc sa propre vie qu'elle est amenée à revisiter, son éducation rigide et bourgeoise, son mariage de convenance avec un homme gentil mais ennuyeux, sa relation clandestine avec le père de sa fille. Parcourant ainsi l'histoire des plusieurs générations de femmes, sans fausse pudeur, sans réthorique, parfois avec dureté, elle se raconte à sa petite-fille et l'invite à accomplir le même "voyage" qu'elle : un voyage à la recherche de soi, loin des fausses valeurs et des clichés, et en écoutant avant tout la voix du coeur.
Quel beau livre...Il m'a été conseillé par ma cousine Lisa.
J'ai commencé à lire ce roman épistolaire puis il me fut difficile de le reposer tant les paroles de cette femme âgée nous emportent.
Elle nous raconte sa propre vie,ses choix, ses secrets, ses peines. Et puis toutes ses confidences amènent la réflexion. Elles nous invitent à nous interroger sur le sens de notre vie,sur son parcours de vieille dame.
Ce livre laisse une trace dans notre chemin de vie.
Olga nous fait part de son expérience, elle nous propose des analogies avec des anecdotes  singulières et la comparaison est très symbolique.
Je vous livre quelques extraits:
"Chaque fois que tu te sentiras perdue, indécise, pense aux arbres, souviens-toi de leur façon de pousser. Souviens-toi qu'un arbre avec beaucoup de feuillage et peu de racines peut être déraciné au moindre coup de vent, tandis que, dans un arbre avec beaucoup de racines et peu de feuillage, la sève court difficilement. Racines et feuillage doivent pousser dans les mêmes proportions, tu dois être dans les choses et au-dessus, ainsi seulement tu pourras offrir ombre et refuge, et couvrir de fleurs et de fruits quand ce sera la saison.!

" Tu sais, la joie est vraiment ce que j'ai le plus regretté. Par la suite, bien sûr, j'ai été heureuse, mais le bonheur est a la joie ce qu'une lampe électrique est au soleil. Le bonheur a toujours une cause, on est heureux de quelque chose, c'est un sentiment dont l'existence dépend de l'extérieur. La joie, elle, est sans objet. Elle te possède sans aucune raison apparente, dans son être elle ressemble au soleil, elle brûle grâce à la combustion de son propre coeur."

" Les morts pèsent moins par leur absence que par ce qui - entre eux et nous - n'a pas été dit. "

Livre lu dans le cadre de mon défi de littérature italienne.

Je vais m'empresser de lire la suite de ce roman Ecoute ma voix.

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Juste une photo...

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