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mardi, 05 juin 2007

Mon panier percé commenté!

Pour Naniela ,je commente mes achats à la bouquinerie "Quilit Quilit":

J'ai nom sans bruit d'Isabelle Jarry

À bout de ressources, après plusieurs mois passés dans la rue, Marie part vivre à la campagne. Elle laisse à Paris sa fille de cinq ans, Nisa, placée dans une institution. Depuis la mort de son mari, elle vit dans le chagrin et la solitude. Elle était poète, elle n'écrit plus. Isolée dans une petite maison, elle ne pense qu'à récupérer sa fille. Elle va vivre une ultime épreuve, la perte des mots. Elle ne sait plus parler, ne peut plus s'exprimer...
L'écriture limpide et élégante d'Isabelle Jarry, son regard aigu et sensible sur les êtres et la nature est un des charmes de ce beau roman qui traite de la perte d'un être aimé et de ce qui donne son sens à la vie. Mais ce livre est aussi la critique d'une société où le lien social s'est délité, où la création est en danger, où le sens se dilue et l'espoir s'amenuise.

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La Consolation des grands espaces de Gretel EhrlichQui n’a pas eu un jour l’envie, après une épreuve ou simplement une grosse fatigue, de partir loin, dans des territoires quasi vierges balayés par le blizzard, à la rencontre de soi-même ? En 1979, à la suite d’un deuil, Gretel Ehrlich largue Hollywood pour s’installer au coeur du Wyoming, rude paradis des cow-boys solitaires et des coyotes, pour trouver dans une vie simple et austère un nouveau souffle. Un petit livre bouleversant, évoquant James Galvin, Annie Dillard

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Comment je suis devenu stupide de Martin Page

LA DEDICACE DE L'AUTEUR : Tout est parti d'une phrase de la bible, de l'Ecclésiaste, "Qui accroît sa science, accroît sa douleur". Mon héros, Antoine, étudiant brillant et indécis, est l'incarnation de cette sentence. Il souffre d'un esprit qui ne le laisse jamais en paix. Après avoir établit le diagnostic de sa maladie, Antoine, avec un pragmatisme naïf, va tenter de guérir. Les traitements seront radicaux, alcoolisme, suicide, mais vains. Antoine prendra alors la décision de faire abdiquer son esprit par le remède de la stupidité, ou ce qu'il imagine être la stupidité. Pour composer le personnage d'Antoine, j'ai pensé à Copernic, Darwin et Freud, ces savants qui ont débarrassé l'homme de l'obscurantisme. Je trouvais que l'on oubliait la part sombre de ces avancées : découvrir que la Terre n'est qu'une planète parmi les autres, l'ascendance animale de l'homme, l'existence de l'inconscient, l'établissement de ces vérités demandèrent un grand courage, car elles déshabillaient l'homme de croyances rassurantes. Antoine est le modeste héritier de cette forme de courage et d'intransigeance, dont le prix à payer est la dépression et l'asocialité. Son parcours sera jalonné de rencontres avec des personnages dont il espérera l'enseignement salvateur, pour enfin participer à une vie sociale normale, un peu rapidement imaginée paisible et heureuse. As, Rodolphe, Ganja et Charlotte, ses quatre amis, veilleront sur lui avec bienveillance et circonspection pendant la durée de cette odyssée. (Martin Page)

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On s'habitue aux fins du monde de Martin Page

Martin Page a la réputation d’être un fin satiriste et de savoir toucher là où ça fait mal pour parler de son époque… À la lecture de ce livre plein de rire et de désarroi, disons simplement que sa réputation n’est pas usurpée. Nous suivrons ici les tribulations tragi-comiques d’un certain Elias, un producteur de films dont la vie se délite de manière inquiétante. Il y a bien sûr le vide de la société du Spectacle dans laquelle il lui faut bien évoluer. Il y aussi et surtout la difficulté à supporter les demi-folles qui gravitent autour de lui, comme Clarisse et Zoé. Le drame de cet homme ? Comprendre que cette vie est inadmissible et larguer les amarres un soir où pourtant il se voit décerner un prix pour récompenser son travail…
Entre l’échec du marivaudage amoureux et le refus de frayer dans les eaux poisseuses de l’industrie cinématographique, comment donner un sens à sa vie ? Comment meubler le vide pour ne pas succomber chaque jour à une nouvelle fin du monde ? Car si le pire était moins la fin du monde elle-même que l’aptitude de certains à l’encaisser, jusqu’au vertige, jusqu’au suicide le plus quotidien ?

Telle est la question que l’on se posera volontiers en suivant le parcours d’Elias, pur produit de la misère contemporaine, pur produit de la famine des cœurs…
Un panorama tragi-comique des mœurs et des amours d’aujourd’hui en même temps que le portrait très réussi d’une victime de la civilisation de l’image. Un livre, surtout, où l’on ne s’ennuie pas une seconde.

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Histoire aux yeux pâles de Kirsty Gunn (tiens tiens)

Douloureuse et délicate, bercée de rêves sensuels et de contes cruels, haletante parfois, murmurante souvent, cette "Histoire aux yeux pâles", parue deux ans après "Pluie", confirme le talent de cette jeune romancière néo-zélandaise.

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Béatriz et les corps célestes de Lucia Etxebarria (merci  naniela de m'avoir réconciliée avec cet auteur)

 

Cat est un pilier du milieu gay et des bars branchés d'Édimbourg.
Mónica est une mangeuse d'hommes, écumant les nuits madrilènes.
Beatriz, une fille de bonne famille, cicatrise ses blessures et cherche désespérément l'amour, où qu'il se trouve.
Trois femmes, trois corps perdus dans le cosmos noir et froid de la solitude amoureuse. Beatriz vit à Édimbourg, cité sombre et verticale où la hante la nostalgie de Madrid, sa ville natale. En fuyant sa passion pour Mónica, elle a voulu échapper à la spirale de la drogue et de la violence.
A Édimbourg, Beatriz rencontre l'amour de Ralph, mais aussi la tendresse de Cat. Et pose un regard neuf sur cette brûlante éducation sentimentale.
Un roman d'une grande liberté de ton sur l'amour compliqué qu'on porte aux amis, à la famille et aux amants des deux sexes.

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Il y avait aussi dans mon panier des albums pour mon fils :quelques Ponti,Pierrick Biesinski...mais maman les lit aussi!!!

Commentaires

Je n'en demandais pas temps, très chère... Merci tout de même!!! Bonne lecture.

Écrit par : Naniela | mardi, 05 juin 2007

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