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mercredi, 13 juin 2007

La trijolie de Claude Ponti

Au moment même où une copinaute semble être sur le point de donner naissance à son bébé (5h du mat ,elle a perdu les eaux depuis plus de nouvelles...),je lisais le premier texte Pantoufle du maître Ponti.

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"Qu’il crée des romans, des albums ou du théâtre, Claude Ponti reste fidèle à son univers hautement fantaisiste et essentiellement allégorique, qui en dit toutefois long sur le monde réel. Là encore, les frontières entre imaginaire et réalité sont perméables, tant chaque détail loufoque, chaque séquence, chaque néologisme dit quelque chose qui opère dans le cadre clos du texte mais aussi, en simultané, à l’extérieur du texte, engendrant ainsi de multiples associations d’idées et des ramifications souterraines subtiles et inattendues.

Tel est le cas dans La Pantoufle, une pièce qui met en scène « le Grand Bébé » («un adulte» précise l’auteur…) : il est sur le point de naître mais avant de s’extraire de la confortable pantoufle maternelle qui trône au milieu de la scène (une charentaise), il veut être certain d’en savoir suffisamment sur le monde extérieur : « Je sais beaucoup de choses sur le dehors. J’ai neuf mois déjà et j’ai beaucoup appris. J’écoute, je sens et j’apprends. » ; il se remémore alors ses expériences passées, retraçant ses pas sur le chemin de la vie – et justement, il explique avoir expérimenté, entre autres, la vieillesse… il a aussi été un « ADULTE », il a fait l’arbre, a connu la peur, a essayé d’avoir des frères et sœurs… Il incarne ces rôles au fil des scènes successives (à la manière d’une répétition générale avant le grand soir…), introduisant une vertigineuse mise en abyme, tout en ancrant l’histoire dans les univers croisés de l’enfance et de l’art dramatique, qui participent de la même démarche illusionniste.
Une manière d’aborder aussi diverses thématiques existentielles qui toutes peuvent préoccuper les enfants, et les plus grands aussi, bien sûr : l’écoulement du temps et l’idée de la mort («heureusement, ce n’est pas pour maintenant et la mort c’est pour dans longtemps après longtemps, presque comme si c’était jamais. »), l’amour (« c’est merveillissimeux et tristipleurant… ça dépend… »), l’agressivité (colère, mensonge…), le bonheur de grandir (à travers l’expérience de l’arbre) ou de rêver (car l’arbre aura une seconde vie et aime à y songer : « Il fait des planches, des lits, des tables, du papier, des livres… »), ou encore le questionnement (« Rien n’est plus important que de savoir le parce que du pourquoi. »).

Et pour une fois, plutôt que de savourer les images de Claude Ponti, chacun se construit sa propre mise en scène intérieure (tout en suivant, s'il le veut, les instructions de l'auteur...), à la manière d’un album grand format, en relief cette fois."

http://www.sitartmag.com/

Blandine Longre, agrégée d’anglais,   elle s’intéresse tout particulièrement aux écritures contemporaines (francophone, anglophone, asiatique, orientale etc.), à la littérature pour la jeunesse, au théâtre (texte et représentation) et aux relations qu’entretiennent fiction et réel.

 

Ponti,le théâtre,les didascalies,la naissance... des thèmes chers à Mirontaine...

(adroline il arrive ce bébé...?!)

Commentaires

Je vous informe qu'Alexane est née ce midi!!!Bienvenue petite puce!

Écrit par : mirontaine | mercredi, 13 juin 2007

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