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lundi, 18 février 2008

Romain Didier...Vie de femme

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T'as laissé sans regrets ton dernier jeux de billes
Et la cour de l'école et tes robes de p'tite fille
Avec une envie folle d'aller brûler tes ailes
T'a quitté à cloche-pied ta dernière marelle
T'as appris de l'amour c'qu'on en voit dans les rêves
Et ce qu'en disent les garçons quand ils gercent vos lèvres
T'as appris plus encore les hommes et leur silence
Et cette plaie qu'ils ouvrent avec indifférence

T'as bradé ton enfance t'as mis ton cœur en solde
T'as joué au grand amour et tu le touches dans l'désordre
Quand tu veux tout quitter, t'as trop peur de t'faire mal
Elles sont lourdes à tourner, les pages d'un carnet de bal
Quand tu pars à la mer, tu penses voyage de noces
Quand t'arrives, y a rien d'autre que l'bon air pour les gosses
Alors tu pleures un peu tout au fond sans une larme
Tu apprends à vieillir comme vieillissent les femmes

Entre l'homme en photo sur la table de nuit
Et ce corps familier allongé sur le lit
Y a trente ans d'bouts d'ficelles abîmés par le temps
Pour maintenir au port un bateau qui fout l'camp
T'as pas vu l'temps passer les enfants ont grandi
Tu les vois moins souvent... juste pour garder les p'tits
Et tu vieillis sans haine comme a vieilli ta mère
Vaincue par le miroir sans avoir fait la guerre

Vaincue par le miroir sans avoir fait la guerre

Le Sac à main Marie Desplechin

e07f0e77e2081fce725486dcf15d26b7.jpgQuatrième de couverture:

Une femme dresse l'inventaire de son sac à main.Un bâton de rouge à lèvres,un paquet de mouchoirs,un agenda,une liste de courses,un préservatif,une boîte d'allumettes...Chaque objet évoque une histoire,des visages,des voyages,des rêves enfouis;chacun reflète la vérité intime d'une femme en quête d'elle-même.

Une belle lecture divertissante,légère pour une collectionneuse d'objets que je suis.Chaque objet renferme un secret,une histoire ,une anecdote et l'association de tous ces objets offre un beau portrait de femme.Le sac à main devient la mise en abyme d'une vie de femme dans ses tourments,son vécu,ses secrets.Je reste un peu tourmentée par la vision de Lars,j'imaginais une autre fin.

Je connais peu Marie Desplechin,je n'ai lu d'elle que des extraits d'oeuvres de jeunesse.J'aime beaucoup sa façon d'écrire,de rendre beaux des objets très simples.

Les illustrations d'Eric Lambé sont très épurées,autant que les objets mais le choix des mots de Desplechin apportent une épaisseur à ces objets insignifiants,ces bribes du passé.

L'association texte et dessins me rappelle un livre d'Annie Ernaux L'Usage de la photo sur un autre thème ,je m'empresse de le lire.

Ce sac à main est aussi riche d'humanité ,de poésie,de bonnes pensées que celui d'une autre fille: Bel-Gazou que je remercie vivement .Ce livre est un livre voyageur ...

dimanche, 17 février 2008

Un dimanche avec Alain Leprest...

 

samedi, 16 février 2008

Confidences pour confidences...

4ae51cb5584e6a1d8d5f3c3d95a31ab6.jpgJe suis tagguée par Lamia et Maijo pour révéler six choses sur ma petite personne,voici les règles...

  • Écrire le lien de la personne qui nous a tagué 
  • Préciser le règlement sur son blog
  • Mentionner 6 choses sans importance sur soi
  • Taguer 6 autres personnes en mettant leur lien
  • Prévenir ces personnes sur leur blog respectif

J'ai choisi de citer  parfois des passages du livre de Catherine Taernynck  Chambre à part en écho à ces confidences.

 

1.J'aime l'univers des gares,étudiante je désertais les amphis parfois pour arpenter le hall de la gare Lille Flandres...

"La gare, c'est son espace d'élection.Bien davantage.Son domaine,son jardin,son culte.La gare,c'est sa vie.Il y passe la plupart de ses jours et de ses nuits.

Ce qu'il aime le plus,c'est se rendre sur les quais,là où les trains se bondent et débondent,là où se croisent les départs et les arrivées..., au coeur même des séparations et des retrouvailles." C. Taernynck 

2.Je suis profondément mélancolique.

"La tristesse vient toujours du mal.C'est de ce côté -là qu'il faut aller...Mais d'où vient le mal? D'autrefois sans doute.De très loin,de très bas..." C. T.

3.Je suis frileuse en amitié.

"Toute souffrance psychique témoigne de difficultés de le rencontre.D'une certaine façon on ne peut prendre le risque de rencontrer autrui que si l'on sent que l'échange sera équitable.On ne sera pas floué.Après s'être quittés,on gardera quelque chose de l'autre en soi et l'autre,à sa manière,vous garderun peu en lui.A ce risque s'humanise-t-on,au gré des échanges.Faute de quoi,mieux vaut s'attacher aux objets,aux produits ou aux rêves."C. T.

4.J'aime prêter la parole au objets.

5.Je veux être une maman cirque pour mon fils malgré la vilaine orpheline.

"Ce soir-là,sous le cercle de la lampe,les mains de la mère dansent à tire-d'aile.Elles n'en finissent pas de nouer et de dénouer la vie. Ce sont des mains douées de grâce.Elles emportent vers des lieux mystérieux.Elles donnent de l'esprit aux choses.Et l'enfant  fasciné par une telle euphorie regarde éperdument.A l'extrême fond de sa mémoire,là où les mots ne se sont pas encore posés,là où les souvenirs n'iront jamais,il y aura cette trace dont il ne saura jamais rien..., les mains de sa mère,magiciennes au bord du monde." C.T.

6. J'attends parce que: "A qui sait attendre,le temps ouvre ses portes",j'ai très souvent attendu...attendre en silence,dans l'angoisse parfois...un amoureux,un enfant,une maison,un traitement,le bonheur...je continue d'attendre...

"L'attente organisait donc sa vie.C'était,pour elle ,un état d'esprit indissociable du désir,un préalable à la rencontre,une façon de penser à l'autre,de l'inviter en soi,peut-être même de l'aimer.Attendre,me dit-elle un jour, c'était autrfois le lot des femmes et justice leur fut rendue car à force d'attendre,elles ont appris à espérer."

Je  suis venue répondre après un certain temps aussi je laisse la parole à celles qui souhaitent divulguer six aveux,six confidences parmi mes lecteurs et lectrices...Difficile de nommer celles qui ne l'ont encore fait.Je pense à Nolwenn,Naniela,Mammig...

(Je ne sais plus la  source de l'illustration,je m'excuse pour l'auteur)

vendredi, 01 février 2008

Une lueur...

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Je me rends dans une librairie,je feuillette,je caresse le papier...J'attends une rencontre...puis un livre mis à l'honneur "A la découverte d'un écrivain du Nord-Pas-De-Calais" :Chambre à part de Catherine Ternynck.

Que se passe-t-il dans cette « chambre à part » qu’est le cabinet du psychanalyste ? Comment
évoquer ce qui s’y tisse et s’y dit, dans le secret et l’intime, sans voyeurisme ? À travers un récit
aux vraies qualités littéraires, avec tact et pudeur, Catherine Ternynck s’est livrée à l’exercice.
Comme elle l’écrit : « Dans une chambre, on passe l’essentiel d’une vie. On y vient au monde et le
plus souvent on y meurt. On y meurt. On y rêve, ce qui laisse penser qu’on y dort. On s’y repose,
on vient y lire ou y pleurer. On s’y déshabille et on s’y étreint. La chambre abrite nos espoirs, nos
remords, nos chagrins et nos fièvres. Elle escorte nos enfances et nos âges. Elle est notre espace
privé, la part la plus gardée de nous-mêmes. Elle est le lieu des aspirations les plus secrètes, des
plus intimes métamorphoses, des alchimies les plus fécondes, de toutes les correspondances...La
chambre, c’est peut être la mère d’autrefois, ce qui reste de la mère quand elle est oubliée. Voilà
pourquoi il est bon de s’y retirer de temps en temps. »
Un superbe récit, où passent des facettes de la souffrance humaine et l’exigence d’une main
tendue. Un auteur à découvrir.
Ce livre a obtenu le prix du Furet du Nord 2007 et est précédé d’une préface de l’écrivain Colette
Nys-Mazure.

L’auteur
Psychanalyste, docteur en psychologie, Catherine Ternynck est membre de la Société
psychanalytique de Paris et du Centre d’éthique de l’Université catholique de Lille.

Ce livre est une véritable bouffée d'air pur,une lueur d'espoir,je vous en parle très prochainement plus longuement,je savoure le plaisir à chaque page,sa poésie...

Je lis moins mais grâce à ce livre je renoue avec mon plaisir...même si mon esprit ces jours-ci semble englué ...

 

Cathulu et Cuné sont tombés sous le charme également.