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vendredi, 22 mai 2009

Blog en pause

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(Yumiyumi)
Prendre la route.
Partir quelques jours chez des amis avant le bal de lundi!
Retrouver la mer, le grand air, savoir profiter des bons moments lorsqu'ils sont présents...
Prendre du bon temps tout simplement!

mercredi, 20 mai 2009

Je l'aimais...

Gavalda 001.JPGDéposer mon fils à l'école. Se rendre au cinéma seule. J'aime beaucoup les séances de ciné en solitaire. Observer les gens qui m'entourent. Ont-ils lu le livre? Le monsieur va-t-il s'endormir? Le jeune couple s'éclipsera avant la fin de la séance...
Retrouver Chloé et ses filles, Pierre et Mathilde, Françoise...Tous ces personnages d'Anna Gavalda découverts quelques années auparavant,pelotonnée dans le divan d'un petit appartement.
J'ai beaucoup aimé la mise en  scène, le rôle de Pierre magnifiquement interprêté par
Daniel Auteuil. 
Le désespoir de Chloé sublimé et magnifié.
L'émouvante confidence de Pierre m'a emportée.
Les escapades,les vols, les silences...
"On biaise, on s'arrange, on  a  notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier.On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. Il y a les courageux et puis ceux qui s'accomodent. C'est tellement moins fatigant de s'accomoder..."
Film réalisé par Zabou Breitman.
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La femme à venir de Christian bobin

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Albe a deux mois. Son père vend des assurances et peint des tableaux. Sa mère est une fugueuse.
Albe a dix ans, on vit ses émotions, ses joies, les absences ou les silences des êtres aimés, le père, la mère, le chat, un cheval noir.
A dix-sept ans, la joie attendue, le sourire contraint, la petite moue autour du sanglot.
Christian Bobin entonne quatre chansons , quatre périodes de la vie d'Albe dans une écriture poétique et bouleversante, un style concis et juste. La parole est retenue. Les confidences sont données par bribes, sa vie est chuchotée et on la suit jusqu'au phare breton...
Une belle existence de mots et de papier...
Merci Christian Bobin.
Je garde toujours des livres de cet auteur en attente, j'aime cette idée qu'il me reste toujours un "Bobin" à lire .
"Vers la mort, très chère nous allons. Tous.En dansant ou en boîtant,en riant ou en geignant, peu importe puisque c'est là que nous allons." C. B.

mardi, 19 mai 2009

La Dame blanche Christian Bobin

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Lire La dame blanche c'est découvrir l'âme en exil de cette poétesse américaine du 19 ème siècle. Christian Bobin se fait le double silencieux de la poétesse et nous propose une biographie tout en délicatesse. J'admire son esthétique de la brièveté, comme celle de la poésie d'Emily, tout en quatrains. Une parenté d'âmes semble relier Bobin et Dickinson. La pensée de l'un épouse la blancheur éclatante de l'autre.
Blanche et silencieuse, absorbée tout entière par ses passions jardinières et poétiques, Emily Dickinson ne sort jamais de son bourg d'Amherst dans le Massachussets. Elle écrit en silence des poèmes qui ne seront jamais publiés de son vivant. Elle vit en recluse, porte du blanc depuis la disparition de son père Edouard, entourée par sa mère meurtrie par les désillusions et Austin son frère tant aimé. On retrouve son double faible et sensible en la personne de son neveu Gilbert.
Christian Bobin se fait "orfèvre des mots" pour évoquer "la secrétaire des anges", "la sainte du banal".
Ce texte est magnifique.
Je relis en parallèle les quatrains d'Emily Dickinson...
"La poésie peut être une affaire vitale, l'apothéose de toutes lucidités, l'arrachement du bandeau que la vie met sur les yeux des vivants pour qu'ils n' aient pas trop peur à cet instant dernier qu'est chaque instant passant."
Christian Bobin.

lundi, 11 mai 2009

Intérieur de Philippe Delerm

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Elle se promène en librairie et elle aperçoit cette couverture: le dernier Delerm, Intérieur Une rencontre avec le peintre Hammershoi.
Qui est ce peintre? Ses tableaux me rappellent ceux de Vermeer.
Je me plonge dans la lecture, le temps d'une douce soirée.
Magnifique ! Je retrouve l'art de Philippe Delerm pour rendre beau l'infiniment petit, les choses si minimales deviennent poétiques. 
L'auteur nous propose d'éclairer à sa manière les tableaux du peintre,de leur donner vie cette fois par l'écriture. Il nous réapprend à observer.
Une très belle lecture.  
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On le connaît un peu en France surtout depuis la première retrospective de son travail qui a été faite au Musée d'Orsay de novembre 1997 à mars 1998.
Ce fut la découverte saluée unanimement, d'un peintre et d'une œuvre forte et originale.
La plupart de ses tableaux ont été peints de son appartement. À tous les sens du terme on peut parler d'une oeuvre d'"intérieurs". Tableaux très construits, austères, poètiques, utilisant peu de couleurs. On pense à C.C.Friedrich, à Vermeer, mais aussi à d'autres car ses tableaux contiennent beaucoup de modernité. . Quelques paysages épurés, beaucoup d'espaces vides, , de femme seule, la plupart du temps vue de dos (souvent représentant sa femme) (et qui lit un livre comme chez Hopper) et surtout ses célèbres pièces vides, intérieurs symboliques, peuplés des ombres qui s'y déplacent.
En étudiant la biographie de cet homme discret et solitaire, on découvre qu'il eut comme admirateurs Diaghilev, Rainer Maria Rilke (qui songea longtemps à écrire un livre sur sa peinture) et qu'il influença fortement le cinéma de Dreyer.
Grace à une gamme réduite de couleurs, tout est dans l'"intériorité". Un silence assourdissant, un enfermement dans la peinture pour s'évader du monde.

 Dans ses tableaux il supprime tout détail anecdotique, il en fait des espaces silencieux, dérangeants par leur vide.

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Edité chez Elytis.

 

Paola Calvetti L'Amour est à la lettre A.

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J'ai commencé ce roman avec enthousiasme: le parcours d'une femme, Emma ,quinquagénaire Milanaise,traductrice de métier, qui décide d'ouvrir une librairie. Jusque là, l'histoire parait fort sympathique  et on se laisse porter par le récit d'Emma sur sa propre vie. Seulement, elle décide d'ouvrir une librairie spécialisée dans les romans d'amour...là j'ai pris peur. J'ai senti venir la guimauve.  De plus, elle retrouve son amour de jeunesse , Federico, architecte à New-York. Je donnerai peu de détails sur cet amour car ce n'est pas l'amour et les sentiments qui unissent Federico et Emma   mais plutôt l'amour des livres qui a retenu mon attention.  J'ai bien aimé l'intertextualité avec de nombreuses oeuvres littéraires notamment celles de Jane Austen, Tchekhov ,Sepulveda, Shakespeare (bon on oublie Marc Lévy même si Emma précise qu'"un bel homme fait toujours bien dans le décor"  ) . J'aime bien les descriptions des vitrines de la librairie, le soin accordé au décor et à la mise en scène du thème.

J'ai moins aimé le manque de vraisemblance pour certains passages:l'obtention d'une place sans véhicules motorisés accordée haut la main,  la gestion si aisée de la librairie et ce qu'elle devient au fil de ce roman .Je n'ai pas attaché d'importance à la relation entre Federico et Emma mais plus à leur personnalité .J'ai beaucoup aimé les propos d'Emma sur les livres dont voici un extrait:

"Mon drame, ce sont les retours. Marchandise "en souffrance", comme l'appelle Alberto. Les livres qui restent, ces exemplaires invendus qui doivent, d'après lui, être rendus aux éditeurs. Le mot de "souffrance" dit assez le sort de ces pauvres livres. C'est un abandon pour eux, une offense. Il y a les livres vivants, qui vont bien, et les autres, qui se retrouvent au pilon, ou vendus à l'étal d'un bouquiniste, offerts à la bibliothèque d'une prison ou d'un hôpital. Le livre en souffrance n'est pas vraiment mort mais il est moribond, l'absence d'attention des lecteurs et des libraires lui fait mal."  

Le personnage d'Emma attire l'attention par son questionnement sur le quotidien et ses nombreuses références aux romans d'amour. Une autre Emma Bovary, en somme? Non, une quinquagénaire qui rit d'elle-même mais dont la justesse des propos n'est pas toujours présente.Ses analyses sont trop succinctes au profit de l'histoire d'Amour.Mais le titre nous en avertissait déjà.

Pour ma part, j'aurais aimé plus de détails dans les analyses littéraires et moins de lettres sur le quotidien de chacun des personnages. Néanmoins,j'ai passé un bon moment de lecture.

Merci aux Presses de la cité et à Suzanne     pour cet envoi.

Livre traduit de l'italien par Françoise  Brun.

Livre lu dans le cadre de mon

                                                                    

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vendredi, 08 mai 2009

Lire

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Je suis plongée dans la lecture du magazine Lire de ce mois-ci spécial Italie!
Un numéro consacré au meilleur de la littérature italienne de Dante à nos jours. Le dossier est très intéressant et instructif dans le cadre de mon défi de littérature italienne, cela me donne envie de relire les classiques italiens .
Je me suis inscrite à des cours de langue italienne pour pouvoir lire les oeuvres en italien, cours par correspondance, bien entendu! Je ne connaissais que le dialecte sicilien.
Floc'h a illustré la couverture de ce numéro 375, il y représente la célèbre Villa Malaparte, située à Capri, qui surplombe le golfe de Salerne.
Cette villa fut le lieu du tournage du film Le Mépris ,adaptation de l'oeuvre de Moravia par Jean-Luc Godard avec Brigitte Bardot et Michel Piccoli.

samedi, 02 mai 2009

En passant...

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(Le temps des gitans ,opéra d'après l'oeuvre de Kusturica)
Pour le premier mai,on décide de s'aérer, on prend la route vers Lille. Direction le zoo et puis juste à côté la foire...Quelques tours et au détour d'un manège, je t'aperçois...Toi l'enfant que j'accompagne, toi le forain. Celui qui progresse, celui  qui m'émeut dans ses copies. Je t'observe discrètement, j'essaie de comprendre encore mieux ton quotidien. Tes journées sont rythmées par la construction des manèges, leur réparation, la joie que tu offres aux  enfants de ton âge tandis que toi tu travailles, ta caravane, la joie dans ton camp, ton sourire malicieux...
Je comprends la distance entre ton monde et celui que l'on t'impose, j'admire ta  liberté et ton courage .
Je repense au livre d'Alice Ferney  Grâce et dénuement.
Depuis ma chambre bleue, les yeux rivés sur tes copies, je n'oublie pas ton monde à toi,celui que tu offres à ta "maîtresse gadjo".Je suis si fière de toi.
Bonne route...

Découvrez Raphaël!