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dimanche, 11 octobre 2009

Quelque chose en lui de Bartleby de Philippe Delerm.

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M. Spitzweg est un "'banal" employé de La Poste. Il vit modestement à Paris, une vie très calme. C'est un contemplatif; il semble d'une autre époque, il aime prendre le temps de regarder, de marcher dans Paris. Comme son auteur, il a le plaisir des choses simples (un café sur une terrasse), voyager à travers les livres, pique-niquer au bord de la Seine.
Malgré tout, M. Spitzweg va créer son blog; d'abord sous son propre nom, ce qui n'attirera que quelques collègues puis sous le titre "antiaction.com". Arrive alors une pluie de messages variés mais surtout de beaucoup d'admiratrices. Son site fera même le sujet d'une chronique sur France-Inter et pour finir d'une offre de contrat pour la publication de son histoire.
Je suis toujours en admiration devant la plume de Philippe Delerm. J'ai aimé les déambulations parisiennes d'Arnold Spitzweg, cet "archétype de l'homme moyen, banal, interchangeable." 
 En médiocre voyageur, il nous offre le plaisir de voir le temps passer, véritable anachronisme parisien.Il connaît "son pays mental", s'appuie "sur le coussin des jours" et évoque la banalité du quotidien avec beaucoup d'humour et de finesse.C'est un homme vélléitaire, à la manière de Bartleby (Melville) ou encore de Frédéric Moreau(L'Education sentimentale de Flaubert). Le roman s'ouvre sur une évocation du film de Woody Allen Manhattan, que j'ai revu en parallèle de ma lecture. Arnold est heureux de pouvoir mettre en lumière "son Paris".
J'ai aimé ce roman mais il m'a semblé court, aussi courts que puissent être les billets d'un blog. Je pense intimement que Delerm a survolé volontairement cette question de l'écriture blogguesque pour nous offrir des pépites sngulières du minimalisme positif qui lui est propre.
 Et toujours, au hasard des lignes, des jolis moments de poésie:
"La vie nous tient en laisse, mais nous donne parfois comme un bonheur de labrador: on ne détache pas le lien: on le porte insolemment, c'est presque mieux que la liberté pure."

"Pour sa part, Arnold ne trouvait pas d'antinomie entre sa disposition à vivre des petites bulles de temps arrêté et le désir de les prolonger, de les authentifier avec des mots. Peut-être parce qu'il ne pouvait prétendre au style ? Il posait les mots comme ils lui venaient sans réel effort et sans recherche. Il éprouvait à l'inverse des grands écrivains voués au silence la délicieuse sensation de multiplier le pouvoir du présent par la tentation de le dire."
Et puis, j'ai aimé les clins d'oeil au fils...Vincent...L'Heure du thé...
Découvrez la playlist Vincent avec Vincent Delerm

Commentaires

faudra quand même que tu m'en fasses lire un un jour...

Écrit par : AudreyV | dimanche, 11 octobre 2009

je sais déjà que j'aimerai...mais je l'ai cherché en vain à la mediathèque samedi...la prochaine fois! et tu regardes manhattan aussi? ah woody...moi j'ai "interieurs " à regarder!!! bises!!

Écrit par : bel gazou | lundi, 12 octobre 2009

@ Audrey: Je ne suis pas certaine que le style Delerm te plaise, mais je te conseille Premières gorgées de bière et autres plaisirs minuscules.
@ Bel-gazou:Je suis une grande fan de Woody Allen et... Truffaut!

Écrit par : Mirontaine | mardi, 13 octobre 2009

Mirontaine, quel plaisir de te revoir régulièrement sur ton blog.Moi, ça m'a donné envie de découvrir ce livre de Philippe Delerm.Je ressens souvent les livres comme toi et je vais me lancer.

Écrit par : christine | mardi, 13 octobre 2009

@Christine: Merci;) Tu ne seras pas déçue par cette lecture alors! Es-tu bloggueuse?

Écrit par : Mirontaine | samedi, 17 octobre 2009

J'entends beaucoup parler de ce roman, notamment à la télé, le sujet semble original et ne peut que me toucher, (un blog!) ;-)

Écrit par : emilie | mardi, 20 octobre 2009

@Emilie: Merci de ta visite :) le thème nous interpelle en effet ;)

Écrit par : Mirontaine | mardi, 20 octobre 2009

Les commentaires sont fermés.