Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 30 novembre 2009

L'Echappée belle d'Anna Gavalda

gavalada 003.jpg
Un petit roman d'Anna Gavalda comme au bon temps de Je l'aimais ou encore d'Ensemble c'est tout ...
Je suis partie en voyage avec la fratrie: Garance et son ton acerbe, Lola un peu déboussolée, le gentil Simon, et Carine la belle-soeur "casse bonbon". On les accompagne le temps d'un voyage, le temps d'un mariage ou plutôt le court instant de la fuite, de l'échappée...celui qui permet aux frères et soeurs de se retrouver, d'échanger à nouveau sur les plaisirs de l'enfance et de rejoindre Vincent, guide dans un château de la campagne tourangelle.
Gavalda nous offre un bon moment de légèreté. La narratrice Garance est amusante et on entre très vite dans cet univers joyeux et mélancolique. Les dialogues sont des pépites de drôleries. Sous couvert d'une fausse simplicité, Gavalda offre une joyeuse critique de notre société consumériste.
Un petit roman aérien, fantaisiste, sarcastique ...bref échappez-vous en écoutant la voix chuchotante de Garance !
Roman paru en 2001, réédité chez Le Dilettante. 
Merci à Christine pour le prêt.
 

jeudi, 26 novembre 2009

La Tournée d'automne de Jacques Poulin

Novembre 2009 005.jpg
(Marque page réalisé par Katell)
 
Une tournée d'automne ou plus exactement celle qui précède...la dernière soit disant pour le Chauffeur. Dans son bibliobus, il entreprend la tournée des villages de la Côte Nord québecquoise. Il est âgé, un peu usé comme son vieux bus mais aime à faire partager son plaisir de la lecture à des gens passionnés.
Il est un peu las...mais très vite il rencontre Marie, une femme aux cheveux gris. Cette femme douce est  la "bonne maman" d'une troupe de saltimbanques et de musiciens français. C'est une très jolie rencontre et un beau périple  tout en douceur et poésie. Un nomadisme tranquille s'installe entre Marie et Le Chauffeur amoureux tous les deux des chats et de la nature.
L'écriture est simple, sans fioriture. On apprend beaucoup auprès  de ces deux individus à l'automne de leur vie.
Katell souhaitait me faire partager la poésie de cet auteur. Ce livre fut commenté dans le cadre du blogoclub de lecture en Septembre et j'avais manqué ce rendez-vous. Je suis ravie et charmée par ce petit roman qui évoque avec douceur la passion des livres, des chats et de la nature. J'ai aimé la caractère mystérieux du Chauffeur, sa dépersonnalisation par l'auteur et puis la beauté des paysages québecquois.
 " C'était un petit camion Ford de deux tonnes. Il avait beaucoup roulé, il était vieux, mais on ne lui aurait pas donné son âge. De couleur gris ardoise, il avait fière allure avec ses formes arrondies, ses rideaux aux fenêtres et le mot Bibliobus peint en blanc sur le côté.
Il ouvrit une des portes arrière, abaissa le marchepied et monta à l'intérieur...Après toutes ces années, le charme opérait toujours: sitôt la porte fermée, on se trouvait dans un autre monde, un monde silencieux et réconfortant où régnaient la chaleur des livres, leur parfum secret et leurs couleurs multiples, parfois vives, parfois douces comme le miel."
" Les livres sont comme les chats, on ne peut pas toujours les garder. "
 
"Il ouvrit la fenêtre pour mieux entendre la musique. C'était une petite musique de fanfare avec des cuivres et des tambours. Il se pencha au dehors, mais elle venait de l'autre bout de la terrasse Dufferin. Comme le temps était beau, il décida d'aller voir."

 

Merci à Katell pour cette belle découverte.

Roman publié chez Babel.

 

Un peu de douceur...

Nestor.jpg
Juste un peu de douceur entre deux lectures en compagnie de mes chats...

dimanche, 22 novembre 2009

Le Temps des miracles d'Anne-Laure Bondoux

temps des miracles.jpg
Quatrième de couverture: Lorsque les douaniers m'ont trouvé, tapi au fond d'un camion à la frontière française, j'avais douze ans et j'étais seul. Je n'arrêtais pas de répéter:
"jemapèlblèzfortunéjesuicitoyendelarépubliquedefrance."
Je ne savais pas que mon passeport était trafiqué, et en dehors de ces quelques mots, je ne parlais que le russe. Je ne pouvais pas expliquer comment j'étais venu du Caucase jusqu'ici, dans le pays des droits de l'homme et de Charles Baudelaire. Surtout, j'avais perdu Gloria. Gloria Bohème, qui s'était occupée de moi depuis que ma mère avait disparu.Avec elle, j'avais vécu libre, malgré la guerre, malgré les frontières, malgré la misère et la peur. Elle me manquait terriblement, mais j'ai toujours gardé l'espoir de retrouver cette femme au cœur immense, qui avait le don d'enchanter ma vie. Une histoire d'exil bouleversante sur la vérité, le mensonge et la quête du bonheur.
Voici l'histoire de Koumaïl. Le parcours d'un enfant clandestin qui va fuir le Caucase.C'est l'histoire d'un exil en compagnie de Gloria Bohème. Tous deux sont inséparables. Gloria a recueilli l'enfant lors d'un accident de train, elle souhaite qu'il retrouve sa maman, Jeanne Fortuné, en France. Mais le talent d'Anne-Laure Bondoux est tel que ce périple, si difficile soit-il, est teinté de tendresse. C'est un formidable roman sur la clandestinité et l'exil qui mériterait d'être étudié en classe.
Je ne veux pas en dire plus car ce livre renferme beaucoup de secrets. Il est fait de rencontres, de personnages très poignants notamment sur le monde tzigane qui le recueille...On suit Koumaïl avec son atlas vert ,on parle  du froid, de la neige, de la faim mais aussi d'un samovar et son thé bouillant, d'un violon sans cordes, des histoires de Gloria lors du coucher. Cette histoire de l'enfance comme un rituel dont Koumaïl ne se lasse pas. 
 
On referme ce roman avec une grande émotion en gardant à l'esprit  cette rage d'avancer, envers et contre tout, vers la France, vers un lendemain meilleur.
Le périple continue, il faut avancer, garder l'espoir comme seul remède contre le désespoir.
"Chacun de nous cohabite avec ses fantômes, je le sais, et il ne faut pas trop les déranger, sous peine de réveiller les chagrins qui nous labourent la poitrine. Mieux vaut se contenter du présent tel qu'il est, dans notre refuge, avec le thé bouillant du samovar, et l'envie d'avancer vers d'autres horizons."
"Il faut bien inventer des histoires pour que la vie soit supportable, pas vrai?"
"Mon insouciance d'enfant fait un rempart solide entre moi et l'inquiétude."
Roman publié chez Bayard jeunesse, la couverture est magnifique!

vendredi, 20 novembre 2009

Le TAG de l'automne

tag automne.jpg

 Clarabel m'a tagguée pour révéler les sept choses qui rythment mon automne:

1-Boire du thé en grande quantité: Roobïos,thé Mu, remèdes Elfiques des jardins de Gaïa , Marco Polo chez Mariages frères...

2-Préparer le défi de littérature classique de Mariel en me concentrant sur les grandes oeuvres théâtrales.

3-Prendre des notes dans mes petits carnets au fil des lectures.

4-Apprendre à connaître une gentille fée rouennaise.

5-Travailler sur mon projet d'études en littérature de jeunesse et les enfants du voyage.

6-Accompagner un petit korrigan dans la découverte de l'alphabet.

7-Sauter, à pieds joints, au dessus des boucles du fil de la vie, en souriant ...^_^ et pouvoir refermer une parenthèse prochainement.

Je passe la parole à CHARLOTTE CHARLES si elle le souhaite!

mercredi, 18 novembre 2009

Quitte ta mère de Jeanne Benameur

Benameur 003.jpg
Quand on est tout pour sa mère, est-ce que ce n'est pas trop? C'est à Bastien qu'il faut le demander. Lui que bien de ses copains pourraient envier. L'année de ses treize ans, le vent souffle: c'est lui qui va décider de sa vie. Les vacances chez son grand-père, loin de Paris, bouleversent les choses. Cette année-là, Bastien sent que son grand-père a besoin de lui. Sa mère le comprendra-t-elle?
J'avais très envie de retrouver la belle plume de Jeanne Benameur. Le titre de ce roman m'a interpelée...L'amour fusionnel entre Bastien et Louise sa mère est très fort, le papa n'est plus à la maison.
"Il faut du temps pour que ça revienne la fête, quand on n'est que deux. Peut-être que dans les familles quand on est nombreux, ça va plus vite. Ici c'est plus dur. Mais tout ce qui se passe a lieu vraiment." 
L'histoire qui se tisse entre la mère et l'enfant avec un chapitre où les voix se répondent en écho  est pleine d'émotion. La relation entre Bastien et son grand-père Grégoire , ancien marin, amoureux des bateaux est très forte. L'enfant va aider son ascendant qui noie sa solitude dans des breuvages étourdissants. Grégoire lui rappellera l'amour intense que sa mère lui porte quand son petit fils décide de rester auprès de lui à la Rochelle.
"-Ah tu es vraiment tout pour elle, ça, on peut le dire!
-Oui mais des fois, tout , c'est trop!"
Cet été offrira de belles rencontres à Bastien, loin de son ami Yassine . J'ai aimé Anne ,la petite voisine, son portrait est magnifique.
Ce roman est poignant, très beau, on voyage le temps d'un été au milieu des bateaux, des paroles rassurantes du grand-père, ses propos acerbes sur les vacanciers, les petits mots de Bastien dans le pot au fond du jardin , des pensées de Louise...
"Louise a roulé longtemps. Elle n'a pas choisi sa route. Quand on perd l'enfance de son fils, on peut rouler jusqu'à ce que la nuit tombe. Il n'y a pas de fatigue. C'est au delà. Un épuisement et sentir soudain qu'on a le droit de pleurer  aussi comme une petite fille, même devant cet être-là, son fils maintenant. C'est une douleur et un grand soulagement .
Comment s'est-elle retrouvée devant la mer, à l'endroit précis où un garçon si maladroit lui avait fait ,un jour,une déclaration d'amour qu'elle n'avait pas comprise, il y  a si longtemps?
Elle sourit. Elle regarde l'horizon. Il est à tous. A son fils aussi maintenant."

 

Roman publié aux éditions Thierry Magnier.

 

Challenge-Jeanne-Benameur.jpg


 
 

lundi, 16 novembre 2009

Mange, prie , aime d'Elizabeth Gilbert

mange, prie, aime 003.jpg
(Carte provenant du Népal)
J'ai lu la critique de Cathulu à la sortie du livre et pourtant il a attendu un certain temps sur ma PAL, avant que je ne l'ouvre.
Sa couverture peut laisser entendre qu'il s'agit d'un roman léger, d'un roman féminin mais il n'en est rien.
J'ai passé un bon moment de lecture en compagnie de cette femme qui décide de changer de vie à trente et un ans alors qu'elle semble posséder tout ce qu'une Américaine souhaite obtenir: un mari, une maison, une carrière. A l'heure où la question de la venue d'un enfant se pose, Elizabeth décide de ne pas devenir maman et de divorcer. Elle est alors rongée par l'angoisse, le doute et l'insatisfaction.
Désemparée, elle décide de tout plaquer. Elle part seule à travers le monde et choisit trois destinations: l'Italie, l'Inde et l'Indonésie. Cette femme veut choisir sa vie et nous la suivons dans ses pérégrinations et ses merveilleuses rencontres.
J'ai aimé ce livre même s'il ne renferme pas une grande  qualité  littéraire mais pour l'interrogation qu'il sucite et le message qu'il délivre.
"La vie d'une femme est un vaste continent sur lequel plane l'ombre d'une épée." Virginia Woolf.
Son voyage en Italie , propice à l'hédonisme,apprend beaucoup sur l'histoire de la langue italienne, sur Rome décrite telle une vieille dame et sur la Sicile.
"Celui qui n'a pas vu la Sicile ne peut pas avoir une idée claire de ce qu'est l'Italie". Goethe.
"Je grimpe jusqu'à mon appartement, au quatrième étage, seule. J'entre dans mon minuscule studio, seule. Je ferme la porte derrière moi. Un autre coucher solitaire à Rome. Une autre longue nuit de sommeil devant moi, avec personne ni rien dans mon lit, sinon un tas de guides de conversation et de dictionnaires italiens. Je suis seule, toute seule, complètement seule. En interceptant cette réalité, je lâche mon sac, je tombe à genoux et j'appuie mon front contre le sol. Là, avec ferveur, j'adresse à l'univers une prière de remerciements".
En Inde, Elizabeth apprend la méditation et le yoga dans un ashram et s'adonne à une quête spirituelle.Elle ne veut plus être Madame Moulinaparoles poursuivie par ses soeurs Blablas. Le roman se poursuit sur un ton plus sobre et une atmosphère différente.
"Cela dit, quelle est la bonne heure du jour, ou de la vie, pour rester assise sans bouger et détachée de tout ? Quelle est l'heure où il n'y a pas quelque chose qui bourdonne autour de vous, qui tente de vous distraire et de vous faire sortir de vos gonds ? Aussi ai-je pris une décision, inspirée une fois encore par mon guru, selon laquelle nous sommes tous appelés à devenir les savants de notre propre expérience intérieure. Je me suis dit que j'allais tenter une expérience. Et si pour une fois je m'y collais ?".
Elle renoue avec une vie sociale en Indonésie où elle va s'ouvrir de nouveau au monde,à la misère de la population indonésienne et à sa richesse d'esprit. Elzibabeth s'interrogera alors sur les désirs de l'ego et le sens du mot bonheur.
Les gens ont tendance à penser universellement que le bonheur est un coup de chance, un état qui leur tombera peut-être dessus sans crier gare, comme le beau temps. Mais le bonheur ne marche pas ainsi.Il est la conséquence d'un effort personnel. On se bat, on lutte pour le trouver, on le traque, et même parfois jusqu'au bout du monde. Chacun doit s'activer pour faire advenir les manifestations de sa grâce.  Et une fois qu'on  atteint  cet état de bonheur, on doit le faire perdurer sans jamais céder à la négligence, on doit fournir un formidable effort et nager sans relâche dans ce bonheur, toujours plus haut, pour flotter sur ses crêtes.
 Avec beaucoup d'humour et d'auto-dérision, l'auteur invite à la réflexion sur des sujets très profonds, on en oublierait presque le côté très extravagant des américains.Elizabeth Gilbert offre quelques beaux portraits de personnages très attachants.
Roman traduit par Christine Barbaste.
                                                                     

jeudi, 12 novembre 2009

Lulu femme nue d'Etienne Davodeau

002.JPG
 Je ne lis pas souvent de BD, pourtant j'avais très envie de lire Lulu femme nue d'Etienne Davodeau aux éditions Futuropolis .
Lulu a quarante ans, trois enfants , un mari et une maison. Suite à un entretien d'embauche non concluant, elle prend la route. Ses amis ne comprennent pas cette fuite. Qu'est-il arrivé à leur "Lulu" si effacée, si tranquille?
Arrivée sur la côte, elle semble enfin libérée. Mais ce qui lui arrive vraiment, tous ses proches ne le savent pas. Quelques temps plus tard, l'un deux, Xavier, prend la parole et raconte ce qui est arrivé à Lulu durant ses semaines d'escapade, ses rencontres, son état d'esprit, sa nouvelle vie.
Davodeau fait le portrait d'une femme lasse, empêtrée dans un quotidien ordinaire.Au fil de son aventure, l'héroïne devient belle à sa manière. Les sourires illuminent un visage éteint, sa nouvelle liberté lui permet de sortir de l'ombre dans laquelle elle s'enfermait dans le passé. J'ai aimé les tons sables des différentes planches.

Cette BD relate la renaisance de Lulu, l'impuissance face à sa propre vie et cette volonté d'en changer. Lulu est le miroir de tous ces gens qui ne sont jamais allés jusqu'à s'enfuir et recommencer leur vie.
Cette BD est un hymne à la liberté, à l'émergence d'une femme, à sa quête du bonheur.
lulu.jpg
(Copyright Etienne Davodeau)
 
 le blog de Lulu  , le livre 2 sortira le 12 Mars 2010.
Merci C-sil.

Balade automnale...avec Bobin.

Parc automne.jpg
                                      
     "Une goutte d'or glisse du feuillage de l'arbre du paradis jusqu'au fond de l'âme insouciante".
       "Les livres sont la résidence secondaire de l'âme.Quand elle pousse les volets de papier contre le mur, une lumière entre partout dans la pièce."
Christian Bobin, Les Ruines du ciel.
ruines-du-ciel.jpg
Les ruines du ciel c'est autour d'un événement - la destruction de Port-Royal par Louis XIV - et d'une idée : retrouver dans les ruines de la société actuelle « les signes d'une vie heureuse, toujours possible », que l'auteur fait s'entrecroiser des portraits du XVIIe (Saint François de Sales, Saint-Cyran, Pascal, Racine, etc.) et du XXe siècle (Dhôtel, un clochard, Genet, le grand-père de l'auteur, etc.). Leurs rencontres, leurs paroles, leurs visions tissent une tapisserie lumineuse, pleine d'espérance pour notre siècle en ruine.Il est difficile de commenter un livre de Christian Bobin, je pense qu'il est préférable de le lire tout simplement et prendre le temps de s'interroger sur chacun des aphorismes.
"Il y a toujours dans un livre, même mauvais, une phrase qui bondit au visage du lecteur comme si elle n’attendait que lui."
Comme toujours, beaucoup d'émotion à la lecture de ce dernier Bobin , un beau livre sur la grâce, la chute de la transcendance actuelle et l'éloge de la lumière.
Une belle interview de l'auteur ici:

vendredi, 06 novembre 2009

Swap au long cours

 

Troisième rendez-vous du Swap au long cours organisé par Bladelor: l'Automne! Ma saison préférée...

Katell ma binômette m'a amplement gâtée! La maison s'est réchauffée des parfums, couleurs et saveurs d'automne à l'arrivée du colis.Ce swap au long cours ponctue chaque saison d'une immense joie.

Côté lectures: La Tournée d'Automne de Jacques Poulain,La Passion  selon Juette de Clara Dupont-Monod, Novembre de Flaubert, Je voudrais tant que tu te souviennes de Dominique Mainard, Autumn de Delerm (le seul que je n'avais pas dans la bibliographie de cet auteur!), Légendes d'Automne de Jim Harrison.

Pour le petit korrigan: Maintenant que tu sais d'Anne Crausaz...un bijou cet album jeunesse!

De bons moments de lectures en perspective pour ces belles soirées d'automne,des feuilles des berges du Trieux plastifiées en guise de marque-pages, les pieds dans mes chaussons tout doux, un thé Roobios Halloween succulent, des chocolats à gogo,des bulbes à planter, des senteurs de cannelle, orange, deux petits savons qui s'ajoutent à ma collection, des fruits décoratifs ...Une profusion de saveurs, d'odeurs et de délices!!!

swap automne 002.jpg

UN IMMENSE MERCI KATELL!

Merci à notre gentille organisatrice Bladelor.

Swap au long cours.jpg

jeudi, 05 novembre 2009

Céleste de Gaëlle Callac et Marie Desbons

des allu.jpg
(Photos issues du site de Marie Desbons)

L'histoire en quelques mots :

 

Céleste, une jeune allumette ne rêve que d'une chose : briller.
Après avoir songé aux moments merveilleux qu'elle pourrait vivre,
elle sort enfin de sa boîte.
L'avenir lui réserve bien des surprises et sa route n'en sera pas moins lumineuse.

"Céleste, Une étoile dans la nuit" est un hommage au célèbre conte d'Andersen :
"La petite fille aux allumettes".
Cette histoire est celle de la dernière allumette qui illumina la vie de la fillette.
des celles.jpg

L'album se présente comme une boîte d'allumette avec un étui,
les grattoirs sur les tranches
et l'intérieur de la boîte représentée sur la couverture du livre .

des celeste.jpg
J'ai adoré cet album! L'intertextualité avec le conte d'Andersen est judicieusement trouvée. Les illustrations de Marie Desbons sont belles, si douces, j'aime beaucoup son univers de création.Et puis on s'attache vite à cette petite allumette Céleste!
desbons allumette.jpg
 
                     
                
Merci mon frère pour ce beau cadeau.

 

 

mardi, 03 novembre 2009

Boris Vian

Vian 007.jpg
Ce mois-ci, nous avions rendez-vous avec l'auteur Boris Vian dans le cadre du Blogoclub de lecture.
J'avais un bon souvenir de L'Ecume des jours mais je ne souhaitais pas relire cette oeuvre actuellement.
J'ai donc emprunté le recueil des oeuvres de Vian et parcouru les préfaces afin de déterminer mon choix, je me suis intéressée à L'Arrache-Coeur.
Jacquemort, un psychiatre, est à la recherche de sujets à psychanalyser. En arrivant dans un village, il entend des cris et se précipite à l’intérieur d’une ferme. Il aide Clémentine, une jeune femme au caractère hargneux, à accoucher de "trimeaux" . Il libère ensuite le mari, enfermé depuis des mois par sa femme, qui lui reproche les douleurs de l’enfantement.Ce dernier construit un étrange bâteau. Par la suite, s’installant chez ses hôtes, il découvrira en Clémentine, une mère de plus en plus étouffante pour ses enfants, et au village, les horreurs les plus abjectes : la foire aux vieux, les jeunes apprentis frappés jusqu’à la mort, le curé malmené, lui-même n’étant pas sans reproche. Chacun se libérant de sa honte en la confiant à un homme, La Gloire, contre de l’or qu’il ne peut utiliser.
J'avoue avoir eu quelques difficultés à poursuivre ma lecture, tant le roman est truffé d'horreurs. Boris Vian met en scène des personnages sombres en dénonçant le caractère manichéen et lugubre de chacun. Je n'ai pas retrouvé la poésie de L'Ecume des jours, le style est fort singulier,mêlant néologismes et figures de style mais ma lecture fut laborieuse et ce roman est devenu pesant. J'apprécie la dénonciation de l'auteur pour les travers de la société, de la religion, de la psychanalyse mais ce roman ne m'a pas emportée. J'attendais beaucoup plus de L'Arrache-Coeur, notamment sur la relation de Clémentine à ses enfants.
Je pense néanmoins poursuivre avec les nouvelles de Boris Vian ou la relecture de L'Ecume des jours car ce roman m'a laissée perplexe.
Vian.jpg
Tous les avis sur cette lecture autour de Boris Vian sont chez Sylire et Lisa.Rendez-vous le 1er Janvier avec l'Italie à l'honneur pour le titre de Primo Levi Si c'était un homme.
                                  blogoclub