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mercredi, 28 avril 2010

Les Aimants de Jean-Marc Parisis.

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100 pages pour un jeu de l'oie amoureux... le lieu: Paris, ses ruelles, ses bars...un "Gatsby de banlieue", étudiant à la la Sorbonne, futur journaliste et puis elle, Ava, la Parisienne et ses livres. Elle oublie son âge à l'épicerie du temps.
"Elle couvrait ses livres de papier cristal, en les tournant, les retournant, comme une mère lange un nouveau-né. Puis elle les alignait dans sa bibliothèque tels des soldats prêts au rapport. Les livres divulguaient bien des choses si on savait les interroger. Ses enquêtes la menaient dans les marges  blanches, qu'elle annotait de sa fine écriture de gauchère, sur les rives de l'abstraction, dans le chant des mots qui n'ont plus rien de réel que les mystères qu'ils soulèvent. Dangereux mystères qui empêchent souvent la vie à vivre, parce qu'ils la négligent ou s'en vengent. Derrière ses baies vitrées plein sud, Ava jardinait son âme en altitude. Elle s'isolait et s'exaltait dans cet appartement qui sentait la rose et le vétiver. C'était une prison et un paradis."
Double de la Nadja de Breton, ensemble ils vont évoluer dans le Paris des années 80 pour tisser une histoire d'amour puis d'"anamour". On s'échappe avec cet homme qui se souvient de cette magnifique histoire, du sentiment amoureux à celui d'amitié, de cet amour parfait. L'amour se délite, la chair exulte et la mort l'emporte.

"Mort, où est ta victoire? Dans l'ironie."

Jean-Marc Parisis a réussi à m'emporter avec l'histoire de ses deux "aimants", notamment dans la deuxième partie où l'écriture semble beaucoup plus dense et poétique. Après la perte, toute la relation prend son sens. Ce roman est tout aussi magnétique que son titre.

Publié chez Stock.

                    

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Commentaires

Joli billet sur un livre magnétique, comme tu dis! Je ne connaissais pas cet auteur!

Écrit par : Mango | mercredi, 28 avril 2010

Je l'ai découvert sur le plateau de La Grande librairie, j'étais intriguée par ce personnage aux allures de Gainbourg. Le thème me plaisait alors j'ai sauté sur l'occasion en médiathèque.C'est une belle plume.

Écrit par : Mirontaine | mercredi, 28 avril 2010

La grande librairie! Voilà où je l'ai vu et trouvé assez séduisant, je dois l'avouer...
Ton billet me donne envie de lire le roman d'autant que parisienne de naissance et de coeur , j'aime beaucoup lire de belles histoires qui s'y déroulent.

Écrit par : christine | jeudi, 29 avril 2010

La grande librairie: un refuge pour sexy men?!;)
J'ai beaucoup aimé l'histoire, ce court roman se lit très vite et l'époque m'enchante!Et puis Paris...ah comme j'ai envie d'y retourner!

Écrit par : Mirontaine | vendredi, 30 avril 2010

Si c'est une belle plume, je note. :))

Écrit par : Leiloona | vendredi, 30 avril 2010

Tu verras le style est beaucoup plus poétique dans la deuxième partie.

Écrit par : Mirontaine | vendredi, 30 avril 2010

Me voici me voila!
Concernant ton ton addiction à Gainsbourg.. j'en souffre également !

Je note ce livre.

Écrit par : clara | vendredi, 30 avril 2010

Je redécouvre ses chansons avec plaisir cette semaine! j'ai même l'envie de me plonger dans sa biographie repérée chez Bel-Gazou .

Écrit par : Mirontaine | vendredi, 30 avril 2010

Je suis très intriguée par ce livre...

Écrit par : Moka | dimanche, 02 mai 2010

Il m'intriguait également et je me suis laissée séduire par le style de l'auteur. Il se lit très vite.

Écrit par : Mirontaine | dimanche, 02 mai 2010

Je l'ai lu! et comme toi je l'ai beaucoup aimé. J'ai retrouvé l'ambiance du Paris des années quatre-vingt où j'ai fait mes études,et j'ai cherché à retrouver dans ma mémoire des personnes croisées. J'ai relevé un beau passage sur les souvenirs longtemps partagés. Un grand merci pour ton billet qui m'a incité à le lire !

Écrit par : christine | mardi, 25 mai 2010

Chouette, je suis ravie! J'ai bien aimé la référence au bistro "Le théâtre du chien qui fume"! La deuxième partie est palpitante.

Écrit par : mirontaine | mardi, 25 mai 2010

Les commentaires sont fermés.