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mardi, 28 septembre 2010

L'Arbre du père de Judy Pascoe.

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Simone, 10 ans, vient de perdre son père. Elle imagine que le Flamboyant situé à côté de sa maison, lui parle. C'est l'esprit de son papa qui s'adresse à elle. La famille troublée par la perte du pilier fort se persuade  de cette communication avec le défunt. Simone trouve les réponses à ses questions en se nichant au creux de l'arbre. Elle épie sa maman et sa nouvelle relation avec cet homme, le plombier. Celui qui conseille d'abattre l'arbre car il devient trop envahissant.

Judy Pascoe décrit formidablement tout le travail du deuil, de la perte. Le roman prend un petit air fantastique lorsqu'une branche nommée "langue de vipère" tombe dans la chambre, le lendemain de la venue du plombier. L'arbre transcende toute la famille, ses croyances, ses faiblesses.

Il faudra une autre force de la nature pour trouver une solution à l'envahissement de l'arbre dans la maison et dans la vie de chacun des membres de cette famille.

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Etrangement, je suis allée voir le film de Julie Bertucelli avec Charlotte Gainsbourg et j'ai lu ensuite le roman de Judy Pascoe. J'étais très enthousiaste en sortant de la salle. Le film est magnifique, c'est une véritable ode aux forces de la nature. J'ai frémi lors de la scène de tempête. Je trouve que le roman va encore plus loin en nous dévoilant l'adolescence de Simone. Certains passages sur l'orage m'ont rappelé celles de Batailles dans la montagne de Jean Giono.

"On aurait dit un épisode biblique dans un jardin de banlieue, comme la femme qui s'était transformée en statue de sel ou la tour bavarde qui s'était effondrée, ou la division de la mer Rouge. Je ne savais pas laquelle mais c'était tout aussi puissant."

La maman de Simone est sauvée par son instinct de vie.Si elle s'était résignée, elle n'aurait pas vécu. Elle entre dans cette relation étrange et surnaturelle avec l'arbre mais elle garde un pied dans la vie réelle.

J'ai tenté de lire ce roman en VO pour mon challenge mais mon niveau d'anglais n'a pas permis de relever les particularités de style. C'est un très beau roman et une belle adaptation cinématographique.

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 Merci à Anne Berton pour la traduction.

mercredi, 22 septembre 2010

Le Grand désordre de Kitty Crowther.

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Le Mercredi, j'aime beaucoup accorder plus de temps à un illustrateur jeunesse et mettre à l'honneur un album. Chaque soir, le rituel de lecture est un moment de complicité partagée avec le Petit Korrigan. Aujourd'hui, je lui ai lu cet album de Kitty Crowther.

Née malentendante, Kitty Crowther a toujours souhaité écrire et illustrer des livres pour les enfants. Ses livres sont comme des fenêtres sur le monde. Durant son enfance, Kitty passe toutes ses vacances en Zélande, aux Pays-Bas, dans un petit port de plaisance: Veere. Ce lieu est celui de l'éveil à la nature.

Dans Le Grand désordre, l'histoire semble simple. Pourtant, une belle leçon de philosophie surgit au fil des pages. Emilienne vit seule, avec son chat Daguerréotype. Chez elle c'est le grand désordre. Chaque objet semble avoir une vie et tous sont magnifiquement personnifiés par des petits êtres sombres. Elle semble heureuse dans ce capharnaüm jusqu'au jour où sa voisine Sylvania lui fait la morale: "Emilienne, ça fait sale".

Sylvania est une obsédée de la propreté. Elle range, nettoie, astique du matin au soir. Emilienne pousse quelques soupirs. Elle se plonge alors dans le livre des soupirs offert par mère-grand. Elle apprend qu'au delà de huit soupirs, le rangement et le ménage s'imposent.

Tandis qu'elle commence à s'affairer, une odeur de mer monte par la fenêtre...

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"En pensant à la mer, elle réfléchit aux raz-de-marée.
« Oui, c’est comme chez moi, pense Emilienne.
Quand la marée descend, elle laisse des choses et d’autres sur le rivage.
Peut-être que la mer vient jusqu’ici la nuit sans que je le sache. "

Il faut de l'ordre alors elle commence par ranger ses livres. Ce passage est sublime:

"Bon alors, je commence à rassembler les livres, ceux avec les images d'un côté et ceux où il n'y en a pas de l'autre. Ceux-là, je les mets sur l'étagère la plus haute. Avant de les placer, avec un chiffon doux, je les caresse un à un, cela prend du temps... Mais est-ce que cela ne prend pas encore plus de temps d'écrire ? Quelle énergie dans les livres !

grand_desordre_extrait_4La poussière se détache toute seule. Les livres dont les couvertures me plaisent, je les garde près de mon lit, pour les regarder longtemps. Les images que je préfère sont celles où je ne comprends pas grand-chose, mais, à force de les déchiffrer, je finis par leur donner un sens. Celles qui sont les plus mystérieuses m'attirent.

Lorsque Daguerréotype revient enfin, Emilienne s'est endormie au milieu des livres éparpillés ici et là. "

 Emilienne s'autorise malgré tout une balade car il fait bien trop chaud pour rester enfermée. J'ai bien aimé l'importance accordée aux objets. Kitty donne une présence consciente de chaque objet avec ses petites créatures. Ce livre est foisonnant et l'enfant ne se lasse pas de découvrir des petites pépites de drôleries au fil des pages. Le désordre devient une philosophie de vie. Ranger c'est faire place nette, c'est remettre de l'ordre dans la vie pour Emilienne et une façon d'annoncer le renouveau.

Emilienne accorde plus d'importance à l'oisiveté, la compassion et  l'écoute.Qu'importe le désordre. Elle s'accorde des baignades et rêve de capucine. Un hymne à la nature et à la sagesse émerge dans chacune des illustrations si simples et si belles.

Merci à Nestorine pour ce beau cadeau. Je reparle prochainement de Scritch scratch dip clapote, un album incontournable pour Petit Korrigan.

Album publié chez Seuil jeunesse.

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Une pensée pour Vanessa.

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mardi, 21 septembre 2010

Les âmes soeurs de Valérie Zenatti.

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"Elle pense qu'elle est en train de chercher la bonne position pour vivre, comme on cherche la bonne position pour dormir..."

Voici mon coup de coeur de Septembre! Un très beau roman de Valérie Zenatti, auteure que je découvre.

"Enveloppée par l'obscurité et le silence de la nuit, elle avait le sentiment de revenir à elle. On cessait de bourdonner à son approche pour lui réclamer mille et une choses. Son esprit endolori pouvait enfin se détendre "(p12).

 

Emmanuelle s'offre une pause dans sa vie trépidante de maman de trois enfants. Le temps d'une journée, elle s'offre le luxe de fuir ses impératifs afin de lire son roman. Cette fuite sera l'occasion de faire le point sur sa vie. L'envie d'Emmanuelle est d'apprendre à connaître Lila Kovner, héroïne de son roman. Lila est photographe et tente de se reconstruire après le décès accidentel de son amour Malik. Un écho dans la vie d'Emmanuelle qui vient de perdre sa meilleure amie Héloïse.

Héloïse et Emmanuelle partagent la même souffrance d'une maman partie trop tôt. La lecture de ce roman relatant la vie de Lila Kovner va l'affranchir de toutes ces cordes qui la retiennent dans son élan de vie.

 "Elle n'avait qu'une hâte: retrouver le livre, se sentir absorbée par lui, reprendre sa place dans cette vie secrète et intense où tout lui était possible, où tout était vivable " (p41).

Comme Emmanuelle, je me suis laissée emporter par le roman de Valérie Zenatti. L'auteure construit deux romans en somme, la vie de Lila Kovner se déroule en même temps qu'Emmanuelle tourne les pages de son roman et s'interroge sur sa propre vie. C'est un formidable roman sur le pouvoir de la lecture, sur cette possibilité d'éclairer ses propres choix de vie.

Lila Kovner devient peu à peu son âme soeur. La fin de ce roman est surprenante...Peut-être le roman intercalé de la vie d'Héloïse m'aurait davantage séduit que la vie de cette photographe de guerre. Une belle plume toute en sensibilité, un style très fluide, Zenatti abuse parfois de la périphrase mais Les âmes soeurs m'ont enchantée.

 

dimanche, 19 septembre 2010

La Zingarina ou l'herbe sauvage de Sandra Jayat

 

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La zingarina raconte le départ d'une jeune fille tsigane. A quinze ans, Stellina fuit sa famille la veille de son mariage forcé. Sa famille brûle sa caravane, elle observe ce feu, cachée dans les buissons. On suit Stellina sur les chemins. Son but: retrouver Django Reinhardt, le cousin de son père. Les paroles de son grand-père Narado sont ses seules valises. 

"Une zingarina ne montre jamais ses larmes quand elle est triste: elle se redresse et elle danse".

Les chemins réels et imaginaires se croisent pour offrir au lecteur un roman d'inspiration autobiographique. Sandra Jayat est écrivain et peintre. Elle a organisé la première Mondiale d'Art Tsigane à la Conciergerie de Paris.

On prend la route avec Stellina. Une fois la Porte d'Italie franchie, la zingarina commence à écrire des poèmes Place du Tertre. Ses pas l'emmèneront bientôt à saint Germain des Prés où beaucoup tomberont sous le charme de cette "herbe sauvage". Marcel Aymé, Jean Cocteau (qui dessina la couverture de son premier recueil), Philippe Soupault, Roger Caillois, Henri Mahé, l'ami de Céline, Lucette Almanzor, la veuve de ce dernier, qui l'héberge à Meudon où elle écrira ses premiers textes : ils ouvrirent tous grands les bras à cette tsigane tombée du nid et si douée. Ses peintures fleurissent les expos aux côtés de celles de Dali et Chagall.

La zingarina est envoûtante. Elle a choisi la liberté. Son périple se déroule comme un long ruban de poésies. Sa vie de bohème dans le Paris artistique est un sublime poème.

L'errance est sublimée par la danse, la peinture, les rencontres prometteuses. La chance et l'espoir émaillent ce récit d'une luminosité. Les couleurs chatoyantes enrichissent la toile de cette bohémienne devenue artiste peintre et poète.

Je repose ce roman avec l'envie de découvrir la peinture de Sandra Jayat ainsi que ses poèmes.

Roman publié aux éditions Max Milo.

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jeudi, 16 septembre 2010

Le jeudi c'est citation

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(Collectif pour le droit à l'éducation des Roms, Paris septembre 2010)

Photos Claude Szmulewic, pour Liaisons Laïques (FCPE Paris)

"-Tu veux vivre ta liberté avec le respect de nos traditions ancestrales, nos coutumes et même notre façon de nous vêtir. Comment vas-tu faire, Stellina?

J'avale ma salive sans oser regarder mon interlocutrice. Mais je me rappelle que mon père m'a dit un jour: Il faut cultiver l'espoir plutôt que la résignation."

La Zingarina ou l'herbe sauvage de Sandra Jayat, Max Milo.

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mardi, 14 septembre 2010

L'Eternité n'est pas si longue de Fanny Chiarello.

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"Si je veux dormir dans un monde si décevant, je n'ai d'autre choix que de me raconter des histoires comme si j'étais mon propre enfant."

 

C'est Nora qui s'exprime. Nora a la trentaine. Elle a survécu à la mort et poursuit sa route avec un certain mal de vivre. Elle nous livre ses interrogations, futiles, frivoles, pertinentes tandis qu'une épidémie de variole sévit. Son attrait pour la mort devient trivial, banalisé par les évènements.

Fanny Chiarello évoque avec un style très particulier cette humanité bouleversée. En choisissant le microcosme de la colocation à Socorro, Nora et ses amis offrent un ultime espace-temps de partage fraternel.

La force de ce roman réside dans la capacité de l'auteur à mettre en place un personnage très atypique. Nora, de nature mélancolique, s'interroge sur le monde. La manière de livrer ses pensées comme une tempête sous un crâne m'a fascinée. Les pensées telles des bulles, se posent délicatement sur ses lèvres parfois, sur ses carnets d'écriture et cette ébullition est surprenante.

Nora, rescapée du coma, a une perception de la vie et de la mort très particulière. Elle est tour à tour fragile mais lucide sur notre monde. Plus l'épidémie sévit, plus Nora se concentre sur ce gynécée cérébral et se coupe littéralement du monde extérieur.

J'aime beaucoup l'humour du personnage sous la plume de Fanny Chiarello.A la fin du roman, le réel et l'imaginaire se superposent.

« Je me souviens de l’amour. L’amour est l’une des créations de l’esprit auxquelles j’ai autrefois adhéré avec le plus de hargne. Il s’agit en substance de porter son attention sur une personne (avec ce manque de discernement que, par élégance, on appelle plutôt intuition) et de la plier minutieusement de manière à la faire entrer dans un costume dont on a dessiné le patron dans le noir. Une discipline que je situerais quelque part entre la prestidigitation d’Houdini et l’origami de compétition. »

Fanny Chiarello est née à Béthune en 1974, elle a publié plusieurs textes dans des petites maisons d'édition. Elle sera présente le 22 Septembre au Bateau livre à Lille.

Edition de l'Olivier, août 2010.

 

 

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jeudi, 09 septembre 2010

Happy five ...

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"Elle est belle. Non, elle est plus que belle. Elle est la vie même dans son plus tendre éclat d’aurore. Vous ne la connaissez pas. Vous n’avez jamais vu un seul de ses portraits mais l’évidence est là, l’évidence de sa beauté, la lumière sur ses épaules quand elle se penche sur le berceau, quand elle va écouter le souffle du petit [...]

Elle est belle en raison de cet amour dont elle se dépouille pour en revêtir la nudité de l’enfant. Elle est belle en mesure de cette fatigue qu’elle enjambe à chaque fois pour aller dans la chambre de l’enfant. Toutes les mères ont cette beauté.

Une mère ne représente rien en face de son enfant. Elle n’est pas en face de lui mais autour, dedans, dehors, partout. Elle tient l’enfant levé au bout des bras et elle le présente à la vie éternelle."

Christian Bobin, Le Très-Bas.

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mercredi, 08 septembre 2010

Maintenant que tu sais d'Anne Crausaz

septembre 2010 003.JPGPour honorer la rentrée, je souhaite mettre à l'honneur un sublime album jeunesse Maintenant que tu sais d'Anne Crausaz aux éditions MeMo.

Petit Korrigan aime beaucoup les illustrations très originales, assez épurées et rectilignes pour expliquer les particularités de l'amanite. L'amanite n'est pas un champignon comme les autres.

L'album s'ouvre sur des croyances. L'amanite ne sert pas seulement à faire peur dans les histoires de lutins et de sorcières. Elle est précieuse pour la forêt.

Anne Crausaz décline sublimement la chaîne alimentaire et l'utilité du règne fungi dans les sous-bois.

Toutes les couleurs chaudes apportent beaucoup de douceur et de quiétude à ce bel album que je recommande à toutes les mamans.Il est riche d'enseignements pour le respect de la nature et l'environnement.

Merci à Katell pour ce si beau cadeau.

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vendredi, 03 septembre 2010

Mes Alliances d'Elizabeth Gilbert.

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A la fin de Mange, prie, aime Elizabeth Gilbert tombait amoureuse de Felipe. Citoyen australien mais natif du Brésil, il l'a séduite en Indonésie.

 

De retour aux Etats-Unis, forts de leur amour, ils se jurent pourtant de ne jamais se marier. Seulement, l'immigration américaine en a décidé autrement. Felipe est menacé d'expulsion et la seule solution possible réside dans le mariage. Elizabeth et Felipe vont vivre un peu partout sur la planète, en attendant de regagner les Etats-Unis. S'ouvre alors une quête nourrie d'interrogations sur le mariage. Elle va donc regarder sa peur en face et tente d'en apprendre davantage sur cette vieille institution. Pendant un an, tout en parcourant l'Asie du Sud Est, Elizabeth offre ses réflexions féminines, interrogations philosophiques et  comparaisons culturelles avec d'autres pays sur le mariage.

Beaucoup de finesse dans Mes Alliances, parfois un peu trop d'académisme avec l'historique du mariage, même si le regard porté sur l'Eglise et le mariage au cours de l'histoire m'a amusée. Je ne trouve pas cette suite à la hauteur du précédent et j'ai lu attentivement la note au lecteur sur la difficulté de publier un livre après un best-seller. Voilà un récit intéressant sur l'état matrimonial même si le sujet ne me passionne que très peu. Les échanges avec sa mère sont riches d'enseignements.

J'ai moins aimé cette suite mais je me réjouis à la sortie sur nos écrans ce mois-ci de Mange, prie, aime .


MANGE, PRIE, AIME - BANDE-ANNONCE HD VF

Je remercie le service presse des éditions Calmann-Lévy pour l'envoi de ce livre.

Ce livre s'inscrit dans le challenge du 1% de la rentrée littéraire 2010.rentrée litt.jpg

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jeudi, 02 septembre 2010

Le Jeudi c'est citation!

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"L'arbre est devant la fenêtre du salon. Je l'interroge chaque matin:

 

"Quoi de neuf aujourd'hui?"

La réponse vient sans tarder, donnée par des centaines de feuilles:

"Tout".

Christian Bobin, La Présence pure.

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mercredi, 01 septembre 2010

En attendant la montée des eaux de Maryse Condé.

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Babakar Traouré est médecin.C'est un homme taciturne qui vit en Guadeloupe. Une nuit,il est réveillé par Movar. Une femme vient d'accoucher et meurt dans les suites de couche. Très vite, Babakar décide d'adopter la petite Anaïs.

Ce livre est déroutant par son ampleur. La polyphonie narrative donne à chacun la possibilité de conter son enfance, de nous livrer son parcours de vie. Maryse Condé, auteur guadeloupéenne, a choisi pour cadre l'Afrique, la Guadeloupe et Haïti.

Babakar Traouré décide de partir à la découverte des origines de la petite fille en Haïti. Un sublime périple s'ouvre teinté d'atrocités dans cette île torturée. Babakar est en quête de vérité. Certains chapitres retracent l'histoire de son enfance, les réminiscences d'une mère mystérieuse aux yeux bleus affleurent . Ce personnage de Thécla, la sorcière, est envoûtant. C'est un véritable guide post-mortem pour Babakar: croyance ou sorcellerie?  

Le récit mêle souvenirs, croyances, l'âpreté de la vie. Beaucoup de retours en arrière ont perturbé ma lecture. J'ai appris beaucoup sur Haïti, ce pays ravagé par les dictatures et les guerres civiles.

 

Maryse Condé offre un récit complexe à plusieurs voix. Beaucoup d'humanité émane de cette histoire qui prend place dans une atmosphère si sombre entre l'Afrique et les Antilles.

La narration est complexe mais offre cet espoir d'une belle humanité en ce milieu hostile.

dialogues croisés.pngrentrée litt.jpgCette lecture s'inscrit dans le challenge du 1% de la rentrée littéraire 2010.

Je remercie la librairie Dialogues pour l'envoi de ce livre en partenariat avec les éditions JC Lattès.