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  • L'Arbre sorcier de Marie-Sabine Roger et Marie Paruit.

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    Petit korrigan et moi avions envie de lire un bel album au coeur de cet automne. Nous avons choisi L'Arbre sorcier de Marie-Sabine Roger et Marie Paruit.

    Au coeur des bois noirs vit un arbre sorcier aux étranges pouvoirs. Un soir, une renarde et son petit trouvent refuge au creux de ses racines. La renarde est blessée, et le chasseur approche. L'album s'ouvre sur une double page  aux teintes rousses représentant les animaux de la forêt réunis au pied de l'arbre. Des petites elfes ainsi que les esprits de la forêt s'agitent sous le feuillage. L'arbre est magnifique.

    "Le jour, il dispensait une ombre claire. La nuit, il formait une voûte accueillante, toute cloute d'étoiles, qui protégeait de la peur et du vent. On l'appelait l'arbre sorcier car il avait d'étranges pouvoirs. L'arbre raconte des histoires avec des mots de sève.

    "Il suffisait d'un coeur pur et confiant, pour y croire".

    Flamme la renarde vient se réfugier au pied de l'arbre avec son renardeau Petit Roux. Elle est blessée et fuit le braconnier. Elle souhaite s'enfouir dans ses rondeurs de laine.

     "Dors mon bébé, mon automne en fourrure. J'ai peur de ce qui va venir".

    L'arbre sait entendre les âmes. Il parle sa langue d'arbre, râpeuse comme l'écorce. Il promet d'aider la renarde. Flamme, pétrie de peur, est absente au monde. Seul Petit Roux entend la voix de l'arbre.

                                        

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      Voici un magnifique album. Les illustrations aux couleurs chaudes offrent une palette foisonnante.

    J'aime la notion de l'arbre sorcier aux multiples pouvoirs! Une très belle façon de préparer  Samain.

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                 (12#24)

     

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  • Des Fleurs pour Zoë d'Antonia Kerr.

    Zoë.jpgC'est l'histoire de Richard, la soixantaine, que j'ai tout de suite comparée à Woody Allen. Il est trader. Quant à l'intrigue, elle rappelle celle de Lolita de Nabokov.

    A l'aube de la retraite, Richard s'ennuie. Sa femme l'a quitté et la déprime s'installe. Cet état mental n'est pas sans rappeler celui du personnage Nathan Zuckerman de Philip Roth.

    Que va -t-il faire de ce temps livre? Il décide de tout quitter ( son appartement à Manhattan, sa maîtresse...) et part pour la Floride. Il fera alors la rencontre de Zoë.Une bahamienne de 22 ans.

    Commence alors un road-movie haletant entre ce sexagénaire et cette jeune fille pétillante, vive et dôtée d'un grand appétit sexuel.

    Antonia Kerr met en place une satire assez grinçante, où l'humour ponctue la narration. Cependant,je suis restée assez perplexe en refermant ce livre.

    On peut souligner les jolies influences pour ce roman (Philip Roth, Nabokov, Woody Allen...) mais je suis vraiment restée sur ma faim. Nous sommes loin du talent de la Beat Generation ou du sublime Sailor et Lula.

    Certaines expressions du registre sexuel sont assez désuètes.Le style est assez surprenant. Antonia Kerr multiplie les grandes références et puis dans certains passages elle se contente d'un style plutôt léger.

    Premier roman publié chez Gallimard.

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     (7#7)

     

     

  • A l'abandon de Laurence Tardieu et Aude Samama.

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    A L'abandon est un court texte de Laurence Tardieu, illustré par Aude Samama.

    Une femme est allongée dans l'herbe. Elle va lâcher prise avec le quotidien, s'abandonner à la rêverie.

    On se laisse emporter par les rêveries de cette femme. Mais rêve-t-elle vraiment? Est-ce les réminiscences de son enfance? Elle nous fait part de ses peurs mais la peur c'est l'envie. Alors on a l'envie de suivre cette femme nous raconter ses souvenirs. La plume de Laurence Tardieu, que je découvre, est très subtile et poétique. Les confidences à l'abandon de cette femme sont des bulles qui prennent leur envol et nous émeuvent.

    Du rêve à la réalité, du visage de la mère nourricière et bienveillante à celle de l'homme aimé, du vent des vagues qui l'emportent.

    Très joli texte subtilement mis en images par Aude Samama. Les illustrations sont assez feutrées, les visages sont flous. Une manière de représenter cette femme tout en laissant libre cours à notre imagination.

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    « Depuis combien de temps n’avais-je pas été bercée, depuis combien de temps l’enfance m’avait-elle quittée, et l’amour, et la douceur des choses »

    Naive 2009 - 44 pages (collection "Livre d'heures")

     

     

  • Le Jeudi c'est citation!

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     (crédit photo: Book lovers never go to bed alone)

             Priser l'encens, les oiseaux, la pluie venteuse - notes de piano et taches de soleil. 

    Se faire enfant, se faire rêveur; tel l'épouvantail abandonner ses haillons.

    Voir en la toute première phrase, la surface d'une eau noire, plonger.

    Ignorer le galop du temps, sa musique suffira.

    S'arrêter au détour d'un chapitre, écouter sa respiration lente.

    Soupirer, rire, pleurer. Commenter à voix haute.

    Songer à l'auteur: ses paysages/ un trésor perdu/ le soir de sa mort.

    S'abstraire du monde et jouir de l'instant.

    La Vie extraordinaire des gens ordinaires de Fabrice Colin.

    Editions Flammarion.Octobre 2010

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  • Scritch scratch dip clapote! de Kitty Crowther.

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    Voici une histoire sur la peur du noir, mais sans monstres ni crocodiles sous le lit, comme dans certains classiques de la littérature enfantine.  Inspirée de Jérémie Pêche à la ligne de Beatrix Potter, Kitty Crowther était fascinée par Jérémie qui marchait dans l'eau, dans la cuisine. L'eau a toute son importance dans cet album.

    Jérôme, le grenouillet, a très peur de la nuit. Un soir, terrifié par de sonores «Scritch scratch dip clapote», il fonce dans le lit de ses parents. Son père le rassure, le ramène dans sa chambre puis rejoint la sienne. Mais le manège se renouvelle et les adultes capitulent : Jérôme s’installe confortablement dans le lit conjugal tandis que son père, qui ne trouve plus le sommeil, s’exile dans la sienne. À son tour d’entendre « Scritch, scratch, dip clapote ». Alors, il réveille Jérôme et l’emmène voir d’où proviennent les étranges bruits. Père et fils, assis sur une feuille de nénuphar, contemplent en silence la vie nocturne de l’étang.
    L’alternance de grandes et petites vignettes harmonise la mise en page. Les illustrations aux crayons de couleur, dominées par le vert, dessinent à la fois les visions cauchemardesques du petit et la gaieté d’un environnement confortable et douillet. Les grenouilles évoluent dans un mobilier «humain» flottant : l’ameublement accroît l’intimité du récit, l’eau stagnante atténue l’inquiétude.

    Cet album est réalisé au crayon de couleur. Kitty Crowther donne une présence consciente à chaque animal. L'enfant peut très facilemnt s'identifier à la famille des grenouilles. 

    J'aime beaucoup la complicité entre le père et l'enfant choisie par l'auteur.

    Album publié chez Pastel, Ecole des Loisirs.

    Un grand merci à   Nesto 

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  • L'Homme qui plantait des arbres de Jean Giono.

     

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    (Mains de Jean Giono)

     

    Je suis une grande amoureuse des arbres. J'aime l'admirer, puiser l'énergie en posant mes mains sur son tronc. J'ai relu avec plaisir un court texte de Jean Giono L'Homme qui plantait des arbres. 

    Au cours de ses promenades en Haute-Provence, J. Giono a rencontré un personnage extraordinaire, berger solitaire qui plantait des milliers d’arbres. Au fil des ans, entre 1913 et 1947, le vieil homme a réalisé son rêve : la lande aride est devenue pleine de vie. Ce livre est un hymne au respect de la nature. Il en montre la dialectique à travers les effets successifs du repeuplement végétal. Elzéard Bouffier, chaque jour,plante des glands. Quelques années après, le narrateur revient et découvre une magnifique forêt : des chênes, mais aussi des hêtres et des bouleaux. D'année en année, la forêt s'étend, permettant à toute la région de revivre. L'administration des eaux et Forêts, avertie, parle de génération spontanée, et le rôle d'Elzéard Bouffier reste secret, un secret que seules quelques personnes, connaissant la valeur du silence, partagent. Ce récit de Giono illustre les valeurs écologiques et morales des rapports de l'homme avec la nature.

     

      Jean Giono, dans sa démarche, était désintéressé. Le berger aussi, était désintéressé.Voici une histoire simple et généreuse, un beau portrait émouvant et un hymne à la nature. Ce beau texte m'a emmenée quelques années plus tôt, lors d'un voyage littéraire à Manosque dans la maison de Jean Giono El Paraïs avec son ami Pierre Citron pour guide. Je me souviens d'une belle randonnée sur le plateau du Contadour, là où fut réalisé le tournage du film "Le Hussard sur le toit", magnifique roman de Jean Giono.

     

     Je vous laisse admirer ce court métrage narré par Philippe Noiret. 

     


    1 L'Homme plantait des arbres -Giono
    envoyé par Quarouble. - Regardez plus de films, séries et bandes annonces.


    2 L'Homme plantait des arbres -Giono
    envoyé par Quarouble. - Regardez des web séries et des films.
     

  • Concours

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    Je participe au  concours: Un Chat, un livre, un blog chez Les livres de George sand et moi.

    Merci de penser à moi.

    Barbotine, le chat.

  • Le jeudi c'est citation!

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    Aujourd'hui, j'ai choisi deux extraits du livre d'Anne Delaflotte Mehdevi. Une citation sur l'amitié qui m'interpelle et une autre sur la vie de femme.

     "Les amitiés meurent. Même la leur?

    Elles meurent souvent de mort naturelle, rarement ravagées par de grandes fâcheries. Elles meurent parce que l'équilibre se rompt, sans drame, parce que c'est la saison, parce que le chemin inconscient et singulier qu'empruntait telle amitié est soudainement coupé, par un éboulis, une veine de terre étrangère au chemin qu'elle recouvre."

    "Le temps était redevenu précieux et plus seulement parce que c'est lui qui mûrissait, devant les yeux de la mère, les traits de ses enfants au fil des jours. Il était redevenu une mesure pour lui-même. Clothilde ne le passait plus à attendre que  ses enfants aient besoin d'elle ou l'interrompent. Il lui arrivait aussi souvent qu'avant de ne pas dormir à cause d'un souci, d'une peine de l'un ou de l'autre que "même elle" la mère ne pourrait pas soulager mais, lorsqu'elle était au chant, elle était libre, elle était ailleurs, partout, omnipotente.

    Le temps passe invariablement. Sans doute. Pour Clothilde, à partir de ce moment-là, le temps s'emballa."

    Fugue d'Anne Delaflotte Mehdevi.

    Gaïa. Septembre 2010.

     

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  • Sous le grand banian de Jean-Claude Mourlevat et Nathalie Novi.

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    Pour honorer le mercredi et répondre à l'invitation de  Liyah, j'ai choisi de présenter cet album de Jean-Claude Mourlevat Sous le grand banian, illustré par Nathalie Novi,paru aux Editions Rue du monde en 2006..

      Voici le résumé: Deux sœurs, Lakshmi et Shandra, vivent dans un village d’Inde. Lakshmi, la plus jeune, est aveugle. Elles aiment passer du temps sous le grand banian où commence une merveilleuse aventure pour la jeune Lakshmi. Un buffle les transporte de l’autre côté de la rive où s’organise une cérémonie, celle de son mariage avec un beau jeune homme. Shandra décrit à sa petite sœur de manière très détaillée tout ce qui se passe autour d’elles, les rites du mariage indien. Elle fait partager à Lakshmi toute la beauté de l’Inde, pays riche en traditions et en couleurs.

     Ce n’est qu’à la fin de l’histoire que le lecteur obtient la clé : tout ce que Shandra raconte à sa sœur Lakshmi n’est que le fruit de son imagination, du rêve. Elle décrit tout ce qu’elle voudrait voir mais qu’il lui est impossible, car elle est aveugle aussi. Les deux sœurs se retrouvent sous le grand banian pour se raconter des histoires et passer des moments leur permettant de rêver et de s’évader dans un monde tel qu’elles se l’imaginent, un monde parfait.

    Les illustrations de Nathalie Novi sont très chatoyantes. Pour cet album, elle a utilisé les pastels.Nous sommes plongés au coeur de l'Inde et si elle est terre de pauvreté, elle est aussi l'abondance.L'abondance de couleurs, de senteurs et d'émotions. J'ai particulièrement aimé les illustrations du grand banian.

    La publication Comment un livre vient au monde d'Alain Serres et Zaü explique l'histoire de la naissance de l'album, de la présentation de l'auteur à la lecture, la fabrication du papier, le choix des illustrations et la distribution en librairie. C'est très enrichissant pour l'enfant de découvrir la genèse d'un album en amont. "La longue route d'une histoire" s'intéresse particulièrement au travail d'écriture de Jean-Claude Mourlevat et j'ai aimé les citations de l'auteur:

    "Quand j'écris, j'éprouve le même plaisir que lorsqu'on malaxe une boule de terre pour en faire naître un personnage ou un objet. On pétrit, on ajuste, on reforme la boule pour mieux recommencer..."

     

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  • Fugue d'Anne Delaflotte Mehdevi.

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    Dans un premier temps,la fugue...celle de Madeleine. La fillette s'est échappée de l'école le jour de la rentrée. Clothilde, sa maman, terrassée par l'angoisse, hurle son nom au bord de la rivière.

    "Qui fuyais-tu où allais-tu? Quelle drôle de façon de faire l'école buissonnière ma fille...Tu me diras, promets-moi..."

     L'enfant est retrouvée, saine et sauve. Mais Clothilde a perdu la voix. La narration prend un tour poétique et musical...

    "Clothilde, désoeuvrée, en exil, démunie au seuil de la vaste cour, jaugea les différents groupes de deux, trois, quatre, huit mères qui avaient investi la place. Elle traversa la cour...[...] Clothilde passa comme une ronde tenue, traversa les espaces de silence, les grappes de mères-croches et de triolets. Les mots qu'elle entendait étaient purgés de sens, ils n'étaient plus que vibrations sonores. Elle perçut un soupir, approcha une vague de sons qui confluaient vers un même point en crescendo, essuya une salve d'accords épars, éclatés, dissociés ici. En canon là-bas? Clothilde passa les grilles."

    Alors s'ouvre un second temps, celui de l'apprentissage de L'Art de la fugue de Bach. Las des consultations pour retrouver la voix, Clothilde renoue avec son plaisir de la musique. Elle joue du piano devant l'incompréhension de tous: ses enfants, son mari Vincent, son père Monsieur Athilaire, son amie Alix. Petit à petit, elle prend des cours de chant. Passionnée de musique depuis l'enfance, elle trouve dans ce talent une issue possible à ce quotidien de mère parfois si pesant. "Ce voyage-là, et les soins aux enfants avaient consommé son temps. Elle ne regrettait pas. Mais maintenant?"

    Ce roman est une pépite! Un grand coup de coeur! L'identification au personnage est assez facile, j'aimerais citer de nombreux passages tellement la plume d'Anne Delaflotte Mehdevi m'a séduite et interrogée.

    J'ai aimé la nature qui fait silence lors de l'apprentissage du chant, l'oiseau qui se tait, le chat qui miaule "staccato", sa retraite à l'abbaye, son interrogation sur l'étymologie du mot "persona" quand on ne pense être qu'une mère.

    Emma Bovary des temps modernes? Non... Clothilde est beaucoup trop passionnée et moins vélléitaire que le personnage de Flaubert. Anne Delaflotte Mehdevi offre un portrait ciselé pour chaque personnage, comme Baptiste l'idiot du village transcendé par le chant, Corinne la femme simple sublimée par son attachement aux choses du quotidien. Beau, le grand chien blanc, qui accompagne Clothilde se voit personnifié tout au long du roman.

    " Beau aboyait trois fois, piano. Si un visiteur s'annonçait franchement au seuil de la maison, un seul aboiement mezzo forte suffisait."

    Fugue est "un portrait de femme d'une tonalité bouleversante". En prenant des cours de chant, Clothilde prend sa vie en main.

    " Le temps passe invariablement. Sans doute. Pour Clothilde, à partir de ce moment-là, le temps s'emballa."

    A lire absolument!

    Je remerci les éditions Gaïa pour l'envoi de ce livre ainsi que toute l'équipe de Masse critique Babelio.

     

    Critiques et infos sur Babelio.com

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    (6#7)

  • Swap au long cours #3 Automne.

     

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    Voici venu le temps du troisième rendez-vous pour le swap au long cours. Katell et moi avions choisi le thème: "Découverte de notre région, ses délices, dans un esprit écologique".

    Katell a parfaitement joué le jeu! A l'ouverture du colis, une multitude de petits paquets emballés dans du papier journal. Allez "BREIZH DA VIKEN"!

    Je vous laisse découvrir en images les choix de lecture qui me conviennent parfaitement!

    Quelques légendes bretonnes au pays des lutins et korrigans, des récits du pays de Tréguier et quelques histoires sur la cuisine bretonne.

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    Deux auteurs qu'il me tarde de découvrir: Pierre-Jakez Hélias et Yvon Le Men.

    Je pense que ces lectures vont me replonger quelques mois en arrière lors de mon séjour breton. J'ai hâte de faire connaissance avec les mémoires de ce breton et de partager sa profonde harmonie avec le monde paysan.

    Yvon Le Men me promet une belle traversée sensible de la Bretagne qui passe d'abord par les hommes, "à la recherche de l'ultime brin d'herbe, dans la lumière du couchant".

    Quelques délices sont venues chatouiller mes papilles: des confitures "maison", un excellent thé vert aux algues parfumé à la menthe.

    Quelques bloc-notes apportent une note d'humour sur l'identité bretonne.

     

     

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    Comme d'ordinaire, Petit Korrigan n'est pas en reste. Il a découvert ce bel album d'une petite maison d'édition rennaise: les ateliers Art Terre. Une petite histoire sans mots pour initier l'enfant à l écologie.

    Je reparle de cet album prochainement.

    Une jolie carte représentant les alignements de Carnac est venue parfaire ce colis iodé!

    C'est un magnifique SWAP pour une amoureuse de la Bretagne. J'attends chaque été avec impatience pour retrouver les paysages bretons si apaisants.

    Un grand merci à Katell pour le partage  de cette culture bretonne et à la talentueuse organisatrice Bladelor 

    PS: J'ai une petite requête pour les lecteurs bretons. Lors d'un concert estival sur la place de Tréguier, j'ai rencontré un chanteur breton Louis-Jacques Guignard. Ses chants bretons étaient sublimes. Il a dédicacé un album à l'attention de mon fils et j'aimerais connaître sa signification. Merci!

    "Wid Pierig bihan a c'laie da vras, plijadnn dit!" (j'espère ne pas faire trop d'erreurs )

  • Là-haut, tout est calme de Gerbrand Bakker.

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     J'étais en quête d'un bon roman pour commencer cet automne, d'un formidable compagnon pour ralentir le temps, pour pénétrer dans une bulle de douceur contemplative. J'ai ouvert ce roman et j'ai pris mon temps...

    Helmer vit seul. Dans la ferme familiale, son père se prépare au grand et ultime voyage.

    Un beau matin, Helmer décide d'installer son père dans la chambre "là-haut", où "tout est calme". Est-ce déjà l'antichambre du paradis?

    Les journées s'écoulent en compagnie des animaux. Le temps s'étire. Le quotidien est rythmé par les travaux de la ferme.

    J'attends. Le journal est devant moi, sur la table, mais je ne peux pas lire. Je suis assis, les yeux fixés au-dehors. La pendule ronronne, tout est calme là-haut, il reste quelques gorgées de café froid dans ma tasse. Il n'y a pas que là-haut que c'est calme, c'est calme partout, la pluie bat doucement sur le rebord de la fenêtre, la route est mouillée et déserte. Je suis seul, je n'ai personne contre qui me blottir."

    Helmer a une vie brisée depuis la mort de son frère jumeau Henk. Il tente d'enterrer les souvenirs mais Riet,la fiancée de Henk réapparaît dans sa vie.

    Gerbrand Bakker  brosse le portrait de personnages rudes aux creux de ce roman d'atmosphère. Le père tyrannique et machiavélique me rappelle certains personnages de Mauriac.

    Le thème de la gémellité pred tout son sens dans cette quête quotidienne du bonheur pour Helmer: tenter d'oublier la disparition de son frère noyé en s'immergeant  à son tour dans l'eau à Heather Hill. Plonger pour mieux refaire surface et faire ce constat heureux ou malheureux de sa solitude et de sa singularité.

    La narration est ponctuée par l'apparition d'une corneille mantelée. L'oiseau serait-il de mauvaise augure? Tenterait-il d'annoncer la mort?

    Je vous laisse découvrir ce sublime roman, cette renaissance symbolique d'un homme qui toute sa vie s'interroge sur sa condition de "moitié d'homme".

    Merci Cathulu

  • Le Jeudi c'est citation.

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    (photo: Book lovers never go to bed alone)

    "L'automne est un andante mélancolique et grâcieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l'hiver."

    George Sand, François le Champi.

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  • L'île de laine de Christina Marsi, illustré par Claudia Venturini.

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     Sur une île imaginaire où nichent des oiseaux aux plumages colorés, tombe un jour du ciel un étrange fil de laine... Un conte poétique et féerique imaginé par deux noms de la littérature enfantine italienne, Cristina Marsi et Claudia Venturini.

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    Je n'ai pas pu résisté longtemps à la lecture de cet album. Ce mystérieux fil de laine a animé mon désir de connaître une autre histoire sur le thème de la laine. Milla nous emporte chez sa tante Rosette gardienne de l'île. Tous les éléments de la nature sont évoqués de manière très poétique. Elles sont mises en scène dans les illustrations par le biais d'animaux comme la chevauchée qui représente le déchaînement des vagues ou le troupeau de moutons pour les nuages.

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    Les illustrations de Claudia Venturini sont sublimes. J'aime beaucoup le bleu de cette double page avec cette île mystérieuse au creux de la main. Sur l'île tante Rosette aime tricoter des chandails en grosses mailles.

    "Ils ne grattent pas, ne s'usent pas, ne se salissent pas.

    Ils ont le parfum des embruns et des fleurs en boutons broutées par les moutons..."

    Un jour, une miraculeuse apparition descend du ciel: un fil de laine.

    "Avait-on jamais vu laine si belle,

    Plus douce que duvet d'hirondelle?

    A qui appartenait-elle?

    D'où venait-elle?"

    Le fil descend et forme une pelote infinie. Rosette tricote alors des pulls aux couleurs de l'aurore et à la clarté des icebergs. Une fois le pull enfilé, on peut entendre le chuchotis des ruisseaux, le bouillonnement des torrents, la rumeur des marées.

    Ce petit album est un doux cocon pour partir à la rencontre du génie de l'île, du gardien de l'hiver dans un univers cotonneux et tendre.

    Un petit écrin de tendresse qui me rappelle Cléofée de Barbara Brun et Lili Pissenlit, ainsi que La Petite tricoteuse d'histoires d'Agnès de Lestrade et Marie Caudry.

    Je remercie la maison d'édition Philomèle pour l'envoi ainsi que Pierre Krause chez Babelio.

     

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    Soyez nombreux pour ce nouveau rendez-vous qui nous fera tous retomber dans le doux monde de l’enfance chez

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    9#24

  • Sur l'épaule de l'ange d'Alexandre Romanès.

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    Voici une oeuvre céleste, Sur l'épaule de l'ange d'Alexandre Romanès.

    Un auteur qui semble tombé du ciel. Auteur autodidacte, Alexandre Romanès a créé le cirque du même nom. Ce patriarche de la piste est un auteur en liberté. Il rassemble des textes très émouvants, sincères et parfois grinçants.

    Sur l'épaule de l'ange est son troisième livre. Il rassemble des textes très épurés. La beauté des textes réside dans cette forme à la limite de la poésie. Le poème disparaît lui même pour laisser place à la force de l'émotion, d'une rencontre, du bonheur quotidien. Ces poèmes sont rédigés au fil des jours. Rien n'est plus fort que la parole.

    On ne sait si Alexandre Romanès formule des vers, des phrases nues mais il a cette faculté de rendre à chaque chose sa poésie: le sourire d'un enfant, le temps qui passe et les réminiscences de l' être aimé. Il évoque sa femme Délia, son père également avec qui il cherche à se réconcilier. Ce père était Firmin Bouglione. A la suite de sa rencontre avec Délia, il changera d'identité et adoptera celle de sa compagne tsigane d'origine roumaine.

    La première partie du recueil nommée "Pièces pour luth" est un très bel ensemble où les textes se font écho pour former une singulière composition musicale.

    "Un poète m'a dit:

    Alexandre, tu m'as aidé à passer

    les dernières années de ma vie.

    Si je devais mourir demain,

    je dirais la même chose

    à mes filles." 

     

    Merci à Mingingi pour cette belle rencontre.

    Je pense particulièrement au cirque Romanès ce jour.

    SOIREE DE SOUTIEN AU CIRQUE TSIGANE ROMANES le 4 oct a 19H30
    Cet évènement est prévu à 19:30 le 4 octobre 2010, à CHAPITEAU ROMANES 42-44 bvd de REIMS à PARIS 17ème M° Porte de Champerret.