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jeudi, 25 novembre 2010

Le Jeudi c'est citation!

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  Entre deux corrections de copies, je suis plongée dans ce sublime roman de Naseem Rakha L'Arbre des pleurs (merci Blog-o-book) dont je vous livre un extrait:

"La vie, c'était des sentiers interminables; la mort d'un enfant, la haine qui lui succède, le désespoir, la douleur, infinie et incommensurable. C'était la famille, les enfants, les blessures et les injustices. C'était des couloirs qui n'en finissaient pas.

Et puis c'était un arbre, un oiseau et un souvenir de la beauté."

 

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mardi, 23 novembre 2010

L'Amour est une île de Claudie Gallay.

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(Image de fond Histoire du théâtre dessinée d'André Degaine)

Grég rejoint Marie.

-Moi, je vis en imaginant, il dit à voix basse.

Elle ne sait pas pourquoi il dit cela.

Elle, elle imagine comment vivre.

Sous une chaleur accablante, le festival d'Avignon est perturbé par la grève des artistes et intermittents. Odon Schnadel, propriétaire d'un petit théâtre, a décidé cette année de monter et jouer, tant bien que mal, Nuit rouge, pièce de Paul Selliès, jeune auteur mort il y a quelques années. La petite soeur de ce dernier, Marie, écorchée vive, est venue voir les mots de son frère mis en scène. Cet été voit aussi le retour de Mathilde, avec qui Odon a vécu une histoire passionnelle, et qui, devenue une grande comédienne célèbre et reconnue, se fait appeler la Jogar. Ces corps qui jouent, qui souffrent et qui supplient vont se croiser dans l'enclos fortifié de la cité des papes pour révéler un secret trop longtemps enfoui.

Si comme moi, vous aimez le monde du théâtre, ce livre est fait pour vous. Tout au long du roman, Claudie Gallay nous plonge au coeur des passions où se mêlent la vengeance, la trahison, le sentiment de culpabilité. L'univers est pesant, les petites fleurs sont dangereuses, les souffrances de Marie sont immenses. L'histoire se déroule pendant l'été caniculaire de 2003.

Je suis ravie de retrouver la plume de Claudie Gallay. Elle signe cette fois encore un très beau roman. Mon intérêt s'est porté davantage sur les personnages de second rôle comme Jeff,un rêveur bon à tout faire ou Isabelle, grande dame du théâtre. Isabelle est plus importante à mon sens dans l'histoire que la Jogar, elle est l'incarnation même de la comédienne. Elle a par ailleurs fréquenté les plus grandes personnalités du monde du théâtre comme Vilar ou Varda.

Je referme ce roman avec le même enthousiasme qu'en quittant une salle de spectacle, subjuguée par la beauté de la langue et le talent mis en scène par Claudie Gallay.

Merci Clara!

mardi, 16 novembre 2010

Le Coeur régulier d'Olivier Adam.

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  Voici mon deuxième rendez-vous avec cet auteur: Olivier Adam. Je n'avais lu jusqu'alors qu'une parution en collection jeunesse Sous la pluie. Je sais l'univers de cet écrivain assez sombre, pour autant son dernier roman m'intriguait.

 Sarah est bouleversée par la mort de son frère. Nathan était un homme différent des autres, un écorché vif. Un homme qui ne trouvait pas sa place dans la société, un homme en mal de vivre. Cette dualité fraternelle repose sur un manichéisme assez surprenant. La complicité qui unit Nathan et Sarah au fil des années s'intensifie alors même que leurs styles de vie diffèrent profondément.

Nathan ne travaille pas, il mène une vie de bohème. Sarah a une vie rangée, elle a une vie parfaite avec mari et enfants...mais une vie qui finit par l'user. Elle choisit à la mort de son frère de fuir au Japon. Un petit village au pied des falaises sera son refuge. Un lieu de partage puisque quelques temps plus tôt Nathan a trouvé la quiétude auprès de Natsume dans ce lieu. Sarah part en quête des réminiscences de son frère. De cette manière, elle pense pouvoir se rapprocher de lui. Est-ce réellement possible? Comment fait-on pour passer à côté du mal être d'un proche?

"Vu de loin, on ne voit rien."

Le style d'Olivier Adam puise sa force dans l'évocation. Les descriptions sont si haletantes que le battement des coeurs n'est plus si régulier. La plume enchaîne les impressions et les sensations propres aux paysages et aux tourments du coeur.

Ce roman me rappelle celui d'Ogawa Les Tendres plaintes pour le côté apaisant du refuge au Japon. C'est une lecture assez âpre pour les longues soirées d'automne mais avec Olivier Adam, on oublie très vite la rudesse des vies pour ne s'attacher qu'à la beauté de l'écriture.

Je remercie vivement Griotte pour ce partage.

 

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 N°9

jeudi, 11 novembre 2010

Le Jeudi c'est citation!

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(le parc au coeur de mon village)

"La cire fond, coule le long des bougies. Marie regarde les flammes. Elle approche ses mains, son visage. Elle caresse les croûtes sur son bras. Elle ne sait pas  où tout ça la mène; ça, la vie, grandir. Elle ne sait pas ce qu'il y a devant, dans ce temps qu'on appelle avenir et qui est aussi demain.

Que peut-elle faire de tout ce temps? Il lui arrive de regarder comment les autres vivent.

Le savoir remplit peut-être les heures."

 L'Amour est une île de Claudie Gallay.

 

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mercredi, 10 novembre 2010

Bon anniversaire Patou de Lieve Baeten.

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Bon anniversaire, Patou ! de Lieve Baeten chez Mijade (mars 2002)
Patou fête ses cinq ans. Elle a l’âge de devenir une vraie petite sorcière‚ avec tous ses accessoires: grimoire‚ boule de cristal‚ et manteau d’étoiles. Mais elle cherche partout son chat Poussy ...Alors qu'elle se trouvait en panne de balai, Patou avait fait la connaissance de sympathiques sorcières. Aujourd'hui, les sorcières lui préparent une surprise.

Voici un petit album fort sympathique que mon Petit Korrigan souhaitait vous présenter ce mercredi. Cette petite sorcière Patou est très mignonne! Nous aimons beaucoup les illustrations de Lieve Baeten. L'univers est propice à l'imagination. Les pages sont foisonnantes de petits détails et la chaleur des demeures des sorcières invite au cocooning en cette période d'automne. Certains détails me rappellent les albums de Kazuo Iwamura (la famille souris).

Nous aimons beaucoup la petite fenêtre qui donne un aperçu de la page suivante et offre des détails pour aider Patou dans la recherche de son chat.

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 Les aventures de Patou se déclinent dans cinq albums différents.

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Ce mois-ci le mensuel La Classe Maternelle propose une exploitation pédagogique de l'album "Noël c'est pas sorcier" très intéressante. Cet album est actuellement manquant chez l'éditeur mais il est possible de le trouver dans la collection Les Petits Mijade (merci Claudine).

 

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mardi, 09 novembre 2010

Tag des 15 auteurs!

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Je suis tagguée par Sabbio.

Le principe: Ne prenez pas trop de temps pour y penser. Quinze auteurs (incluant les poètes), qui vous ont influencé et que vous garderez toujours dans votre cœur. Listez les 15 premiers dont vous vous souvenez en moins de 15 minutes.

Claudie Gallay, Philippe Delerm, Maud Lethielleux, Christian Bobin, Ogawa, Olivier Adam, Annie Ernaux, Jean Giono, Kirsty Gunn, Patrick Modiano, Simone de Beauvoir, Sylvia Plath, Paul Auster, Natsumé Sôseki, Alexandre Romanès.

Voilà pour moi.J'ai un souvenir particulier avec chaque livre de ces auteurs. Une attente en salle d'accouchement à la naissance de mon fils avec les plaisirs minuscules de Delerm, une convalescence douillette grâce à Claudie Gallay, une vie similaire à celle d'Annie Ernaux qui enseignait également par correspondance, mes élèves semblables à la petite Ninon de Maud Lethiellieux, des études de lettres dans un petit studio sur les toits à lire Simone de Beauvoir, un mémoire de maîtrise en compagnie de Jean Giono et son territoire, une après-midi d'été au Jardin du Luxembourg avec la plume d'Ogawa, veiller mon fils en me plongeant dans l'âpreté des récits de Kirsty Gunn, écouter Vincent Delerm tout en lisant Modiano, relire un poème de Sylvia Plath  avec beaucoup d'émotions et le recopier dans mes agendas, m'isoler dans la chambre d'un gîte breton pour retrouver un personnage de Paul Auster, me rendre dans une librairie parisienne un soir d'été pour emporter La Porte de Natsumé Sôseki et savourer ce bonheur de partage avec Vanessa (merci merci merci) , apprendre à aimer la pluie avec Olivier Adam, parler d'Alexandre Romanès aves les enfants du voyage que j'accompagne et échanger quelques confidences avec Christian Bobin.

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Je passe le tag à qui le souhaite...

lundi, 08 novembre 2010

Le concours de Miss Hérisson

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(Ma kokeshi d'Automne)

Un petit concours pour honorer les sublimes parutions d' Annelore Parot.

c'est ICI

(entre deux corrections de copies, je m'amuse parfois!)

dimanche, 07 novembre 2010

Qu'avez-vous fait de moi? d'Erwan Larher.

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Léopold Fleury est écrivain. Il s'en persuade en tous les cas. C'est un personnage assez prétentieux. Il souhaite évoluer dans le milieu mondain. Il finira par le rejoindre mais de manière assez étrange, à la suite de retrouvailles avec un vieil ami de fac. Il est difficile de résumer ce livre tellement la narration prend plusieurs chemins. A mi parcours entre le polar et le roman, ce premier roman est servi par une plume très impertinente.

Léopold est un peu le "Frédéric Moreau" du 21ème siècle. Un individu très velléitaire, agaçant parfois. Il n'en demeure pas moins que Léopold a beaucoup à dire sur notre société. La critique évoque tour à tour le monde du travail, l'écologie, l'élite.  En fréquentant le grand monde, il ne finit par souligner que sa bassesse.

L'écriture est très ciselée, les sauts entre réel et imaginaire perturbent assez le lecteur. Erwan Larher offre un bon "pamphlet" sur les travers de notre société. Il utilise à ses fins un humour assez caustique. Cependant les ruptures dans la narration ont perturbé ma lecture.

Je remercie Keisha pour le prêt. J'aime beaucoup cette possibilité d'élargir mes horizons littéraires grâce au livre voyageur. 

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              N°8, on continue l'aventure du Challenge rentrée littéraire!

 

mercredi, 03 novembre 2010

L'homme qui voulait vivre sa vie de Douglas Kennedy et l'adaptation d'Eric Lartigau.

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Depuis quelques jours, je suis plongée dans le roman de Douglas Kennedy L'Homme qui voulait vivre sa vie. J'aime beaucoup ce roman et j'attendais son adaptation avec impatience. J'ai profité hier soir d'une avant-première. Le roman était palpitant. J'ai tout de suite aimé la vie de ce jeune avocat qui accomplit son rêve américain. Il a tout pour être heureux mais il ne l'est pas. Quelques personnages apparaissent pour lui suggérer son bonheur sous-jacent. Je pense notamment à son boss condamné par la médecine. Ce brillant avocat a tout: un job épanouissant, une superbe maison à la campagne, des enfants ...mais une femme distante.

Ce que j'ai aimé dès l'incipit c'est cette critique assez acerbe de la société de consommation. Puis, cette volonté de l'auteur, de dresser des portraits féminins toujours en quête de ce qui peut concourir à son bonheur. L'évocation de cette femme qui se meurt en restant à la maison, parce que ses rêves de publication sont vains. Alors il faut bien que la chair exulte...et que le mari s'en aperçoive. Il va alors commettre l'irréparable.

L'adaptation d'Eric Lartigau choisit de faire évoluer nos personnages en France.La transposition est assez libre mais très respectueuse néanmoins (je regrette simplement la transposition du boss malade à Catherine Deneuve). En revanche, la scène du jeune parvenu dans le cabinet d'avocat est une jolie mise en abyme du roman. La photo a une place importante. L'image comme un instantané de vie, une impression sublimée d'un quotidien assez fade. Paul Exben se contente d'acheter frénétiquement des appareils plus performants les uns que les autres mais ne s'accorde pas le temps d'assouvir sa passion. Son ennemi devient l'incarnation de ce qu'il aurait voulu être. Grâce à l'image, le thriller devient flamboyant. Le jeune avocat est magistralement interprété par Romain Duris. La caméra ne le quitte jamais.  La tension dramatique monte crescendo au fil des minutes.

Un très bon film sur l'accomplissement de soi.

Voici la bande annonce, mais je vous invite à visionner également l'interview de Douglas Kennedy et Eric Lartigau sur l'adaptation. J'aime beaucoup cette question des choix de la trame narrative.

 

 

lundi, 01 novembre 2010

Je voudrais tant que tu te souviennes de Dominique Mainard.

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Ce livre est un grand coup de coeur. Albanala est cartomancienne. Elle repart dans son pays et confie à sa nièce Julide, une vieille amie. Julide est déjà promise au mariage selon les traditions de son pays. Mado, la vieille dame, est une source d'ouverture sur le monde extérieur. Elle vit dans une maison minuscule où seuls les chants du canari et la sonnerie du petit réveil rouge ponctuent sa journée. Sa passion est la photographie et elle saisit l'infiniment petit, un certain minimalisme positif des choses. Elle prend en photo les aspérités de la terre, le sol de son jardin. Au départ, Dominique Mainard attache beaucoup d'importance à la relation entre les personnages, davantage qu'à la narration. L'histoire est teintée de croyances et de magie!

Un étranger, l'indien, va perturber le quotidien de ces deux femmes. Ce personnage est une sorte de funambule qui consigne dans ses carnets le secret des étoiles. Un quotidien ordinaire mais magnifié sous la plume de Dominique Mainard. Dès l'instant où Mado aperçoit l'indien, elle en tombe amoureuse. Pour quelles raisons alors, Julide tente de les éloigner?

Secret, mensonge, exil et rencontres fortuites construisent ce sublime roman.La plume de l'auteur m'a emportée dans les lieux et j'aurais vraiment aimé habiter la maison de Mado.Un très joli conte romanesque que j'ai quitté à regret.

Un grand merci à Katell et Mammig.

J'ai pensé en refermant ce livre à  La chanson de Prévert...