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vendredi, 31 décembre 2010

Au revoir 2010!

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L'année 2010 se termine. Les bilans de lecture fleurissent sur les blogs. Comme je viens poster ici un peu en dilettante, je ne conserve de mes lectures que le plaisir de partager. Quelques challenges sont en cours, peu m'importe s'ils sont bouclés. Je ne retiens que le plaisir des découvertes, de belles histoires et la beauté de tous ces personnages que j'ai croisés. Pas de classement wikio, pas de liens juste quelques mots et impressions (parfois des fautes se glissent comme des ombres et obscurcissent mon émerveillement en reposant le livre...elles sont effacées et corrigées tantôt, au gré d'une relecture...), pas de rencontres lors de salons littéraires mais plutôt des échanges discrets avec un écrivain, beaucoup de partage avec des lectrices au fil des saisons, quelques swaps et des livres voyageurs comme des cerfs-volants . Des liens d'amitié se tissent entre lectrices passionnées, on s'émerveille le temps d'un mail sur la beauté d'une estampe japonaise d'Hiroshige, on se ressource dans la prairie de Mingingi et on prend note de belles lectures par petits sauts de blog en blog. 

J'ai lu de très bons romans cette année, je pense notamment à Susan Fletcher pour Un Bûcher sous la neige, Fugue d'Anne Delaflotte Mehdevi et tant d'autres . Tous ces livres...

 "comme des flaques d'eau. Ce qui se dépose dans les livres n'est qu'une faible partie de l'écriture. L'essentiel  ne croupit pas dans les livres mais continue de briller sur le coeur, de rafraîchir un regard.[...] On peut lire pour augmenter ses connaissances. On peut lire aussi pour alléger son amour. On lit avec ses mains autant qu'avec ses yeux. Le toucher d'une main calme sur la page d'un livre, c'est la plus belle image que je connaisse, l'image la plus apaisante et amoureuse qui soit: une main tendre sur une épaule d'encre." C. Bobin.

L'année 2011 arrive et j'ai sur le coin de mon bureau le dernier roman de Maud Lethielleux, celui de Fabrice Colin et bien d'autres encore.

Je termine l'année 2010 avec un livre de Christian Bobin L'Inespérée et je savoure le texte "Mina"...je sais que ce court texte m'emportera sur les pas de Judith Brouste...encore de belles rencontres à venir et je m'en réjouis déjà.

                                     

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jeudi, 30 décembre 2010

Le Jeudi c'est citation!

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J'ai commencé la lecture du dernier livre de Jean d'Ormesson C'est une chose étrange à la fin que le monde. C'est ma première rencontre avec cet auteur. Pendant mes études de lettres, j'ai tenté de lire sa propre version de l'histoire littéraire, j'ai vite abandonné.

Dernièrement, je suis allée à la librairie et j'ai croisé une vieille dame qui a bravé le froid, la neige et le verglas pour s'offrir le dernier Jean d'Ormesson. Cette petite dame a parlé de l'auteur avec tant d'engouement que je me suis laissée séduire et j'ai emprunté ce roman à la médiathèque.

Je ne suis pas certaine de publier un billet sur ce titre mais certains passages m'interpellent...comme cet extrait.

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vendredi, 24 décembre 2010

Hohoho!!!

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mardi, 21 décembre 2010

SWAP AU LONG COURS Noël 2010!

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Ho HO HO! C'est Noël avant l'heure chez Mirontaine grâce au Swap au long cours organisé par  Laurence ! Cette année   Katell et moi avons échangé à chaque nouvelle saison un colis sur des thèmes différents. Nous avons choisi pour clore cette année 2010 de partir à la découverte des contes.

Voici le contenu du magnifique colis matriochka!

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Une avalanche de petits paquets verts renferment de précieux trésors.

Côté lectures...

Contes de Bretagne, textes choisis et adaptés par Evelyne Brisou-Pellen chez Milan: "un parfum de Brocéliande, de la côte sauvage, des chemins creux où se cachent les korrigans" pour reprendre les bons mots de Katell.

La Vierge des glaces d'Hans Christian Andersen: Au sommet des montagnes suisses, au creux des grands glaciers, vit la Vierge des glaces, reine des neiges éternelles.Un conte merveilleux pour frissonner!

Quatre histoires du petit chaperon rouge racontées dans le monde: la version de Perrault mais aussi celle de la petite Aïcha et son grand-père Bouissa au Maroc, la petite fille et le lion pour l'Afrique de l'Est et les soeurs et le démon au Japon. Les contes parcourent le monde!

Contes juifs de Leo Pavlat et Helena Rysava chez Gründ: "une tradition multi millénaire, un peuple essaimé par la force de l'Histoire...des histoires tapies au plus profond de nos âmes" . Je vais enfin pouvoir connaître davantage sur ce peuple si cher au coeur de mes amies Vanessa  et Dirat.

Contes insolites et insolents de Muriel Bloch,illustrés par Aurélia Grandin  chez Syros: des contes étonnants et inattendus au programme!

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Côté délices...

Ce matin j'ai bu la dernière tasse de mon remède elfique reçu l'an dernier à l'occasion de ce swap au long cours. Je découvrais peu de temps après une tisane douceur des Jardins à la framboise  (mélisse, hysope, verveine, citronnelle, mauve de Mauritanie). Encore un délicieux breuvage pour accompagner mes lectures! Une confiture aux pêches de vigne adoucira les matins d'hiver.

Des petits chocolats à l'effigie du petit bonhomme rouge fondent au palais  du Petit Korrigan!

Côté trésors: une jolie botte en tissu recevra bientôt les bredeles à la veillée de Noël, de jolies serviettes apporteront tantôt de jolies couleurs à ma table de fête et quelques bougies rouges sont venues parfaire ma décoration de Noël au coeur de Cocoonland.

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Un immense merci à Katell pour tous ces choix judicieux, ce bon goût et ta délicatesse dans la préparation de ce swap. La magie de Noël est entrée, une fois de plus, au pays de Mirontaine!

Un immense bravo à Laurence pour l'organisation brillante de ce swap au long cours édition 2010.

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lundi, 20 décembre 2010

Un Bûcher sous la neige de Susan Fletcher

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Il est de ces livres dont vous entendez parler deci delà sur la blogosphère...je suis heureuse de l'avoir trouvé sur mon chemin en ce mois de Décembre neigeux.

 

C'est une première rencontre avec la plume de Susan Fletcher pourtant ses précédents romans, dont  La Fille de l'Irlandais, m'intriguent énormément.

Pour ce roman Un Bûcher sous la neige, je craignais l'affluence d'éléments historiques mais fort heureusement c'est Corrag qui nous conte l'histoire et ses confidences m'ont emmenée, là-bas, dans les Highlands, pour un voyage époustouflant.

 Nous sommes à la fin du XVIIe siècle, en Ecosse, au cœur d'une période de rois rivaux, de désordre politique et religieux et de massacres. Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, emprisonnée, attend le bûcher.

Depuis son cachot, Corrag raconte le massacre de Glencoe au révérend Charles Leslie, venu d'Irlande. Le révérend se montre révulsé par la sorcière et attend d'elle de percer le mystère de Glencoe.

Au delà du mystère, Corrag nous conte sa vie, tous les chemins parcourus sur le dos de sa jument à travers l'Angleterre mais aussi l'Ecosse vers cette terre sauvage au Nord du Pays, celle des Highlands. Depuis son cachot putride, Corrag parle de la forêt, des rivières, des arbres, de sa jument, des poules et des chèvres pour seule compagnie et d'un amour naissant pour Alasdair.

Les lettres de Charles Leslie destinées à son épouse Jane offrent des courtes pauses au récit de Corrag.

 

« Quoique je fusse dans la pénombre, et elle sur la paille humide, elle a déployé la vallée devant moi avec toutes ses brumes et ses collines, si bien que je me serais cru là-haut sur les rochers. »

Dehors la neige...et sous mes yeux tout le talent de Susan Fletcher pour conter l'univers des sorcières, femmes répudiées par l'étroitesse d'esprit de certains hommes, et la bonté des fleurs en incipit de chaque chapitre.

Une lecture teintée de l'univers de

Coup de coeur 2010! 

Roman traduit par Suzanne Mayoux, publié en Août 2010 chez Plon.

 

jeudi, 09 décembre 2010

Le Jeudi c'est citation!

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"Est-ce que je n'ai pas eu la chance de vivre au grand vent ? Mon coeur me parlait et je l'entendais. Je le laissais chanter sa chanson, je me fiais à moi-même et j'avais foi dans le monde, car pourquoi n'aurions-nous pas foi en lui ? Puisqu'une petite graine peut devenir un arbre avec le temps, et que les oiseaux se rappellent où sont leurs vieux nids, et qu'une jument comprend nord-ouest et va, et que la lune fait monter et descendre les flots argentés de la mer, est-ce que çà ne mérite pas notre foi ?".

Susan Fletcher Un Bûcher sous la neige.

                              

 

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mardi, 07 décembre 2010

Le Voisin de Tatiana de Rosnay.

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    J'ai choisi ce roman réédité chez Héloïse d'Ormesson Le Voisin  de Tatiana De Rosnay pour découvir le talent de cette auteur. 

Colombe Barou s'installe avec mari et enfants dans un nouvel appartement. Le roman s'ouvre sur une anti-héroïne désabusée par le quotidien. Sa vie se résume à "une série grise de joies calmes, de tranquilité ankylosée. Un bonheur engourdi, embourbé dans le rituel du quotidien."

Au coeur de ces appartements confinés, se trouve le voisin glamour et attendrissant Docteur Faucleroy. A trois heures du matin, ce charmant voisin qu'elle n'a jamais vu, aime écouter les Rolling Stones. Colombe Barou sombre dans la paranoïa au fil des nuits agités par un bruit qui revient toujours à la même heure. Les bruits s'adressent à elle. Dans ce huis-clos, l'obsession s'installe. Le bruit devient insupportable, de la même manière que la routine du quotidien pèse sur la vie de Colombe. C'est une femme de l'ombre. Elle a des ambitions d'écriture mais elle est nègre. Son mariage est au point mort.Ce voisin va l'emmener sur les sentiers bien singuliers de l'obsession.

Tatiana de Rosnay s'est inspirée de "Fenêtre sur cour" d'Alfred Hitchcock. Dans ce thriller domestique, elle réussit à installer un suspens et joue avec nos peurs d'enfants. Elle prend une situation ordinaire, banale et la rend terriblement angoissante.

Ce thriller urbain rappelle au lecteur que nous sommes tous observés et espionnés. La manière dont cette femme lisse et terne évoluera au fil des pages m'a tenue en alerte et je n'ai pas réussi à reposer ce livre avant la dernière page!

"Et si elle partait? Partir. S'en aller. Se casser, comme diraient les garçons. Colombe s'est cassée. Colombe s'est tirée. Un baluchon, quelques affaires, et hop, elle filerait, le nez au vent. Une petite auberge, au bord de la mer. Dormir une semaine d'affilée. Plus de rapas à préparer, de provisions à acheter, de sols à lessiver, de chemises à repasser, de chaussettes à repriser, de leçons à faire réciter. Plus de" qu'est-ce qu'on mange ce soir?". Plus de "Balthazar m'a piqué mes écouteurs, il veut pas me les rendre". Plus de "Coco, mon pantalon gris est toujours chez le teinturier?". Partir, oui mais comment? Le gros break qui dort dans le garage, elle n'a jamais su le conduire. Sourire amer."

Tatiana de Rosnay s'illustre ici dans un autre registre, elle n'est pas dans l'émotion, semble-t-il comme dans ses autres livres et je me suis laissée emporter avec plaisir par cette plume machiavélique.

J'ai revu ce chef d'oeuvre d'Alfred Hitchcock une fois le livre reposé.

Challenge rentrée littéraire n°11.

 

jeudi, 02 décembre 2010

L'Arbre des pleurs de Naseem Rakha.

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 Voilà, je viens de refermer ce roman... et une grande émotion m'envahit. C'est parfois difficile de mettre en mots ses émotions, je vais tenter toutefois...

 Irene et Nathan Stanley vivent paisiblement dans l'Illinois avec leurs deux enfants Shep et Bliss.. Pour le travail de Nathan, sherif adjoint, toute la famille part s'installer dans l'Oregon. C'est à cet endroit que Shep leur fils alors âgé de quinze ans sera assassiné suite à un cambriolage. Le coupable, Daniel Robbins, est condamné à la peine capitale.

Toute la famille pense que l'exécution du meurtrier les délivrera du poids de la douleur. Toute la famille, sauf Irene. Les années passent et le chagrin n'abandonne pas la mère de Shep. La mort de Daniel ne l'apaisera pas, elle en est convaincue.

A l'insu de tous, elle décide de correspondre avec le meurtrier de son fils. Commence alors la longue route du pardon et l'échange épistolaire révélera un jour ou l'autre le secret qui entoure la mort de Shep.

Naseem Rakha aborde dans ce premier roman des sujets qui divisent-la peine de mort, l'homosexualité- et n'apportent  en général qu'une vision assez manichéenne de la société.Les avis sont tranchés. Ce livre raconte la vie d'une femme sur le chemin difficile du pardon. Irene est un très grand personnage. On suit ses turpitudes d'esprit, son éveil au pardon au fil des ans. C'est un être de souffrance comme chacun des personnages. On s'interroge sur les choix d'Irene et de Daniel entre le pardon, la tolérance mais aussi l'erreur. Le lecteur, comme chaque personnage du roman (Irene, Bliss, Tab Mason) se positionne avec la sensibilité de son vécu.

L'épreuve est lourde mais le livre est rempli d'espoir.

Je vous livre un extrait au moment où Irene retourne sur la tombe de Shep dix-neuf ans après, auprès de l'arbre en pleurs...

"Des cercles de lichen de la taille de noisettes s'étaient entremêlés aux lettres et aux chiffres gravés sur la pierre tombale blanche de son fils. Des tiges de brome des toits jaillissaient à sa base, à l'endroit où auraient dû s'épanouir des fleurs. Juste au bord du monticule de terre, Irene remarqua un alignement de cailloux aux formes étranges. Elle en dénombra dix-neuf et s'interrogea sur l'identité de celui qui les avait  déposés là, année après année. Peut-être le jeune trompettiste de l'enterrement. Ou alors un professeur, un voisin...

Elle s'accroupit, caressa la pierre. D'un chuchotement, elle brisa alors le silence avec les seuls mots qu'elle pouvait formuler: "Je suis de retour". "

S'il ne devait reposer au pied de votre sapin de Noël qu'un seul livre, choisissez celui-là.

Je remercie  Blog-O-Book  et  L'archipel pour l'envoi et je vous laisse écouter cette chanson "Douce nuit" qui n'est pas anodine dans le roman.

                         
 

 

mercredi, 01 décembre 2010

Le Petit homme et Dieu de Kitty Crowther.

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C'est l'histoire de Petit Homme et d'une chose, qu'il rencontre en faisant sa promenade un matin. Cette chose n'est autre qu'un Dieu. Attention, je dis bien un Dieu pas le Dieu! Petit Homme entame une conversation avec Dieu, grand bonhomme blanc en forme de Barbapapa, cerclé d'un halo orange fluo. Il lui explique comment il l'imaginait. Et Dieu se transforme en l'idée qu'il avait de lui. Ce Dieu adore montrer ses transformations: il devient un lapin, un cerf, un cow-boy, un indien, un effrayant gorille et le père de Petit Homme.

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 Kitty Crowther dédicace ce livre à ses deux fils Théodore et Elias. Elle aborde la relation fils/père sous couvert de l'admiration et de la ressemblance qui les unissent. Quel homme deviendra Petit Homme? Dieu ne sait pas tout faire. Petit Homme s'en étonne, mais n'est-ce pas là une manière habile de lui redonner confiance? A la fin de l'album, on apprend que Dieu sait tout faire sauf grimper aux arbres!

Encore un très bel album de Kitty Crowther, lauréate du prix Astrid Lindgren 2010, où les illustrations au crayon offrent au regard une nature apaisante. On referme ce joli album avec beaucoup de sérénité. 

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