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jeudi, 24 février 2011

Le Jeudi c'est citation!

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Citation extraite du dernier livre de Christian Bobin Carnet de soleil.

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mercredi, 23 février 2011

Winter de Rick Bass.

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En 1987, Rick Bass décide de faire une pause dans sa carrière de géologue pour se consacrer à l'écriture. Avec son épouse, il se met en quête d'un refuge pour passer l'hiver et recherche un endroit isolé. Ils vont débarquer au Montana, dans la vallée du Yaak, à quelques kilomètres de la frontière canadienne. Leur chalet offre une vie plutôt rustre:pas de chauffage, pas d'éléctricité, ni téléphone. Aux alentours, la nature vierge, encore sauvage, leur offre le spectacle des montagnes enneigées, demeures des caribous et autres grizzlis. 

 

Ce récit s'ouvre en automne. La mission du couple sera de préparer l'hiver ( 40 degrés au-dessous de zéro) en coupant du bois. La vallée du Yaak n'est pas déserte. Quelques couples ont trouvé leur hâvre de paix dans ce magnifique territoire.

L'auteur offre une belle réflexion sur la vie retirée du monde actuel lésé par le consumérisme. Il chemine vers la quête du dépouillement. Le rythme narratif est assez lent, à l'image de la vie béate au coeur de la nature.

Je ne sais pas si je m'attendais à plus d'éléments pittoresques dans ce récit ou si la forme du récit journalier n'a entâché ma lecture mais je suis restée en dehors de l'histoire. J'aime beaucoup ce mouvement littéraire du "natural writting" mais j'avoue ne pas avoir été sensible à cet écrit.

Roman traduit par Béatrice Vierne.

jeudi, 17 février 2011

Le Jeudi c'est citation!

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-"Rien n'est parfait, nulle part, et c'est cela qu'il faut accepter, Alice. Il n'y a pas d'autre alternative: accueillir l'instant tel qu'il se présente, tel qu'il est. Une rose est une rose est une rose...,commença-t-il.[...] 

-Alors, demanda Alice d'une voix presque transparente, je ne me suis pas perdue en vain? Traverser le miroir, ce n'était pas seulement une catastrophe, c'était aussi une chance... sans plus chercher à se défendre, à se protéger, à se cacher, à vouloir éviter à tout prix ses peurs, oser faire connaissance avec soi."

 

La Reine Alice de Lydia Flem chez Seuil, la Bibliothèque du XXIème siècle, Février 2011.

Une semaine que ce livre m'accompagne. Ce roman est intense, l'humour et la malice s'unissent pour colorer la traversée du miroir. Je ne sais pas si je vais réussir à commenter ces pages face à l'élégance de la plume de Lydia Flem. Voici le livre que j'aimerais envoyer aux gens que j'aime. 

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samedi, 12 février 2011

Tout près le bout du monde de Maud Lethielleux.

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Je viens de passer la semaine avec Jul, Solam et Malo. Trois jeunes gens réfugiés chez Marlène pour réaliser un chantier. Trois jeunes écorchés vifs, blessés par la vie et qui tentent de renouer avec le quotidien par l'écriture. Marlène telle Julia Cameron suscite chez eux le désir d'écrire une page chaque jour. Ce sont donc les pages écrites par Jul, Solam et Malo qui nous sont offertes à la lecture.

Roman polyphonique dans lequel on apprend, petit à petit, les vies cabossées de chacun. Ils réapprennent à vivre  au bout du monde, auprès de la mystérieuse Marlène, qui cache un lourd secret. Au coeur du chalet, Jul ,Solam et Malo s'interrogent sur la vie, celles de leurs parents et  rêvent d'un monde meilleur.

 Le talent de Maud Lethielleux est une fois encore au rendez-vous, dans cette habileté si singulière à donner la parole aux petits canards boîteux, désireux de s'en sortir. Au fil des pages, des petits bonnets de laine, le  douloureux voyage au pays de l'anorexie, Billy Elliot, l'écriture, un shoot aux étoiles, l'arbre nu vous emportent sur le chemin du bonheur. 

"Dans mes rêves, il y a un arbre, seul, immobile et majestueux dans un champ, je m'approche, je me souviens de lui quand je suis arrivée, il perdait encore ses feuilles. Je me souviens de lui décoré de guirlandes puis tournoyant au-dessus de nos têtes. Je m'avance doucement. De loin, il semble nu, je m'approche pour caresser son tronc et j'aperçois, minuscules, des milliers de petits bourgeons qui recouvrent les branches. Dans mon rêve, il y a le printemps, et dans mon printemps, tu es là."

Roman publié chez Flammarion, dans la collection Tribal. 

dimanche, 06 février 2011

Un Jardin sur le ventre de Fabienne Berthaud.

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Ce roman s'ouvre sur la mort de Suzanne à l'âge de soixante-dix ans. Cette mort est brutale puisqu' elle a succombé à un arrêt cérébral. Les premières pages décrivent ses dernières heures en compagnie de son chien et de son mari égocentrique. J'ai beaucoup souri dès l'incipit. La mise en scène des émois de chacun face à cette perte est décrite avec beaucoup de subtilité. L'auteur réussit à amuser son lecteur en nous contant un évènement sombre.

Tu souffles un nuage couleur framboise sur ton oreiller blanc (…) Toi qui as toujours cru que la vie continue, tu seras oiseau, fleurs, vent, mer, terre. Meurs, Suzanne. Meurs. Ta petit Gabrielle te prend la main. Elle t’encourage à partir sans te faire de soucis. Tu te libères de tes chaînes. Tu reprends ta liberté. Un océan rouge dans la tête.

Puis, la tonalité diffère. L'une des filles de Suzanne va nous raconter la vie de cette femme. Une vie mouvementée avec une mère indigne, qui préfère les plaisirs de la chair à ceux de la maternité. On apprendra les année de bonheur auprès de Mémère et une tante bienveillantes. Gabrielle, la fille de Suzanne, nous emmène sur le chemin d'une vie fort singulière, cherchant à comprendre la soumission de sa mère à cet homme si égoïste auprès de qui elle partagea cinquante années de sa vie.

Narratrice omnisciente, Gabrielle détricote la vie de sa mère. A l'aide de phrases courtes, poétiques, nous reconstruisons le chemin de vie d'une femme dévouée. Elle passera sa vie à servir les autres.

Voici un roman qui bouscule comme bien souvent, il nous émeut et renvoie à certains schémas de vie que nous connaissons. Un livre qui perturbe, très joliment écrit .

Merci Clara.