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mardi, 04 juin 2013

Le Génie de l'éléphant de Marco Missiroli.

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Un grand coup de coeur! Pourtant, j'ai eu quelques difficultés à entrer dans ce livre. Missiroli  enchaîne les ellipses dans la narration et distille de petits indices au fil des pages pour découvrir petit à petit les secrets et mystères de ses personnages.

Pietro, ancien prêtre, propose sa candidature pour un poste de concierge dans un immeuble de Naples. L'avocat Poppi a convaincu les autres propriétaires de choisir cet ancien serviteur de Dieu comme concierge. On découvre les habitants de l'immeuble cossu par petites touches. On rencontre Fernando, jeune homme déficient mental, sous le joug d'une mamma castratrice nommée Paola. On pénètre dans l'intimité des familles notamment celles du docteur Luca Martini et son ami l'échographiste Riccardo Lisi. On apprend beaucoup grâce à l'extravagant avocat Poppi, homosexuel et fantasque, qui sous couvert d'un masque vénitien, garde secrètement les confidences de ses voisins.

Pietro n'a pas choisi son destin de prêtre. Il a passé toute sa prime enfance au sein de l'église, celle-là même qui l'a recueilli. La narration est entrecoupée de souvenirs lointains, ceux de sa jeunesse et de sa rencontre avec une mystérieuse Céleste.

Avant de mourir, Céleste lui apprend que de leur idylle de jeunesse est né un fils. Ce fils vit dans la résidence milanaise. Dès lors, Pietro  va scruter le quotidien de son fils. Il cherchera à comprendre son activité de docteur, sa mission de sauver des vies...ou d'abréger les souffrances qu'elle impose.

Ce roman est dense, riche par les thèmes abordés, parfois décousu mais en le refermant, se déroule à nouveau le fil des évènements.

La galerie des personnages est très fellinienne, haute en couleurs: Paola, dans sa démesure de l'amour filial, Poppi, dans son extravagance...


Et l'éléphant dans tout ça? L'éléphant est celui qui soigne ses congénères, les observe et les assiste. Pietro tient honorablement ce rôle dans le roman de Marco Missiroli, il devient l'essence même de la résilience. Celui qui veille sur les autres, sur l'enfant, tel un père.

Roman traduit de l'italien par Sophie Royère, éd. Payot-Rivages, juin 2012.

Commentaires

une bien belle découverte on dirait. Je note !

Écrit par : lucie | mardi, 04 juin 2013

Finalement, tu as bien fait de persévérer.

Écrit par : Alex-Mot-à-Mots | mercredi, 05 juin 2013

Les commentaires sont fermés.