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mercredi, 08 janvier 2014

Mon Amour, ma vie de Claudie Gallay.

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" Je ne suis pas un brave, je suis un Rom. Je marche le front bas, comme une bête. Je déteste le monde, la vie, les fleurs.

J'ai peur qu'on m'attrape, qu'on m'emmène ailleurs, quelque part. Qu'on me brûle vivant comme on brûle les carcasses dans les bennes. Des veaux de vingt jours. Qu'on me transforme en poussière d'abattoir.

Je marche. Sans savoir où je vais."

Probablement le texte le plus âpre de Claudie Gallay. La famille Pazzati: Mam' et sa douceur abrupte, l'oncle Jo et son saxo, Pa' l'écorché vif, Zaza et son phrasé rongé...et puis Dan l'enfant unique de cette famille à la dérive.

Les personnages sont des ogres,sculptés dans la terre glaise. Roman sauvage d'un monde marginal où la violence se mêle à la folie.

Le père dresseur de fauves mène son cirque à la dérive. La guenon devient la confidente de Dan, l'ombre douce et chaude d'une mère farouche.

Les adultes sont cruels parfois. Ils fréquentent les églises, c'est la pierre, la honte des hommes qui viennent dans les églises pour oublier leurs péchés. Quand les hommes s'en vont, les péchés restent. A force ça remonte. L'humidité des églises, c'est toute la honte des hommes.

Claudie Gallay réussit à distiller de la poésie dans la misère pour nous emporter avec Dan vers cette quête merveilleuse de la mer.

"On se promet la mer.

On fait ça vite, sans réfléchir.

La mer".

Commentaires

Cela semble très beau ...

Écrit par : Cristie | mercredi, 08 janvier 2014

Dur mais très beau! Je pense continuer avec Les Années cerises, dans le même registre de langue.

Écrit par : Mirontaine | mercredi, 08 janvier 2014

Un texte qui a l'air très beau. De quoi me réconcilier avec l'auteure, alors.

Écrit par : Alex-Mot-à-Mots | vendredi, 10 janvier 2014

Les commentaires sont fermés.