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vendredi, 31 janvier 2014

Le Dernier jour d'un condamné Victor Hugo.

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Commencer le défi de relire un classique par mois chez Stephie  avec ce titre de Victor Hugo Le Dernier jour d'un condamné, choisi grâce à Elsa Montensi. Le poser sur sa table de nuit et le lire en quelques heures.

Le condamné dans sa cellule de Bicêtre à la veille de son exécution évoque ses états d'âme depuis sa condamnation à mort. On assiste à son cheminement de pensées.Pour permettre une plus grande implication du lecteur dans ce texte,Hugo rend le récit encore plus vivant en choisissant le  style direct, les phrases courtes. On évolue dans la progression du désespoir du condamné.On assiste au tragique de la situation: le tragique vise à susciter l’effroi du lecteur devant la condition humaine. Il accompagne le plus souvent les thèmes de la mort ou de l’impuissance de l’homme face à un destin qui le dépasse.Le condamné ne peut changer le cours de son destin.Le pathétique permet quant à lui de mettre en mots l'émotion douloureuse. Le lecteur partage sa douleur face à cet homme déterminé par une force supérieure, condamné à la justice des hommes.L'abondance des points d'interrogation marque l'étonnement de l'homme face à cette décision.

Le narrateur est énigmatique oscillant tour à tour entre le monologue intérieur, le journal intime et le récit autobiographique; permettant ainsi au lecteur l'identification au personnage et à Hugo de mettre en place un plaidoyer contre la peine de mort.

Le texte argumentatif permet la mise en scène du discours, stratégie d'écriture qui permet au lecteur de prendre place dans le débat.

La scène en miroir des galériens vise à prouver l'aspect voyeuriste et sinistre des spectateurs hypocrites. Face au malheur, certains éprouveront de la jouissance.

La souffrance s'accentue avec le temps qui passe et montre la volonté de Victor Hugo de rallier le lecteur à sa lutte.

Le texte se referme avec ces mots: QUATRE HEURES. Cette phrase nominale,écrite en majuscule, mise en avant typographiquement mime à sa façon le couperet de la guillotine et marque l'ellipse du cri ultime dans la bouche du condamné.

Cette relecture d'un texte classique m'a permis de dépoussiérer mes cours de fac, de chercher à comprendre pourquoi Elsa le laisse à disposition sur sa table de nuit...à m'interroger à nouveau sur notre rapport à la mort.

 

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Commentaires

Tu me donnes envie de le relire.

Écrit par : Alex-Mot-à-Mots | lundi, 03 février 2014

C'est un texte fort, et puis c'est bon de retrouver les grandes plumes classiques de temps en temps...ça rend nostalgique des nombreuses heures d'étude dans une piaule sur les toits...

Écrit par : Mirontaine | lundi, 03 février 2014

Les commentaires sont fermés.