Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 05 février 2014

Sept jours à l'envers de Thomas Gornet.

DSC_0324.JPG

 

La vie surprend parfois. En une semaine, tout est chamboulé: le quotidien ordinaire, ses banalités et son tempo régulier.Le narrateur remonte le cours des jours, pour revenir sur ce dimanche après-midi où un événement s'est produit.

Livre inversé où le récit débute par sa fin, il pourrait presque se lire à l'envers. Thomas Gornet utilise une structure surprenante et malicieuse pour apprendre à connaître notre jeune narrateur de douze ans.On remonte le fil des jours, cherchant à comprendre quelle personne est morte. On émet des hypothèses, très vite anéanties par  quelques expressions qui nous rappelle qu'il est fils unique, la présence du père mais aussi celle de la mère. 

L'écriture est judicieuse, on accompagne chacun des protagonistes dans la douleur, on oscille sur le fil de la vie et la bobine s'enroule à nouveau, dans l'autre sens.

Les personnages ne sont pas nommés, alors nous tentons de dénouer la boucle petit à petit avec beaucoup d'empathie.

Le procédé est judicieux et permet d'évoquer l'indicible. Cette immersion dans la famille marquée par le chagrin est drôlement habile puisqu'elle ne tombe jamais dans l'écueil du pathos. La forme du récit adoucit presque la tristesse du sujet, un beau livre délicat propice au dialogue.

Encore une jolie pépite chez Doado, Rouergue.

Commentaires

encore une fois, tu donnes envie de plonger dans le livre...

Écrit par : Audrey | mercredi, 05 février 2014

Merci Audrey,j'aime bien le suspens qu'il dégage et invite à la réflexion. Bises.

Écrit par : Mirontaine | jeudi, 06 février 2014

En effet l'une des grandes forces de ce roman c'est son habileté. On évoque la peine sans jamais tomber dans le pathos. Il y a beaucoup de pudeur dans ce texte, une tristesse contenue... Bref, j'ai beaucoup aimé aussi (et merci pour ton petit clin d'oeil! ;-) )

Écrit par : Bauchette | mercredi, 05 février 2014

La pudeur, tu as raison...

Écrit par : Mirontaine | jeudi, 06 février 2014

Les commentaires sont fermés.