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mardi, 25 mars 2014

La Jeune fille à la laine de Seungyoun Kim.

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Très sensible à la thématique du fil de laine comme ligne du temps  de ce fil de vie qui nous unie et nous relie, j'étais curieuse de découvrir cet album jeunesse.Il s'ouvre sur une double page au point mousse.

Une future maman apprend la naissance à venir d'un bébé alors qu'elle mange une pêche au goût sucré. C'est une jolie petite fille au teint rosé qui voit le jour. Mais cette petite fille semble avoir un noyau coincé dans la gorge car les paroles ne viennent pas.Le mutisme de la petite fille interroge son entourage mais le fil de la vie reprend son cours et chacun retourne à ses occupations.

La maman s'adonne au tricot et la petite fille s'exclame "Lalènne". L'unique mot qui apporte la joie à cette mère, soucieuse pour son enfant.

La pelote de laine se déroule avec la répétition de cet unique mot pour tout bagage. La jeune fille avance à cloche-pieds sur le fil de la vie, celui qui la mène vers l'amour.Avec la laine, elle se crée un papa.

Le graphisme épuré représente grand nombre des émotions tues dans cette relation fusionnelle entre la mère et la fille. L'espace blanc semble mimer l'absence du père dans cette relation filiale.Le pelote se déroule, comme la langue se délie et les mots affleurent sur les lèvres de Lalènne.

La délicatesse des dessins apporte de belles précisions sur les non-dits.

Beaucoup de poésie et de délicatesse, à la manière de Davide Cali dans Moi, j'attends(ED Sarbacane)dans cet album de cette talentueuse coréenne paru chez Didier Jeunesse.

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