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jeudi, 20 mars 2014

La Fabrique du monde de Sophie Van der Linden.

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J'ai beaucoup lu les ouvrages de recherches de Sophie Van der Linden en littérature d'enfance et de jeunesse, j'étais curieuse de la lire pour ce premier roman publié chez Buchet-Chastel, en Septembre 2013.

Le thème choisi est celui de l'enfance et du monde du travail. Nous sommes en Chine, de nos jours, même si j'avoue que dès les premières pages, la narration nous emporte tellement dans une bulle qu'il est difficile de situer le temps de l'action.La subjectivité est importante dans ce récit à la première personne et au présent.

Mei est une paysanne de dix-sept qui connaît parfaitement le sens du mot sacrifice: tandis que son frère regagne les bancs de l'université, les parents de Mei l'envoient à l'usine. Telle une petite ouvrière, elle oeuvre pour la ruche sans compter ses heures, sous le regard et la perversité des contremaîtres.

La réalité du monde du travail est narrée avec beaucoup de vraisemblance et pour fuir la noirceur du quotidien, Mei rêve.

La cadence du quotidien entre machines, dortoirs, tissus et commandes lui laisse peu de temps pourtant à la rêverie. Sophie Van der Linden souligne le bonheur apporté par la lecture grâce au seul et unique livre de Mei, emporté à l'usine. Toutes les ouvrières attendent avec impatience le soir venu pour s'offrir un bonheur de lecture oralisée grâce à Mei.

Beaucoup de candeur dans ce récit d'apprentissage qui ravive mes premiers souvenirs de lecture lorsque j'empruntais dans la bibliothèque modeste d'une petite ville du Nord les romans de Pearl Buck.

L'aliénation au travail me rappelle une lecture plus récente , celle d'Une Histoire de peau, recueil de nouvelles de Jeanne Benameur.

Un très beau texte pour sensibiliser aux dérives du monde du travail, à la fabrique du monde de cette Chime, grand pays producteur.Au delà du roman social, j'ai aimé la naïveté et la manière dont Mei fabrique son propre monde.C'est une voix singulière qui nous emporte dans ses rêves, dans ses aspirations les plus profondes.

Et puis,la vie peut parfois basculer...

 

Commentaires

Ah oui, Pearl Buck, toute ma jeunesse.....

Écrit par : Alex-Mot-à-Mots | dimanche, 23 mars 2014

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