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lundi, 24 mars 2014

L'Eté des lucioles de Gilles Paris.

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Le bandeau annonce "Cette histoire réveillera l'enfant qui sommeille en vous" et ce n'est pas faux.

Une lecture délicieuse en compagnie de Victor, un enfant qui a deux mamans et un papa qui ne veut pas grandir.

Sa maman est libraire "[e]lle écrit des petits mots tout en fluo pour les livres qu'elle a aimés, un Post-it jaune qu'elle colle sur la couverture pour attirer le regard du client. Maman tient aussi un blog où elle raconte l'histoire des livres, avec le prix, le nombre de pages et un mot pour les définir. [...] Comme elle en lit plusieurs en même temps, il y a au sol, du côté de son lit, des piles de livres d'où s'échappent les marque -pages de sa librairie".

La compagne de sa maman s'appelle Solar, c'est un personnage lumineux expatrié d'Argentine. Une artiste peintre, cartomancienne et écorchée-vive. Dans ses tableaux s'invitent des gants blancs, comme la main bienveillante d'un fantôme qui se pose à la manière du papillon sur l'épaule de Victor, de manière récurrente. " A trop se réfugier dans son enfance, ma deuxième maman se fane comme une fleur sans eau."

Et puis il y a la grande soeur Alicia, fugueuse au tempérament fougueux, légère et insouciante. Elle attend le bon prince charmant.


Le temps d'un été, la famille se réunit à Cap-Martin. Le papa est resté à Paris, il ne peut plus revenir sur ce lieu des étés de son enfance. S'installe déjà un mystère sur ce papa mutique.

Ce n'est pas simple d'adopter le point de vue d'un enfant mais, une fois de plus, Gilles Paris réussit brillamment cet exercice de style. Avec beaucoup de simplicité et de subtilité, il aborde des thématiques beaucoup plus complexes en enchaînant tous ces éléments bouleversants qui viennent perturber la quiétude de cet été.

Les papillons s'invitent sur les épaules des personnages, symboles de leur métamorphose à venir. Victor comprend sans juger et interroge ce monde qui l'entoure.

Au fil des pages, la nostalgie des étés de notre enfance nous revient en mémoire, les rires autour des jeux de société, le délice d'une glace en remontant de la plage, la fraîcheur d'un premier baiser...

L'ambiance est lumineuse sur ce sentier des Douaniers. Là où se dressent les villas de Rochebrune, les enfants élisent leur terrain de jeux pour un été mystérieux et poétique.

Et les Lucioles ? Je vous invite à découvrir l'histoire de Victor pour voyager entre réel et imaginaire à la découverte de ses secrets. En chemin, il se peut qu'un sourire illumine votre visage.

Belle lecture, merci Gilles Paris.

Editions Héloïse d'ormesson, Janvier 2014. 

 

Commentaires

Un joli texte qui fait du bien !

Écrit par : L'Irrégulière | lundi, 24 mars 2014

Une lecture très plaisante.

Écrit par : Alex-mot-à-Mots | mardi, 25 mars 2014

Une lecture qui fait du bien même si j'ai préféré Au pays des kangourous...

Écrit par : Noukette | jeudi, 27 mars 2014

Pour celui-ci, je crains que cela fasse "réchauffé" avec les deux précédents que j'ai lu : Au pays des kangourous et Autobiographie d'une courgette.

Écrit par : Laeti | jeudi, 22 mai 2014

Les commentaires sont fermés.