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mercredi, 09 juillet 2014

Souveraineté du vide Lettres d'Or de Christian Bobin.

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Il m' est difficile de commenter un livre de Christian Bobin, le texte se suffit à lui même tant il est poétique et élégant.

"J'ouvre des livres, je feuillette des visages. Je vois peu de gens durant votre absence, si j'excepte ceux qui sont dans les livres, ceux qui passent le gué des lectures vers les deux heures du matin. Ils ont une vie d'encre, ils mènent la vie que l'on ne peut mener le jour, où l'on porte le deuil de soi-même, devant faire allégeance, devant obéissance à tout. Ils ont des noms de forêt, des noms de voyage, des noms de grand fleuve, ils ont des noms de neige quand ils tombent dans le noir, tout au fond des yeux, après la dernière page. Ils ont une vie d'une seule coulée, ils passent très vite, resserrant toute une nuit de lecture dans l'éclair qui les frappe. Ils marchent sur eux-même, dans la foulée d'un unique désir, dans la volonté d'une seule chose. Ce sont les ombres claires, ce sont les livres aimés.

Ils entrent dans nos vies avec le soir, avec la pluie [...] Les livres aimés sont des rayons de miel fauve, de miel brun."

Commentaires

Bobin, encore et toujours... Je vais en mettre un ou deux dans ma valise pour les vacances...

Écrit par : Noukette | mercredi, 09 juillet 2014

Tu as raison, les citations suffisent......

Écrit par : Alex-Mot-à-Mots | jeudi, 10 juillet 2014

Je découvre votre blog, de très jolie facture,,sur la forme comme sur le fond. Je reviendrai !
Amitiés blogueuses

Écrit par : Mior | jeudi, 10 juillet 2014

Je te comprends il est difficile de définir le charme de Bobin, il faut juste se laisser enchanter !

Écrit par : Hélène | jeudi, 07 août 2014

Les commentaires sont fermés.