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lundi, 17 novembre 2014

Nagasaki d'Eric Faye.

 

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"A moins que son absence n'ait accentué le sentiment d'incomplétude qui empoisonne mes jours? Je n'ai jamais aimé ceux qui réussissent. Non parce qu'ils réussissent, mais parce qu'ils deviennent le jouet de leur succès, d'un Moi aveuglé. Le Moi à tout prix est la fin de l'homme.

La Crise rend les hommes un peu plus seuls. Que signifie encore ce nous qui revient à tire-larigot dans les conversations? Le nous meurt. Au lieu de se regrouper autour d'un feu, les je s'isolent, s'épient. Chacun croit s'en sortir mieux que le voisin et cela, aussi, c'est probablement la fin de l'homme."

Shimura San est un homme solitaire, taciturne qui vit seul dans un appartement où curieusement les objets bougent en son absence.Après avoir installé une webcam, depuis son travail, il surveille l'espace de son huis-clos et découvre une femme évoluant en son milieu. La clandestine profite de l'absence de Shimura San pour occuper les lieux. Eric Faye propose un récit mélancolique comme une fable étrange, source d'interrogations sur nos habitudes de vie, l'isolement et les relations humaines. Culpabilité et remords viennent ponctuer ce récit peuplé d'ombres.

Grand prix du roman de l'Académie française en 2010.
Merci Florence.

Commentaires

J'avais beaucoup aimé. L'atmosphère est très étrange mais dégage un certain charme (voire un charme certain).

Écrit par : jerome | mardi, 18 novembre 2014

ça te va bien de parler de charme...

Écrit par : Mirontaine | jeudi, 20 novembre 2014

Un roman qui interroge, mais qui ne m'avait pas particulièrement plu.

Écrit par : Alex-Mot-à-Mots | mercredi, 19 novembre 2014

Trop "lent" peut-être?

Écrit par : Mirontaine | jeudi, 20 novembre 2014

Je suis passée totalement à côté de ce roman là... J'ai trouvé la psychologie des personnages très superficielle, et le style très inégal, mélange d'épure japonaise, d'oralité et de lourdeur syntaxique...

Écrit par : BlureGrey | jeudi, 27 novembre 2014

Les commentaires sont fermés.