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mardi, 06 janvier 2015

Un hiver à Paris de Jean-Philippe Blondel.

 

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Un hiver à Paris...rien que le titre me séduisait déjà. L'histoire d'une année scolaire loin de sa province pour Victor, loin de son milieu social, des codes habituels. Il a tout à apprendre lors de sa deuxième année de Lettres supérieures. Jeune homme solitaire, il observe ses camarades de classe. L'élitisme de son année en hypokhâgne l'éloigne encore davantage de son milieu modeste.

Il communique peu avec ses camarades de promotion mais porte un intérêt pour Mathieu Lestaing, étudiant de première année. Quelques bribes de conversation, des cigarettes échangées dans le couloir du prestigieux établissement parisien, la promesse intérieure d'une amitié future et puis une insulte qui retentit dans un couloir avant la chute volontaire de Mathieu du haut de la rampe du grand escalier central. 

Un silence étourdissant, une vie interrompue, le vide...

Comment avancer dans un établissement scolaire où l'on broie toute velléité?

Peu à peu, Victor instaure une relation toute particulière avec le père de Mathieu.Une relation étrange pour certains, douteuse pour la mère du défunt, salvatrice pour son père et indubitablement pour Victor.

Le personnage central est attendrissant sous la plume de J-P Blondel, j'ai particulièrement aimé ses vagabondages et la tempête qui sévit sous son crâne.

"Novembre. Décembre.Les grands magasins du boulevard Haussmann transformaient leurs vitrines. Les passants s'arrêtaient et regardaient les vendeuses organiser les saynètes. Les trains électriques roulaient dans des décors champêtres, les ours en peluche se retrouvaient en famille autour d'un repas de Noël. Les guirlandes dans les rues s'éteignaient et s'allumaient avec une régularité désarmante. Ma vie aussi."

J'aime cette manière d'explorer l'intime chez Jean-Philippe Blondel. Le comprendre et le donner à comprendre, de soi aux autres. L'excipit du roman souligne la possibilité qu'a l'écriture d'aller vers l'éclaircissement de l'opacité de la vie.

La grande erreur des classes dominantes est de croire que parce que les gens ne savent pas s'exprimer, ils ne sentent pas les choses et ne les voient pas.Victor souligne admirablement cette question du déterminisme social.

Contre la solitude inévitable, l'écriture s'impose.

Excellent roman publié chez Buchet-Chastel, janvier 2015.

 

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Commentaires

Clara + toi : je suis vos recommandations les yeux fermés. Ca me tente beaucoup-beaucoup-beaucoup. En fait je l'ai déjà commandé ;)
Excellente année 2015, Mirontaine.

Écrit par : Mélo | mardi, 06 janvier 2015

nous sommes d'accord sur ce livre !

Écrit par : claraclara | mardi, 06 janvier 2015

J'ai bien aimé ces autres romans, il me tarde de découvrir celui-ci qui a l'air vraiment bien d'après les avis que je lis ici ou là.

Écrit par : **Fleur** | mardi, 06 janvier 2015

Un roman plutôt engagé.

Écrit par : Alex-Mot-à-Mots | mardi, 06 janvier 2015

il est déjà très haut dans ma liste d'envies!

Écrit par : eimelle | mardi, 06 janvier 2015

Je l'ai terminé hier soir et j'ai noté de nombreux passages. Je me suis reconnue à travers le narrateur à certains moments.

Écrit par : saxaoul | mardi, 06 janvier 2015

Je n'ai pas encore lu Blondel mais je suis très attirée par le thème de celui-ci. Je crois que ça va être mon premier achat de la rentrée...

Écrit par : Vio | mardi, 06 janvier 2015

Je l'ai repéré déjà et Clara est aussi enthousiaste que toi :0)

Écrit par : L'or des chambres, L'or rouge | mercredi, 07 janvier 2015

Très tentant...!

Écrit par : Noukette | jeudi, 08 janvier 2015

A rajouter à ma liste alors !

Écrit par : cristie | mardi, 13 janvier 2015

Je viens de le finir, j en suis pas fan de Blondel mais là, je suis cueillie.

Écrit par : Valérie | dimanche, 01 mars 2015

Les commentaires sont fermés.