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mardi, 13 janvier 2015

Peine perdue d'Olivier Adam.

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Un roman polyphonique qui  a pour cadre les bords de mer, qui désespèrent parfois...

Une vingtaine de voix vont émerger sous la plume d'Olivier Adam. Quelques voix d'êtres cabossés, écorchés vifs, désabusés par la société et la pâleur de leur quotidien.

Le roman s'ouvre sur une tranche de vie, celle d'Antoine, ancien mécanicien. Il vit dans une caravane et essaie de joindre les deux bouts pour offrir à son enfant une sortie à Marineland. Le champ se resserre sur chacun de ses gestes jusqu'à ce qu'il soit frappé à mort. S'ensuivent des prises de paroles d'un petit cercle de gens, proches et moins proches.

La polyphonie apporte les informations nécessaires pour enrichir la trame narrative de l'enquête.

Le lecteur évolue dans les différentes strates de la société: les hauts responsables frauduleux, les footballeurs coéquipiers d'Antoine, les employés communaux, les acteurs des services sociaux, les pères taiseux...des hommes et des femmes en souffrance. 
Sous la plume d'Olivier Adam naissent des portraits incisifs qui forment une ronde triste, sombre mais terriblement humaine.

La ronde se referme, le rythme narratif ralentit et l'écho choral sublime cette prise de paroles qui enfle, gronde et éclate pour donner un peu de voix à ceux qui n'en ont ordinairement pas.

J'avais reposé Les Lisières avec beaucoup d'émotion, ce dernier roman au ton plus âpre et plus violent offre une belle métaphore de la tempête qui frappe la station balnéaire comme pour mieux transcender la fracture sociale.Mais j'avoue m'être parfois engluée...

Commentaires

Les avis au sujet de ce roman sont multiples et tout aussi contradictoires. Mais présenter et relier tous ces portraits m'est très enthousiasmant. J'espère avoir prochainement l'occasion de le découvrir.

Écrit par : Laeti | mardi, 13 janvier 2015

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