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mardi, 10 mars 2015

Le Ciel de Célestine de Marine Kergadallan

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"Pour l'instant je ne t'aime plus et je ne pense pas que ça reviendra".

Puis, la voiture s'est arrêtée. Un petit sac léger à la main, la narratrice se sent disparaître.

"Le vent a dû bousculer mes souliers, je n'ai pas vu à quoi m'accrocher".

Le puzzle d'une vie revient à son esprit et elle envie ce qui s'en va.

Les mots tournent dans sa tête  et ne parviennent pas à descendre sur ses lèvres. Les mots frappent et elle semble perdue dans le chaos des syllabes. Le manque s'installe, en attendant qu'il revienne.

Alors elle trouve refuge là où "le jardin a un goût de sel et les mouettes un goût de poire". Là voilà sans lui, sans bruit...chez mamie, debout depuis toujours, agitant la journée.

Mamie verse de l'amour dans le bol de lait. Dans la maison amie, elle confie ses regrets pour mieux lui permettre de les ensevelir "dans la paille jaune et chaude où les poussières éclosent", dans la terre où la vieille dame sème.

Un court texte, subtil , poétique et d'une délicatesse infinie. Les mots blessent parfois et une phrase nécessite un temps calme, celui du refuge auprès de Célestine, celle qui fait pousser les fruits avec le poids de la vie.

Publié chez Diabase.

Merci à Sabine pour le beau cadeau.

 

Commentaires

Je note sans hésiter une seule seconde. Il me le faut.

Écrit par : moka | mardi, 10 mars 2015

Faire pousser les fruits avec le poids de la vie, quelle belle phrase.

Écrit par : Alex-Mot-à-Mots | mardi, 10 mars 2015

Quels jolis extraits! Et tu en parles avec une telle finesse. Très tentant!

Écrit par : Laeti | mardi, 10 mars 2015

Les commentaires sont fermés.