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mardi, 15 décembre 2015

Passeuse de rêves de Lois Lowry.

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"Nous sommes faits de la substance dont se forment les songes, et notre courte vie est bordée par le sommeil."

William Shakespeare, La Tempête, acte IV, scène 1.

Petite est nouvelle au Tas. C'est un monde imaginaire qui s'ouvre à vous, celui des rêves. Petite est passeuse de rêves, en effleurant objets et tissus, elle fabrique les doux rêves, tendres utopies dans le monde réel et terne des humains.

Elle est missionnée chez une vieille femme et son chien. La dame doit accueillir John, un jeune garçon, séparé d'une mère trop fragile, soumise à la violence et à la bêtise d'un mari dont le poing cogne encore très fort et résonne  dans le cœur trop lourd de l'enfant.

C'est un pays enchanteur que décrit Lois Lowry mais très proche du sombre quotidien et son talent est d'osciller avec grâce du monde poétique de la langue à la banalité violente des mots dans la tête d'un petit garçon confronté aux services sociaux.

"Petite est toute nouvelle, mais elle est très douée. Quand elle effleure de ses doigts translucides le bouton d'un pull, elle capte l'histoire de ce bouton : un pique-nique sur une colline, une nuit d'hiver au coin du feu, et même la fois où on lui a renversé dessus un peu de thé…"

La colère de l'enfant est telle qu'il se voit chaque nuit confronté aux cruels Saboteurs, ceux qui remplacent les doux songes par des cauchemars horribles, dans des cavernes bruissantes de mots douloureux et gris.

La passeuse de rêves répare à tâtons sur le fil des rêves les traumatismes d'une vie chaotique, celle du poids de la solitude chez la vieille femme depuis la mort de son mari à la guerre, celle des humiliations subies par l'enfant, celle des déboires d'une femme fatiguée de se battre pour avoir à nouveau l'enfant à ses côtés.

A la lisière du fantastique, les touches poétiques de Lois Lowry parsèment un élan de beauté sur ce chemin vers la petite flamme du bonheur. Petite est une jolie messagère de la grande nuit des contes. Ce livre est une sorte de lanterne magique qui distille des pépites lumineuses sur le chemin du jeune ou moins jeune lecteur.

Médium poche, , Novembre 2015, traduit de l'anglais par Frédérique Pressmann. 

Commentaires

C'est un très beau roman et j'éprouve toujours beaucoup de plaisir quand un de mes élèves l'emprunte au CDI.

Écrit par : Taralli e Zaletti | mardi, 15 décembre 2015

J'avais beaucoup aimé L'Elue, je pense poursuivre avec Le Passeur.

Écrit par : Paolina | mardi, 15 décembre 2015

je connais l'auteur mais je ne connaissais pas ce livre. merci ! Passe de belles fêtes de Noël !

Écrit par : Violette | mardi, 22 décembre 2015

Je ne le connaissais pas celui-là, merci de me l'avoir fait découvrir ! Je pense que je vais l'acheter, il a l'air aussi beau que ses précédents.

Bonjour, madame. Je me permets de vous contacter via vos commentaires. Votre frère m'avait conseillé d'entrer en contact avec vous. J'aimerais que nous puissions échanger, seriez-vous d'accord ?

Écrit par : Lafontaine Marine | lundi, 28 décembre 2015

Les commentaires sont fermés.