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vendredi, 22 janvier 2016

Bel Ordure d'Elise Fontenaille.

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"C'était toujours la même émotion de voir son dos nu, sa peau d'ambre dans la pénombre, la cascade de ses dreads cendrés dégringolant de tous côtés.

Le retrouver ainsi au matin -chacun dans son sommeil, et me glisser à l'aube contre lui, qui ouvrait grand ses bras, murmurant:

-Viens, près de moi, viens...

J'ai pris d' Adama endormi des centaines de photographies."

Et ces photographies, je les ai observées chaque jour sur la toile. Admirant la beauté singulière de celui qui partageait le quotidien d'Elise. Celle que j'aime tant lire et passer ses mots.

Le texte s'ouvre sur un beau dimanche d'hiver ensoleillé et glacial, le premier Dimanche après les attentats. Une jonchée de glaïeuls blancs au sol, en hommage aux trois policiers en service tués cinq jours plus tôt.

Il faut déballer sa vie intime sur le trottoir face à deux femmes armées, une Noire, une blonde, des "cariatides d'un genre nouveau". Peut-on souffrir d'un chagrin d'amour à tout âge? On avance dans l'âge et on n'apprend rien. "Cette leçon valait bien une main courante".

"C'est peut-être cela, l'amour - enfin?"

On regarde marcher Adama et Eva (double littéraire d'Elise), ensemble main dans la main vers un avenir radieux. Foudroyée par le sentiment amoureux, émerveillée par la liberté d'Adama,le dépouillement de cet ancien danseur de Béjart, Eva boit le mystère de l'homme qu'elle aime follement. La fougue au bout des doigts.

Je me souviens Elise de l'admiration éprouvée en observant quotidiennement tes photos, l'admiration pour ce bel homme et l'enchantement à vous observer derrière l'écran, sur cette toile.

 Les images parfois se racontent seulement, Eva. L'homme est un grossier chaos dont la femme est la quintessence disait Beroalde. Toi qui sais détecter les failles invisibles, alertée par la fêlure secrète d'Adama, tu étais pleine d'espoir.

Depuis les casernes moroses, face aux uniformes de l'âme, tu partages ta vie avec tes amis d'encre. Seul Adama semblait être ton point d'ancrage, lui seul parvenant à soutenir la comparaison des écrivains fous.

"Avec lui, j'avais enfin trouvé à qui parler."

"Ton nom sénégalais qui claque comme un fouet signifie "clan du lion" en wolof, et c'est bien pour cela que je t'ai pris aussi ton nom, l'ajoutant au mien - avec ton assentiment."

Et ce nom accolé au tien, je l'ai caressé sourire aux lèvres , en lisant l'histoire d'Eben.

 A l'ombre du virtuel, tu vivais ta vie et Adama depuis ta tour d'ivoire en pixels t'a montré la vraie vie. Lui s'abîme dans l'alcool, toi tu te noies dans la poésie.Orphée allant chercher Eurydice, chaque nuit au bar, chez Ida.

Tu vis avec les oiseaux de nuit et il te faudra le duende, la flamme qui hante la musique des gitans, l'âme ardente du flamenco pour tenter d'oublier le Bel Ordure.

Tu te plairas à vivre, de tout attendre de l'amour. 

Je te souhaite d'être follement aimée, Elise. Toi qui me manques sur la toile, tu as disparu, à mesure que tu coupais ta chevelure blonde...

Il était un homme libre qui disait  tenir debout dans le vent. Dans la nuit bleue, la tragédie de l'homme du vent qui marche depuis des temps, la route droite devant...la musique en bas des reins, ce mal qui nous fait du bien.

De l'arc en ciel sur la guitare de la vie, merci Elise. 

Calmann-Lévy, Janvier 2016.

Commentaires

Merci Mirontaine, pour ce très joli article. ça donne envie, vraiment.
Bise
Elise/ Eva

Écrit par : elise / eva | vendredi, 22 janvier 2016

( message plus que commentaire...

Mettez le lien de ce ( si joli ) blog sur la page facebook de Calmann-Lévy ? ça leur ferait plaisir.

( Et si jamais vous avez envie d'adjoindre une interview à ce texte, je serai enchantée de répondre à vos questions, quelles qu'elles soient !
Amitiés,
Elise ( Eva

Écrit par : elise / eva | vendredi, 22 janvier 2016

Je ne peux que le lire ce si joli texte d'Elise...

Écrit par : Noukette | lundi, 25 janvier 2016

Les commentaires sont fermés.