Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 17 mars 2016

La Fille quelques heures avant l'impact d'Hubert Ben Kemoun.

HB.png

En exergue du roman, cette phrase de Voltaire comme un uppercut:


        "Dans une avalanche, aucun flocon ne se sent jamais responsable."

Ce texte parle d'Annabelle, jeune collégienne pertinente, bosseuse à l'heure où les camarades de classe s'insultent et se toisent face à la prof démunie. Lorsqu'elle quitte le collège, elle retrouve sa mère en pyjama ou en jogging. La table du petit déjeuner n'est toujours pas débarrassée. L'odeur de fumée opacifie le trouble des sentiments dans ce gynécée, le père est en prison.

Annabelle donne ses lèvres à Sébastien, plus par défi que par amour.

Dans la classe, le climat est lourd. Des débats stériles, des idées désenchantées  et les esprits s'échauffent.


La tension monte à quelques heures du concert de Marion. Un concert contre les idées extrémistes, celles d'un père d'élève.

Alors les coups pleuvent, les portables volent au sol, les vitres des voitures se brisent et le feu prend...

En cours des lecture, je suis allée lire les mots d'Hubert Ben Kemoun à la fin du texte.

HBB2.png

J'ai eu peur d'une maladresse dans la thématique du roman mais il n'est est rien. L'auteur oppose l'espoir à la haine.

 

"Les auteurs d'aujourd'hui éclairent les réalités de demain."

 Il laisse le sentiment de colère à ceux qui sont trop faibles pour aimer. On se perd parfois dans la multiplicité des voix, des colères et des histoires singulières mais on capte la force et la rage de cette jeunesse.

La violence n'est pas gratuite, elle traduit un quotidien où les collégiens jonglent avec le racisme et l'incompréhension grandissante.

 Au pays de l'ignorance et de la bêtise, le monde adulte semble désemparé et regarde son reflet dans la boue et l'inaction.

 Une belle énergie textuelle pour évoquer l'inertie face à l'indicible, face à ceux qui refusent qu'on ne pense pas comme eux.

Texte publié chez Flammarion Jeunesse, Février 2016.

 

Commentaires

La citation est jolie, et ça a l'air très fort !

Écrit par : Marion | samedi, 26 mars 2016

Les commentaires sont fermés.