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mardi, 05 avril 2016

Mon Pays en partage d'Yves Pinguilly, illustrations de Sandra Poirot Cherif.

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Trente poèmes dans une généreuse corbeille pour parler avec les enfants d'ici de ceux qui fuient leur maison, forcés de se réfugier.

Une maison, des habitudes et un avenir.

Des mots sensibles pour donner une épaisseur à ceux qui sont masqués derrière des chiffres.

Et tant d'espoir pour ceux qui fuient, loin, très loin.

La lune entre les bras, l'enfant espère.

Sur le petit bateau, on imagine l'autre pays comme un eldorado. Des promesses de bonheur qui font surmonter toutes les peurs.

L'enfant sera-t-il le bienvenu, lui qui à cloche-pied a déjà franchi trente-six frontières?

Connaître quelqu'un c'est connaître son pays, malgré les vents d'infortune.

Les murs sont dressés pour faire de l'ombre aux uns et aux autres. On empêche de "se métisser".

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Les contes de fées sont tributaires des chiffres, pourtant "c'est avec son coeur qu'on apprend le monde".

 On attrape au lasso l'histoire de tous ces enfants restés debouts.

Un très bel album pour détendre les coeurs, laisser la porte ouverte aux enfants qui voyagent, chahutés par les vents contraires. 

Les mains pleines de sortilèges, l'enfant est un passeur de mots.

Ce sont souvent des fantômes sans visages mais sous la plume d'Yves Pinguilly, ils deviennent des rois mages, loin des fleurs du malheur.

Les illustrations aux couleurs pastel adoucissent les genoux écorchés et les yeux rougis de ceux qui portent encore le dur nom d'"immigrés".

Sublime publication chez Rue du Monde, Avril 2016.

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Commentaires

Oh le bel album... J'aime beaucoup Yves Pinguilly, je garde un très bon souvenir de La couleur des yeux, album qu'on lit souvent, avec ma fille.

Écrit par : Nadège | mardi, 05 avril 2016

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