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lundi, 09 mai 2016

La Langue des bêtes de Stéphane servant.

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Un livre torrentiel dont l'énergie poétique affleure sur chaque page. Un texte comme une tempête, à la lisière de la forêt. Dans un univers sauvage, on pénètre dans l'utopie collective d'une famille de forains. Des êtres réunis par la même brûlure. Des ogres qui dévorent la vie. Sous le chapiteau aux toiles déchirées ne se joue que le spectacle de la vie, à l'opposé de toutes celles trop étriquées. Et puis la Petite et son énergie furieuse dans ce spectacle merveilleux, dont ...la beauté serait gâchée par un accident originel, avec sa mère funambule. Progressant dans la sauvagerie du monde où les histoires,comme les couvertures, se tissent et s'agrandissent, la Petite échoue à se trouver une chambre à soi, elle marche au creux de la forêt, des os de bêtes plein la poche, la cruauté des autres ou leur patiente indifférence, et la vie qui s'emploie à continuer. Énigmatique jusqu'au bout de son trajet, sentant de plus en plus la terre et l'animal, l'écriture de Stéphane Servant nous emporte dans cette beauté abrupte et colossale. Le sublime se perd dans le flux des mots.

Commentaires

Il m'attend... et tu donnes envie de se précipiter...!

Écrit par : Noukette | mardi, 10 mai 2016

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