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samedi, 03 mars 2018

Illettré de Cécile Ladjali.

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Quand on croise Léo, jeune homme de la cité Gargarine, porte de Saint Ouen, on ne se doute pas qu’il ponctue son déplacement en comptant les tâches au sol. Quand il prend le métro il n’utilise que les lignes aux repères colorés et celles qui l’informent oralement des stations. Sensible Léo, il écoute sa concierge quand elle lui parle du devoir d’aller voter. Quelle déception quand il ne sait pas déchiffrer les noms dans l’isoloir. Comment être digne d’appartenance dans la société quand on ne comprend pas ses codes?
Les yeux de Léo passent sur les signes. Parfois ils s’arrêtent sur les courbes de Sybille, jeune infirmière venue panser ses plaies. Il a l’espoir Léo d’apprendre les mots pour elle.
Il hisse cet infime espoir au sommet d’un mont triste mais l’abnégation permet-elle au bonheur la moindre ascension ?
C’est le deuxième roman de Cécile Ladjali que je referme avec une profonde émotion doublée d’une grande réflexion sur l’importance des mots et le rôle de l’apprenant. Ce texte est moins lumineux que Benedict mais il porte une énergie poétique. Tout respire le talent et l’intelligence dans ce livre.

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