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Le Silence des esprits de Wilfried N’ Sondé.

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L’histoire d’un mirage, d’une rencontre inattendue entre Clovis N’Zila, qui tente d’échapper à un contrôle de police et une femme dans un train de banlieue.
Christelle décide de l’héberger pour la nuit. Elle ne sait rien de lui sauf la détresse de son regard.
Clovis et ses multiples secrets, Christelle et sa solitude.
Une bulle se crée dans le modeste appartement. Et la confiance s’installe peu à peu.
Des mots cousus pour décrire la violence d’une guerre civile en Afrique et les stigmates de l’enfant soldat face à la morosité d’un quotidien de banlieue d’une femme esseulée.
Dès la naissance, Clovis a été emporté dans un tourbillon de colère et de haine. Il pleure sa vie et sa prime enfance aux côtés de sa sœur Marcelline. Il a fui, le désespoir aux trousses. Christelle écoute les aveux de l’enfant soldat et tressaille à l’angoisse des démunis.
On veut croire à la fable comme à celle de la déesse, créatrice de tout ce qui se voit ou ne se voit pas. Celle qui habille la terre entière d’une musique, celle des battements du cœur. La déesse, mère du Monde, qui pose sur les songes des hommes et des femmes, le fil magique qui soutient et guérit: le baiser des esprits.
Les esprits parfois s’affolent quand la catastrophe et le chaos l’emportent. Ils s’égarent et deviennent aphones par l’envie, la haine et la mitraille.
Christelle, la main couchée côté cœur, témoigne de l’attention à celui qui crie la nuit.
Peut-on parvenir à oublier les bruits et les images de guerre incrustés dans sa mémoire? L’émotion de velours d’une nuit de confidences suffit- elle à réparer ?
La fin de ce texte est abrupte, à la manière d’un voile opaque jeté sur le monde, sur ceux qui clament pourtant comme la déesse Mère « nous sommes tous frères ».
Le Silence des esprits, Wilfried N’Sondé , Actes Sud Babel, mars 2018, première parution en 2010.

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