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Revenir à Palerme de Sébastien Berlendis

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La ville de Palerme, couchée au milieu de montagnes nues. Son exubérance et son envoûtement. Une idée de concordance et d’apaisement au sein d’une Sicile froissée. Un homme revient dans un ancien palais, chambre du sirocco, refuge d’un amour perdu. Le soleil darde ses rayons à la verticale et les gens se meuvent à l’intérieur des ruelles, d’où pendent telles des oriflammes les lessives du jour. L’homme arpente le ventre de Palerme, son cœur aussi. Dans la tiédeur du mezzogiorno, il se remémore les failles de son histoire avec Délia, et ses voies d’évasion. Tel Cola Pesce, le narrateur plonge dans le passé pour explorer des histoires entrevues ou imaginées, avide de sensations charnelles, redoutant toutefois de se retrouver prisonnier des tréfonds d’un monde de pouvoir imaginaire, vide et désolé. Comment l’homme peut-il se maintenir à flot sur l’île? Il est prêt à plonger en espérant pouvoir refaire surface, ou trouver tout au moins une déchirure dans le filet. La touffeur écrasante de l’air immobile de « Panormus », « le havre de tranquillité » et ses ruines sont le théâtre brillant des réminiscences où la voûte des toiles continue à faire obstacle à la lumière aveuglante d’un amour passé.
Le croissant fertile de la Conca d’Oro et son éternelle promesse d’évasion par la mer sont sublimés dans ce texte fragmentaire, poétique et sensuel.
Revenir à Palerme, Sébastien Berlendis, Stock, avril 2018.

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