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mercredi, 08 avril 2009

Simonetta Greggio

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Simonetta Greggio La Douceur des hommes.
Quatrième de couverture :

« Toute ma vie, j’ai aimé, bu, mangé, fumé, ri, dormi, lu. De l’avoir si bien fait, on m’a blâmée de l’avoir trop fait. Je me suis bagarrée avec les hommes pendant plus de soixante ans. Je les ai aimés, épousés, maudits, délaissés. Je les ai adorés et détestés, mais jamais je n’ai pu m’en passer…La chaleur des hommes, qui m’a si bien enveloppée, ne fait que me rendre plus odieux ce grand froid qui avance. Il n’y a pas de bras assez puissants pour m’en préserver dans la nuit qui vient. »
 Simonetta Greggio est italienne mais elle écrit en français.Je l'ai aperçue dans l'émission La Grande librairie et cette femme m'a inspirée. De suite, j'avais envie de découvrir ses romans.
J'ai commencé par La Douceur des hommes.
C'est une rencontre,des retrouvailles puis un voyage entre Constance et sa grand-mère Fosca. Fosca , la vieille dame, est pleine de vie. Tour à tour pétillante, joviale, mélancolique, elle raconte à sa petite fille son rapport avec les hommes. Fosca est une croqueuse de vie. Elle multiplie les amours et vante leurs mérites et désillusions.
Le récit de Simonetta Greggio est très doux comme peut l'être la relation entre une grand-mère et sa petite fille. Les confidences sont de plus en plus fortes et empreintes  de grâces. La relation entre les deux femmes de deux générations différentes  m'attire beaucoup. Ce rapport aux hommes également et ce qu'elles en disent.
Fosca me rappelle Le Castor dans Mémoires d'une jeune fille rangée de Simone de Beauvoir.
C'est un beau roman, je poursuis ma découverte de cet auteur avec son deuxième roman Etoiles.
Quelques extraits:
"Il paraît que les femmes donnent du sexe pour être aimées et les  hommes de l'amour pour avoir du sexe. Ce n'est pas tout à fait faux. Mais le contraire est vrai aussi. Combien d'hommes sont des moines, affligés de femmes lubriques? Et on réglerait la chose avec cette culbute qu'on appelle "le mariage"?"  (Cette phrase m'a beaucoup amusée)
              "Toute petite déjà j'avais compris que la faiblesse, comme la force, est un choix. Une volonté."
Cette phrase est presque un mantra pour moi...  
                                                                    
Livre lu dans le cadre de mon défi de littérature italienne bannière 3.jpg (même si ce roman est francophone!)



dimanche, 05 avril 2009

Le Voisin Milena Agus

                                                                 Un beau petit livre ...voisin_1

C'est une petite nouvelle tout en mélancolie au début. Une maman et son fils abîmés par la vie.

Puis vient la rencontre avec le voisin, les ruelles italiennes, la chaleur de ce si beau pays, son soleil de plomb...et au fil des pages une belle histoire se trame entre douceur et poésie.

Beaucoup de belles émotions dans ce si petit livre.

Un livre court mais qui renferme de si jolies choses. Lisez-le!

Roman traduit par Françoise Brun.

Merci à Chaperlipopette !

Lu dans le cadre de mon défi de littérature italienne.

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vendredi, 03 avril 2009

Chaos calme Sandro Veronesi

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Pietro Paladini est en vacances à la mer avec son frère Carlo, sa femme Lara et leur fille de dix ans et demi, Claudia. Après avoir fait du surf, Pietro et son frère sont en train de rentrer à la maison lorsqu'ils s'aperçoivent que deux femmes sont en danger loin de la rive et qu'elles risquent de se noyer. Sur la plage personne n'ose se jeter à la mer pour aller les sauver. Les deux frères décident qu'ils ne peuvent pas rester là à regarder et ils partent à la nage vers les deux femmes. Un homme grand aux cheveux roux essaie de les en dissuader.
Avec beaucoup de difficulté ils arrivent à les sauver. Elles sont tellement bouleversées qu'elles oublient de les remercier.
Arrivé à la maison, Pietro découvre que sa femme Lara est morte d'une déformation cardiaque dont personne n'était au courant.

« Sonné, hébété », mais incapable, lorsqu'il sonde au plus profond de son coeur, de ressentir la moindre trace d'authentique chagrin, le voilà qui décide de tout larguer pour désormais passer ses journées dans sa voiture, garée devant l'école de sa fille, Claudia, 10 ans. En réser­ve de l'existence, il observe la rue autour de lui et les inconnus qui y passent, il dresse mentalement des listes qui tentent de récapituler son passé, il reçoit dans l'habitacle du véhicule, comme un médecin en consultation, des amis et des membres de sa famille et ses anciens collègues de bureau... Il n'est pas absent, mais vacant, comme anesthésié ; il semble s'être extrait du grand mouvement de la vie. Tout ensemble grave et émouvant, Chaos calme est le roman de son réapprentissage, de son retour parmi les vivants. « Je ne peux pas continuer. Je vais continuer », dit la phrase de Beckett placée en exergue du ­livre - c'est la leçon universelle que reçoit Pietro.

Ce livre est très beau. C'est un volcan qui dort...J'ai beaucoup aimé cette reconstruction de l'homme qui fait son deuil à sa manière. Cette introspection est bouleversante parfois. Tous les grands thèmes de la vie (mort, argent, vie, famille, amour, travail...) sont abordés parfois innocemment, très souvent de manière anodine mais les propos de Pietro amènent la rélexion.

J'ai apprécié les vicissitudes de son esprit, elles peuvent devenir lassantes parfois, mais néanmoins on progresse avec lui dans le cheminement de sa pensée.On avance dans son parcours du deuil.

Seule la scène avec Eleonora Simoncini m'a un peu dérangée.(Ce doit être mon côté Bernadette Soubirou...)

J'aimerais beaucoup voir le film adapté par Antonello Grimaldi avec Nanni Moretti dans le rôle de Pietro.

Ce roman a été traduit par Dominique Vittoz.Il a reçu le Prix Femina du roman étranger 2008.

 

mercredi, 18 mars 2009

Va' dove ti porta il cuore Susanna Tamaro

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Quatrième de couverture:
Dans la soliture de sa maison sur le haut plateau du Carso, près de Trieste, une femme âgée décide d'écrire une longue lettre à sa petit-fille, sous forme de journal intime. Elle sait que le temps lui est compté et veut, par cette lettre d'amour, renouer une relation rendue difficile non seulement par la "crise de l'adolescence", mais aussi par la mort tragique de sa propre fille. Et c'Est donc sa propre vie qu'elle est amenée à revisiter, son éducation rigide et bourgeoise, son mariage de convenance avec un homme gentil mais ennuyeux, sa relation clandestine avec le père de sa fille. Parcourant ainsi l'histoire des plusieurs générations de femmes, sans fausse pudeur, sans réthorique, parfois avec dureté, elle se raconte à sa petite-fille et l'invite à accomplir le même "voyage" qu'elle : un voyage à la recherche de soi, loin des fausses valeurs et des clichés, et en écoutant avant tout la voix du coeur.
Quel beau livre...Il m'a été conseillé par ma cousine Lisa.
J'ai commencé à lire ce roman épistolaire puis il me fut difficile de le reposer tant les paroles de cette femme âgée nous emportent.
Elle nous raconte sa propre vie,ses choix, ses secrets, ses peines. Et puis toutes ses confidences amènent la réflexion. Elles nous invitent à nous interroger sur le sens de notre vie,sur son parcours de vieille dame.
Ce livre laisse une trace dans notre chemin de vie.
Olga nous fait part de son expérience, elle nous propose des analogies avec des anecdotes  singulières et la comparaison est très symbolique.
Je vous livre quelques extraits:
"Chaque fois que tu te sentiras perdue, indécise, pense aux arbres, souviens-toi de leur façon de pousser. Souviens-toi qu'un arbre avec beaucoup de feuillage et peu de racines peut être déraciné au moindre coup de vent, tandis que, dans un arbre avec beaucoup de racines et peu de feuillage, la sève court difficilement. Racines et feuillage doivent pousser dans les mêmes proportions, tu dois être dans les choses et au-dessus, ainsi seulement tu pourras offrir ombre et refuge, et couvrir de fleurs et de fruits quand ce sera la saison.!

" Tu sais, la joie est vraiment ce que j'ai le plus regretté. Par la suite, bien sûr, j'ai été heureuse, mais le bonheur est a la joie ce qu'une lampe électrique est au soleil. Le bonheur a toujours une cause, on est heureux de quelque chose, c'est un sentiment dont l'existence dépend de l'extérieur. La joie, elle, est sans objet. Elle te possède sans aucune raison apparente, dans son être elle ressemble au soleil, elle brûle grâce à la combustion de son propre coeur."

" Les morts pèsent moins par leur absence que par ce qui - entre eux et nous - n'a pas été dit. "

Livre lu dans le cadre de mon défi de littérature italienne.

Je vais m'empresser de lire la suite de ce roman Ecoute ma voix.

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jeudi, 05 mars 2009

La littérature italienne

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Un défi de littérature italienne: pour quelles raisons?
Je n'aime pas les défis et les impératifs , pourtant  je prépare celui-ci avec plaisir.
Je souhaite relever ce défi de connaître la littérature italienne.
Je suis petite fille d'émigrés siciliens et les us et coutumes de cette île font partie de moi.
Dans la vie, il m'est difficile parfois de tenir mes engagements. C'est une grande motivation pour moi que de relever ce défi.
Voici la liste des auteurs, merci d'apporter vos suggestions.
Alajmo Roberto  Les Fous de Palerme, Un Coeur de mère
Benni Stefano La Grammaire de Dieu, *Margherita Dolcevita
Brancati Vitaliano Le Bel Antonio
*Calvetti Paola Noi due come un romanzo
Conte Giuseppe La Femme adultère
Cutrufelli Maria Rosa La Briganta
Carcasi Giulia Je suis en bois
Camilleri Andrea Le Cours des choses
Dante  L'Enfer
De Luca Eri  Pas ici, pas maintenant
Eco Umberto La Mystérieuse flamme de la reine Loana
Franceschini Dario Dans les veines ce fleuve d'argent
*Gandolfi Silvana Aldabra La Tortue qui aimait Shakespeare.
Geda Fabio Pendant le reste du voyage, j'ai tiré sur les Indiens
Ginzburg Natalia Les Mots de la tribu
*Goldoni Carlo Pinocchio
*Simonetta Greggio La Douceur des hommes
Hornby Simonetta Agnello Le Secret de Torrenova, L'Amandière
Lampedusa Le Guépard
*Loy Rosetta  La première main, La Porte de l'eau
*Levi Primo Si c'est un homme
Magris Claudio Vous comprendrez donc
Moccia federico J'ai failli te dire je t'aime
*Maraini Dacia La Vie silencieuse de Marianna Ucria
Moravia Alberto Le Mépris
*Morante Elsa Donna Amalia et autres nouvelles
Natoli Luigi Le Bâtard de Palerme
Ortese Anna Maria Le Port de Tolède
Parella Valeria Le Ventre de Naples
Pirandello Luigi Six personnes en quête d'auteur, Un père, il en faut bien un
Pasolini  La Longue route de sable
Pulsatilla La cellulite c'est comme la Mafia, ça n'existe pas
Rebulla Eduardo Cartes du ciel
Stelzer franco Notre Premier, solennel et très étrange Noël sans elle
Sapienza Goliarda L'Art de la joie
Sciascia Leonardo Les Oncles de Sicile
Svevo Italo La Conscience de Zeno
Tabucchi Antonio Rêves de rêves
Tamaro Susanna * Va dove ti porta il cuore, Ecoute ma voix,* Le parc magique
Ungaretti Giuseppe Carnets italien
*Vecchioni Roberto Le Libraire de Selinonte
Venezia Mariolina J'ai vécu mille ans
*Veronesi Chaos calme
Zanzotto Andrea Metco
A la mémoire de mon grand-père Giuseppe et pour la mia nonna Paola.

Découvrez Vincent Delerm!

samedi, 14 juin 2008

Battement d'ailes Milena Agus

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Un lieu enchanteur en Sardaigne. Sur la colline qui domine la mer, au milieu des terres arrachées au maquis, se tient la maison de Madame, dernier bastion de résistance aux barres à touristes. Seule, décalée dans ses robes bizarres cousues main et son naïf refus de l'argent, Madame est hors normes. Quand la nervosité la gagne, que malgré les rites magiques le grand amour se dérobe, elle dévale les deux cents mètres du chemin escarpé jusqu'à la plage et nage vers le large. Madame dérange, mais pas sa jeune amie de quatorze ans et son grand-père, ni le fils aîné des voisins qui ne suit pas la route tracée par ses parents. Eux savent...

J'avais beaucoup aimé son précédent roman Mal de pierres,celui-ci est plus énigmatique.

Milena Agus nous offre un beau portrait de femme en quête d'amour dans un joli paysage sarde.Tous les personnages sont singuliers du grand-père à Pietrolino en passant par le médecin.

Les portraits sont tout en nuance,ce qui me gêne pourtant c'est la profusion d'images violentes et de mots crus,un style qui me gêne parfois.

L'auteur nous offre une farandole d'histoires qui n'en forment plus qu'une en refermant le livre.

Je retiens surtout sa poésie ,ses rêves et sa magie.

Merci à Elodie de me l'avoir offert.

vendredi, 24 août 2007

Mal de pierre de Milena Agus

17ba2c7df76fec0617f04dc15c68321e.jpgAu centre, l'héroïne: jeune Sarde étrange "aux longs cheveux noirs et aux yeux immenses". Toujours en décalage, toujours à contretemps, toujours à côté de sa propre vie... A l'arrière-plan, les personnages secondaires, peints avec une touche d'une extraordinaire finesse: le mari, épousé par raison pendant la Seconde Guerre, sensuel taciturne à jamais mal connu; le Rescapé, brève rencontre sur le Continent, à l'empreinte indélébile; le fils, inespéré, et futur pianiste; enfin, la petite-fille, narratrice de cette histoire, la seule qui permettra à l'héroïne de se révéler dans sa vérité. Mais sait-on jamais tout de quelqu'un, aussi proche soit-il... Milena Agus dit de sa famille qu'ils sont " sardes depuis le paléolithique ". Et c'est en Sardaigne que l'auteur de Mal de pierres a résolument choisi de vivre, d'enseigner et de situer son récit. Déjà remarquée par la presse italienne pour son premier roman, Milena Agus confirme ici son exceptionnel talent et sa liberté de ton.

Magnifique!!!J'ai retrouvé un peu de la mia nonna(ma grand-mère sicilienne) dans ce livre.Très belle plume de Milena...qui réinvente la vie de cette nonna...et si la vie rêvée nous aidait à mieux apprécier celle que l'on affronte? merci Milena Agus pour votre talent,pour ce récit si touchant ,cette vie de femme,cette belle histoire de famille...

"Dans chaque famille,il y a toujours quelqu'un qui paye son tribut pour que l'équilibre entre ordre et désordre soit respecté et que le monde ne s'arrête pas." 

Grazie mille

Soie d'Alessandro Baricco

85656da6ed33d2746ef0da5d5d3d4dab.jpgPlus que le mortel ennui d'une vie répétitive, c'est une indifférence, une absence de résistance à la vie que Baricco suggère en ouvrant son roman par quelques phrases laconiques, purement énonciatives. Au début, Hervé Joncour fait penser à un spectateur repu qui se refuserait à intervenir dans la pièce qui se joue, et qui pourtant parle de lui.

Voyageur en quête d'œufs de vers à soie, il se voit contraint, pour sauver les industriels de son village, d'effectuer une expédition "jusqu'au bout du monde". Or, en 1861, la fin du monde, c'est un Japon qui sort à peine de son isolationnisme, et, qui plus est, de mauvaise grâce. Et c'est au Japon que la vie du héros prend un tour nouveau en croisant celle d'une femme mystérieuse.

À la fin du roman, plusieurs années se sont écoulées, qui ont paru un battement de cils raconté en douceur par une voix neutre qui a fait défiler sous nos yeux, tels des panneaux de papier de riz, les séquences successives de cette vie impalpable traversée par des personnages d'ombre subtile. --Sana Tang-Léopold Wauters

Présentation de l'éditeur
Un roman court, très poétique, lyrique, beau et pur, qui a fait l'unanimité de la presse et des lecteurs et qui figure toujours parmi les meilleures ventes de livres depuis sa sortie en février 1997.

Que dire de ce livre lu en quelques heures sur une plage? Il fait l'unanimité de la presse,des lecteurs...moi j'ai trouvé l'activité des mouettes beaucoup plus intéressante que l'écriture de Baricco.